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 L'enfant des étoiles

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MessageSujet: L'enfant des étoiles    Dim 15 Juin - 19:00

Pausanias tremblait de tous ses muscles en observant le chevalier d'or droit dans les yeux, c'était la règle à suivre et aucun des deux hommes n'avaient envie, semblait-il de contester l'autorité d'Alceste. Protéger, surveiller et devenir plus fort aussi loin qu'il devait être ou envoyé, aussi loin et longtemps: les enseignements sans douleurs n'ont aucune valeur et il semblerait qu'Oreste en ait bien eut conscience, ce qui força le respect du prince ainsi que sa soumission pour un simple homme de bien.

Fatigué, par cette journée et les émotions, il se laissa placer sur Bucéphale à l'avant de la main, entre l'encolure et le saint, sans rechigner ni émettre un son de plus. Le temps que l'animal roule ses muscles et sorte de la cité, L'enfant commençait déjà à s'endormir, le battement frénétique des sabots, la vitesse de l'animal lui coupant le souffle et les émotions lui saisissant les entrailles, il s'endormit en hoquetant, pleurant en silence de son sort et de celui de sa mère.

Bucéphale allait bon train, aussi rapide que ne l'était son père, il arriva a Athène avant la tombée de la nuit alors qu'il aurait fallut au moins une journée entière à un simple courtier. ( CGV, cheval à grande vitesse XD révolutionna l'antiquité Greque! )

Se calant doucement entre les ombres des murs de la cité d'Athènes pour essayer de passer ingognito, il écumait de sa bouche et de son poitrail tout en jetant un regard sur la selle, ses yeux d'or observant Pausanias et Oreste tour à tour, comme s'il avait conscience que quelque chose d'important était en jeu.
Docile, il monta chaque marche à un pas confortable pour ne pas réveiller l'enfant, cependant dès qu'une personne se montrait trop proche de lui, ses oreilles se rabattaient derrière sa nuque, prenant une position agressive, prêt à mordre ou botter quiconque le toucherait.

Cheval de guerre et destrier protecteur, tant qu'il y avait du monde sur son dos, il ne se laissait pas approcher. Il poursuivait fort bien son ascension d'Athènes jusqu'à se retrouver devant les escaliers immaculés du sanctuaire ou là, il mit un frein en tressaillant.
Une oreille destinée à Oreste, l'autre vers l'avant, il jeta un regard aussi dorée que ne l'est le soleil à son zénith, à son cavalier en soupirant allégrement, ils étaient enfin arrivés. Il laissa les deux passagers descendre de son dos tout en renâclant et baisser ses oreilles, prenant un air menaçant en voyant s'approcher le serviteur.

Pour montrer son mécontentement, il s'ébroua en aspergeant les trois personnes autours de lui de son écume avant de hennir à nouveau avec sa voix suraigüe et de se jeter à la poursuite d'Oreste et de Pausanias au petit trot. Il les suivit ainsi en collant ses naseaux au dos d'Oreste, totalement subjugué et enivré par une aura ou quelque chose qui émanait de ce dernier, ce n'est qu'une fois arrivé devant le Parténon d'Athéna qu'il donna un coup franc de sa tête au chevalier d'or en prenant un air quelque peu curieux, une oreille vers l'arrière, l'une vers l'avant, il savait quelque part qu'il n'était pas encore l'heure de se séparer de son nouveau partenaire.

••• •••


Un vent froid, glaciale, invoquant le malheur et l'effroi pénétrait dans la salle de la déesse, s’insufflant et s'installant dans tous les recoins du temple. Soufflant doucement les linges fraîchement étendus que les servantes en apparats venaient d'étendre, il caressa les chevilles de la Déesse, lui insufflant un léger malaise, une sueur froide, alors qu'elle était tranquillement assise sur son trône.

Les paupières closes, la tête légèrement penchée vers l'avant, son cosmos raisonnant dans le vide comme une source chaude et étincelante de lumière, Athéna méditait. Ses doigts frêles et immaculés se crispèrent doucement contre son sceptre à tête de phénix pendant qu'elle tentait, mais en vain de rassembler et d'identifier le cosmos qui rôdait dans sa salle.

" - Dame Athéna, votre chevalier d'or du cancer, le bien-nommé Oreste est à votre porte et demande audience dans l'immédiat. Il a amené avec lui un enfant. Il dit que c'est d'une importance cruciale. Il y a un énorme cheval noir derrière lui, il salit tout le palais! "

Elle ouvrit subitement ses yeux et son cosmos s'effondra, terrassant les ténèbres qui avaient saisis son temple, tandis qu'elle écarquillait ses iris, visiblement apeurée.

" - " Que dites-vous? Un enfant? Que se passe-t-il donc? Dites-lui que je me prépare à les accueillir !. "

Derrière les voiles de satin et de lin immaculés, la déesse se redressa en resserrant d'autant plus son sceptre.

- "... alors c'était cela, ce ... cosmos?  . "

Pensive et effrayée, refroidie par ce rafraîchissement soudain alors qu'elle venait à peine de réussir à renvoyer l'éclat d'ombre qui s'était saisit de son palais, elle apposait ses mains sur ses bras pour se réchauffer en réfléchissant à ses significations et les évènements. Fronçant ses sourcils elle décida de ne plus faire attendre les deux hommes à l'entrée et, d'un pas courageux, royale et noble, elle s'élançait vers la sortie.

Sa robe blanche et ses cheveux aux éclats mauves et dorés s’agitaient longuement derrière elle pendant qu'elle marchait, deux de ses servantes la suivaient, leurs visages couvert par un masque.
La faible lueur du soleil fit entrer sa majesté dans un linceul d'une beauté douce et éclatante, elle entra en scène, ses yeux d'un bleu océan s'attendrirent aussitôt à la vue de son chevalier d'or, mais se firent plus dur à la vue de l'enfant.

Elle donna un bref mouvement de main en direction de ses deux servantes, les congédiant à une autre tache pendant qu'elle s'occuperait de ses nouveaux-venus avec autant de justesse et de professionnalisme dont elle en était capable...
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles    Lun 16 Juin - 19:33

C'était la première fois qu'Oreste découvrait Athena de si près, et sans autre chevalier que lui. Il était heureux de voir celle qui l'avait aidé à vivre, le sauver à la naissance d'une mort certaine. Il était sûr que c'était elle, son cosmos ne pouvait pas mentir, si elle ne s'en souvenait pas. Elle était vraiment belle, et ses yeux ne pouvaient la quitter, il était figé. Pourtant, il ne pouvait en rester là, s'avança, suivi par Bucéphale (il avait pourtant demandé à ce qu'il reste en bas des marches, mais l'étalon avait voulu le suivre, ce qui avait provoqué un scandale dans les maisons de ses confrères dorés) et de Pausanias, qui s'était réveillé suite à son long voyage. 

Par respect pour elle, comme le voulait l'étiquette, il posa un genou à terre et regarda le sol, attendant qu'elle l'autorise à se relever. Puis avec douceur, il s'adressa à elle. 

- Déesse Athena, excusez-moi pour cette visite impromptue, je vous prends de court. Je viens solliciter votre sagesse pour m'orienter pour une affaire courante, totalement imprévue, mais qui va prendre sûrement une grande importance. 

Il lui conta toute l'histoire. Il était aux Enfers, comme il le faisait souvent, lorsqu'il a rencontré le chemin du juge Alceste. Un combat a débuté, Oreste était en mauvaise posture, quand il est tombé dans le Puits. A son réveil, il s'était retrouvé (par quel miracle, il ne l'expliquait pas encore) à Sparte, en compagnie d'Alceste dépouillée de ses pouvoirs. La ville avait été attaquée par des Cyclopes, et des membres de la population étaient en danger de mort. Bien qu'il ne fut plus un Spartiate, Oreste suivit Alceste dans le seul but, au départ, de sauver un de ses amis d'enfance qui figurait parmi les disparus. La Juge et le Cancer se précipitèrent pour attaquer les Cyclopes, réussissant à libérer des innocents, dont un enfant, fils du Roi de Sparte, ici présent. Alceste l'avait supplié, et lui avait fait promettre de surveiller l'enfant et de le protéger. 
Or, se rendant à Sparte pour le ramener chez lui, Mars s'est imposé et a essayé de tuer le garçon. Oreste s'était interposé et s'était enfui avec lui. Son premier réflexe fut de demander conseil à sa Déesse, d'où la raison de sa présence. 

Ce fut au moment où il s'arrêta de parler qu'il releva légèrement les yeux et découvrit le visage d'Athena. Était-il inquiète ? ou consternée ? Oreste comprit alors qu'il avait fait une connerie monumentale et indigne d'un chevalier d'or. Il n'avait pas tué Alceste, il avait aidé des habitants d'une ville ennemie, il avait fait une promesse à un spectre, il avait sauvé un enfant de cette même cité adversaire, et pire encore, l'emmenait en terre d'Athènes. Tout ça pourquoi ? Parce qu'Oreste laissait ses émotions surpasser la raison, ce qui était une grossière erreur en temps de guerre. 
Tandis qu'il le réalisait, il croisa le regard de la déesse ; les yeux du jeune homme reflétaient toute sa honte, sa colère contre lui-même, et sa peur de la voir déçue par un de ses représentants. 

- Je... Je suis désolé, Déesse Athena. Je crois... que j'ai commis une faute grave. Je ne sais pas comment la réparer, mais je me soumettrais à votre décision...
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles    Jeu 19 Juin - 18:54


Ses paupières englobant les deux saphirs précieux d'Athéna glissèrent avec douceur contre les iris carmins d'Oreste, sans rompre le contact avec son chevalier, la déesse lisait chacune des émotions que ce dernier ressentait au moment de son monologue.
Sans sourciller ni sans aucunement rompre ce lien qui unissait la déesse et son chevalier d'or, la présente divinité comprit chacun des évènements ainsi que toutes les raisons pour lesquels Oreste avait oeuvré de la manière qu'il avait jugé la plus juste sans raisonner plus loin qu'il n'aurait du, par delà la tristesse et la colère qui augmentait son discours et ombrageait ses yeux pourpres.

Il n'y avait ni peine ni joie, ni tristesse ni colère dans les yeux clairs de la Déesse, seulement un soulagement qu'elle s'empressait de dissimuler en fermant clairement ses paupières et les ouvrant sur l'enfant situé à la droite du chevalier, sans ajouter aucun mot, elle réfléchissait.
l'Enfant, Oreste, la juge et Arès... Que penser de tout cela? Son frère défendait son territoire, il était dans son droit d'y expulser Oreste, mais il ne l'avait point fait. Était-ce par son droit de naissance? Ou cherchait-il à déshonnorer sa soeur d'autant plus qu'elle était déchue? Quoi qu'il en soit, elle était heureuse que son frère, Arès n'ait point décidé de tuer son chevalier.

Elle ne revenait pas sur la juge; Elle n'avait que trop entendue parlé de cette assassin œuvrant pour une justice infernale, inhumaine, improbable.
Quand à l'enfant... Elle plongeant son regard dans le sien, elle fut surprise d'y découvrir tout une microcosme dans l'éclat ardent de ses iris ambré, comme si le cosmos qui l'habitait lui était entièrement voué, comme si, encrée dans cette âme et ce corps, il fusionnait en formant une même entité d'énergie unique.

La grande Déesse parut surprise et à la fois triste de découvrir un pareil phénomène chez un enfant de son âge, les yeux légèrement plus écarquillés, elle affichait cependant un doux sourire qui se voulait bienfaiteur et humain, elle s'agenouilla devant l'enfant en lui prenant ses mains entre ses doigts chaud et tièdes. Affichant un regard baigné d'une légère lueur d'espoir vers Oreste elle reportait à nouveau toute son attention vers l'enfant.

- " - Tu as fais long voyage en venant jusqu'ici, Pausanias premier, fils de Pléistoanas. Dis moi seulement l'âge que tu as et regardes au fond des mes yeux, exprimes ce que tu ressens, n'aies crainte. "

L'enfant s'exécutait en affirmant l'âge fraîchement cueillit de ses sept printemps. Il affirma également sentir de l'espoir, de la ténacité, de la beauté, de la justice... mais également une pointe de jalousie, d'intolérance et hésitant sur le dernier mot, il jeta un regard désespéré à l'adresse d'Oreste avant d'ajouter qu'il s'excusait platement, mais que la grandeur de la déesse ainsi que son courage n'égalait nullement à celle de sa mère. Puis sans arrêter, pendant qu'Athéna se relevait, il ajouta précipitamment de l'amour avant de rougir comme une tomate, si ce n'est plus et de se mettre une baffe plus pour lui-même que pour autre-chose.

La déesse cacha un petit rire en l'étouffant entre les doigts qu'elle porta à sa bouche fine, elle trouva l'enfant surprenant et appela ses deux servantes au masques pour le congédier dans la chambre du palais afin qu'il se repose.
Se tournant pour observer le petit bout d'homme faire son chemin, son sourire s'agrandissant à chacun des pas de l'enfant, elle se retourna vers Oreste, son visage avait changé littéralement d'expression, elle semblait visiblement  plus inquiète.

Balançant son bras vers son chevalier avec grâce, elle le sollicita afin qu'il se redresse et se mette debout.

- " - J'ai espoir que les choses s'améliorent pour nous. Vous n'êtes pas sans savoir que la situation est bien loin d'être désespérée, au contraire, j'apprécie avec ferveur votre bravoure et de votre honnêteté. Se confronter à l'étoile céleste forte et violente de la Wyverne seule est pour ainsi dire... totalement suicidaire et vous êtes pourtant l'un des seuls avec Kyros à être revenus sans séquelles. "

A ces mots, ses pas se firent plus lourds et ses pensées accompagnèrent chacun des chevaliers d'or, d'argent ou de bronze qui avaient croisés la route de la juge. elle descendit calmement les marches tout en réfléchissant.

- " - L'enfant à quelque chose de spéciale, j'y ai lu une nouvelle forme de cosmos. Il y avait de la liberté, énormément d'amour, d'espoir et un espace infini de sagesse... par delà son innocence d'enfant, j'ai foi pour l'avenir Oreste. Mais je ne comprends pas comment un monstre comme la juge de la Wyverne ait pu le préserveret le conserver autant de temps sans abîmer ses belles capacités.  . "[léger silence] Soit ! J'ai fais mon choix! " . "

Se tournant vers son chevalier d'or, elle abaissa son sceptre sur sa poitrine sans crier gare.

- " - Jamir est un endroit fort dangereux, mais comme tu as su sortir indemne de ta rencontre avec la juge, tu iras là-bas en sa compagnie. Cela permettra à l'enfant d'accepter son destin, de le prendre en main tout en étant et j'en suis sur, protégé de tous les dangers quels qu'ils soient.
J'ai une supposition pour Pausanias, qui nous servira à vaincre la juge, ce n'est qu'une supposition, mais si elle s'avère véritable, nous pourrons éloigner le danger des saints une bonne fois pour toute. "

Elle reprit son sceptre en main et afficha un léger sourire à l'adresse de son chevalier avant de reposer ses yeux bleus vers les cieux et la voie lactée, ainsi que ses étoiles qui commençaient à se former paresseusement. Peut être que son plan allait fonctionner ou ... peut être que non. Quoi qu'il en soit, En parlant de Jamir à Oreste, Arès avait certainement et également envie d'en découdre avec la Juge; Un plan maléfique mais ingénieux s'initiait au cours de cette nuit qui se promettait douce à souhait.
Cependant la Déesse avait omis un détail, un détail important, elle cligna plusieurs fois des yeux et allongea son regard vers son chevalier, l'air visiblement concentrée. Elle profita d'un moment de silence pour lui glisser quelques mots :

- " - Cet éclat de sagesse et d'amour, tu as eus le même lorsque tu es né Oreste et tu l'auras toujours. Mais saches qu'il te faut exploiter ces forces. Tu es né sous les même étoiles ascendantes que cet enfant; Il serait bête et négligent que tu n'apprennes pas la lecture du cosmos et du ciel. Peu d'entre nous en sont capable, je souhaiterai que tu t'exerces auprès du maître des cieux là bas, s'il te plais, Oreste. "

Elle ferma délicatement ses yeux en formant ses deux mains sur sa poitrine en signe de prière, souhaitant qu'il ne lui en veule point de cette révélation soudaine et qu'il parte exercer son don dès le lendemain matin, une fois que l'enfant et lui-même se seront reposés.
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles    Dim 22 Juin - 18:15

Athena n'eut pas eu l'air de tenir rigueur de la grosse bourde d'Oreste. Elle était si belle et si douce ; elle savait pardonner les gens. Elle ne releva même pas la gêne du jeune homme, alors que c'était franchement mérité. Maintenant qu'il se taisait, il observait sa façon de fonctionner face à l'enfant qui semblait si farouche lors de son entrée en ce lieu sacré. Par ses mains si délicates, ses gestes si tendres, ses paroles aussi légères que le vol d'un papillon, elle s'était approchée du garçon, pourtant un Spartiate, sans que celui-ci ne se débatte, ou presque. Son regard inquiet n'échappa pas à Oreste, mais le chevalier demeura neutre, même quand l'enfant se mit à rougir. 
Dire qu'il y avait des gens sur cette terre qui résistait à Athèna. Et pourtant, en la voyant faire comme avec Pausanias, c'était difficile à croire. Le coeur du Cancer se mit à battre fort et rapidement, tellement elle le touchait par son cosmos et sa bonté d'âme.

Elle fit prendre congés à l'enfant, et tous deux restèrent bientôt seuls, ce qui impressionna beaucoup Oreste. Depuis combien de temps attendait-il ce moment ? Il n'osait même pas la regarder dans les yeux, quand bien même elle lui avait demandé de se relever. Il se sentait si... nul après les erreurs qu'il avait commise, qu'il ne méritait pas d'être considéré par sa Déesse avant tant de mansuétude. 

Il apprit par les paroles d'Athena que son ami Kyros avait aussi survécu à Alceste. Kyros n'était pas quelqu'un de bavard sur lui-même, il fallait reconnaître. Dommage pourtant qu'il ne lui aie pas parlé de la Juge, cela aurait pu être utile au chevalier. Avait-il rencontré le même phénomène de téléportation que lui ? Oreste garda sa question en mémoire, pour la poser à la Sage Athéna. 

La suite du monologue plongea en revanche le jeune homme dans la perplexité. Avait-il bien entendu ? Il ne comprenait pas ce que tout cela signifiait et manquant peut-être de politesse dûe à une Déesse, il répliqua, l'incompréhension marquant son visage. 


- Excusez-moi, Déesse Athena, et loin de moi l'idée de remettre en cause ce que vous dites, mais j'ai besoin de précisions, et je suis au regret de dire que j'ai beaucoup d'interrogation au sujet de vos propos. Concernant Pausanias, j'ai moi-même ressenti ce cosmos, et il m'a beaucoup surpris. Vous dites que l'enfant peut nous aider à vaincre la Juge, mais... J'ai l'impression de ne plus savoir où j'en suis. Alceste m'a demandé de sauver l'enfant, elle me l'a fait promettre. Pausanias tient à elle comme une mère, la reconnaissant plus comme protectrice que sa propre génitrice. Etes-vous sûre qu'il va nous servir à détruire quelqu'un qu'il chérit à ce point ? Ensuite, la personne qui nous envoie à Jamir n'est autre que le Dieu Arès. Or, il a tenté de tuer ce gosse ! Pausanias n'a aucune envie d'aller à Jamir, et moi de l'emmener. J'avais l'intention de m'y rendre seul en premier lieu pour connaitre les attentions d'Arès. Cet enfant a été assez menacé comme ça. Il a failli finir dans l'estomac d'un cyclope, et pulvérisé par Arès. C'est moi qui ai pris le coup, et notez l'état de mon armure d'or ! Le Dieu de la Guerre veut sa mort, pourquoi je l’emmènerais dans un piège ? Et enfin... De quoi parlez-vous au sujet de la lecture du cosmos et du ciel ? 

Se rendant compte qu'il avait monté le ton de façon irrespectueuse, il remit brutalement son genou à terre et baissa la tête en signe de pénitence. 

- Pardonnez mon insolence. J'accepterais toute sentence venant de vous. 
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles    Mar 24 Juin - 19:45

La déesse affichait un regard amusé et à la fois doux envers son chevalier, écoutant avec son infinie sagesse les quiétudes de son serviteur dévoué. Il était tout à fait normal pour elle que Oreste, se délaisse de ses fardeaux auprès de celle pour qui il avait juré allégeance. Les saints la protégeait, et elle en faisait de même, enfin, comme elle le pouvait avec intelligence et diplomatie afin que jamais ses fidèles chevaliers de périssent sans avoir eu de conseil provenant de sa divine personne.
Elle posa son regard calme et tendre sur l'étalon noir situé juste derrière Oreste lorsque ce dernier s'excusait. Puis, elle fronça légèrement les sourcils et fit signe à son chevalier de se redresser.

- " - Je comprends parfaitement tes inquiétudes et je vais te répondre en toute simplicité et sincérité, viens, allons marcher un peu ."

Délicatement, elle passa devant l'animal noir qui rabaissait furieusement ses oreilles lorsqu'elle le frôla de son tissu, descendant doucement les marches, elle réfléchissait au pourquoi du comment sans trop s'avancer sur les détails.
Il était vrai qu'elle ne connaissait pas la dite juge, mais ce dont elle en avait entendu parlé la laissait quelque peu dubitative; L'on n'est jamais trop prudent avec les spectres d'Hadès, surtout les juges.

- " - J'admets qu'il va être difficile pour l'enfant de digérer la disparition de la juge de la wyverne. Il faut cependant bien que l'enfant rompe le cordon et grandisse pour s'envoler de ses propres ailes, s'il a accepté de venir avec toi sans rien ordonner en contre-partie alors qu'il est de sang noble et, est l'héritier légitime de Spartes, c'est qu'il a prit conscience de l'ampleur de la situation et qu'il accepte son destin. S'il n'en avait pas voulut, il ne serait pas ici à l'heure actuel, que tu l'aies obligé ou non. Il a le sang des plus puissants guerriers dans ses veines, il sait ce qu'il veut, même si ce n'est qu'un enfant, son innocence le pousse à raisonner de manière à ne point faire de mal à ceux qui le protègent. Je pense et suis sur, que c'est pour cela que cet enfant ne posera pas de problème quand à son placement à Jamir. "

En effet, il était juste de la part de la déesse de penser que l'enfant ait déjà été façonné de sorte que, s'il devait arriver un malheur à son père ou sa mère, il sache régner sur Spartes; Après tout si la juge avait passé toutes ses années à lui enseigner les valeurs féodales et royales. Les doutes possiblement émis quant à une intelligence et un instinct de protection étaient quasi nuls.

- " - Mon frère a agit en conscience de cause et raisonnablement en nous demandant d'accompagner Pausanias à Jamir, ça m'étonne de lui, j'en suis surprise. S'il t'a brusqué, peut être était-ce pour t'obliger à partir dans l'immédiat. Arès n'a jamais été un tendre, ses seuls marques d'affections se portent à la pointe de son glaive et de sa lance. Pour ton armure, laisses là dans mon temple pour cette nuit, je me chargerai de la remettre sur pied.
Jamir est un territoire en neutralité absolu, seuls les élus des étoiles peuvent y accéder et y puiser les secrets de la galaxie. Les dangers y résidents sont vraisemblablement des ours, des chimères ou quelques harpies... si elles n'ont pas péries dans la dense forêt qui chemine la tour principale de l'entrée. "

Elle s'arrêta quelques instants sur le premier pallier qui menait à une raie de jardin verdoyante et jeta un léger sourire à l'adresse d'Oreste, avant de décréter:

- " - Tu as su faire une promesse à une ennemie mortelle, combien d'hommes sont tombés sous ses griffes? Elle est le fléau de notre future démocratie, depuis la guerre de l'Olympe, elle n'a de cesse de me chercher et de faire souffrir quiconque a le malheur de croiser sa route. Elle n'a qu'un but: Satisfaire les sombres dessein d'Hadès et cela, quel qu’en soit le prix, aussi bien d'un proche que d'un enfant. Personne ne sait ce qu'il se passe dans sa tête, elle est complètement imprévisible. Tu sais, Oreste, Sept ans pour un spectre... ce n'est rien: Ils peuvent vivre des centaines voir des milliers d'années; la vie des humains n'est d'une pâle poussière à peine visible à l'éclat du soleil, pour eux nous ne sommes qu'un moment éphémère dans leur vie, aussi, si nous pouvons leur servir à quelque chose dans leurs bassesses, ils en profiteront jusqu'à la dernière goutte de notre sang. Alors, si tu mets mes paroles en doutes ainsi que mon raisonnement, je ne t'en veux pas, tu en as tout à fait le droit.
Après tout, tu n'es pas le seul à être le partisan du " je ne crois que ce que je vois " cette philosophie devient jours après jours la morale Athénienne, mais j'espère bien que tu suivras mes conseils au moins pour ton salut. "

Elle ferma tendrement ses yeux, parcourue d'une certaine tristesse et pénétra dans la raie de jardin aux senteurs et parfums aromatisés de tous genre.

- " - Je ne puis garder l'enfant ici, tu as fais promettre de le sauver, c'est chose faite. Si tu souhaites aller jusqu'au bout de ta quête, de le sauver et le protéger, je ne puis ajouter quoi que ce soit de plus à mes discours. "

S'arrêtant, elle se retourna délicatement et contempla un instant son chevalier dans la brise légère de cette nuit fraîche.

- " - La lecture du ciel ... C'est simple et à la fois complexe de te l'expliquer, je ne maîtrise pas totalement cet art. De ce que j'en ai le souvenir, cela permet de prendre connaissance des cosmos autours de soit et d’acquérir le septième sens, le huitième sens: ou avons le cosmos sous sa forme la plus pure lorsque l'on fait suffisamment preuve de volonté et d'espoir, il permet de survivre aux enfer Et enfin: le Big Will.
En outre, à part cela, il permet de lire, retracer et modifier les destins tout droit dessinés dans les cieux, mais aussi de lire les messages que les divinités de l'Olympe nous envoie. Evidemment il faut des années pour maîtriser cet art et des hommes sont mort de vieillesse avant même d'avoir effleurer le huitième sens. Le dernier en date à avoir été si loin, fut l'ex chevalier de la vierge, il avait réussit à manipuler les atomes cosmiques et à s'emparer du big will, mais contre cela... il a dut sacrifier bon nombre de ses sens, dont sa vue et le toucher. Il passa toute sa vie à méditer dans la tour jusqu'à ce qu'il soit appelé à participer à la guerre de l'Olympe, depuis, je n'ai plus jamais eue de nouvelles... "

Son regard se bordait d'argent, virant au gris sombre, lorsqu'elle repensa au passé, à la guerre et au nombre de chevaliers qui s'étaient sacrifiés pour sa cause. Elle soupira légèrement et tourna délicatement le dos à Oreste pour cacher son malaise, elle qui était une grande déesse, elle était aujourd'hui réduite à l'état d'humaine.
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