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 L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )

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Isis no rê
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MessageSujet: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Ven 6 Déc - 18:53


    Un paysage déchiré par les cendres, rongé par les flammes, le sang, calcinés, détruits. Un amas d'ossement et de cadavres putréfiés faisait office de tableau à l'entrée de la ville de Sparte.Les cendres dansaient comme des flocons de neige, les larmes coulant sur les joues d'enfants encore conscients faisaient office de rideau dans ce magnifique et déplorable spectacle.Tout à coup un enfant, glaive en main voit apparaître devant ses yeux un tourbillon d'un vert si aveuglant qu'il du reculer par pure précaution. Sous ses yeux grands étonnés tombèrent Oreste et Alceste, de nulle part.Oreste, son armure d'or* bien en main et Alceste sans surplis, dans sa robe  immaculée ( signature ), seuls ces deux avant-bras d'un noir nocturne magnifique semblait la rendre à sa seule véritable occupation de juge des enfers.Non effrayé mais pas non plus rassuré, il les toise d'un regard qui en dit long sur les événements qui viennent de se passer, de la peur peut se lire dans son regard d'innocent, peur mêlé à la souffrance.La jeune femme se dresse soudainement sur ses coudes, ses yeux vert retrouvant une lueur lucide et brillante cherchent dans le décor un élément qui pourrait lui faire retrouver la mémoire, quand soudain, elle écarquille les yeux, sans pour autant se mettre debout, ses jambes sont encore légèrement trop lourdes et son coeur également pour oser ne serait-ce se mettre debout. Bouche bée, les yeux commençant à se remplir de questions et de rage, elle observe ..." - Non de Ze... Qu'est-ce ... "Se retournant elle découvre le puits des âmes de Spartes, celui qui a servit autrefois, lors de son époque, à y envoyer les enfants morts-nés, les traîtres et les éclaireurs de Xerxès Ier... son regard s'illumine d'une lueur sauvage, plus humaine que spectre.Cependant elle est encore à moitié sonnée par la découverte de ce qui reste de Sparte et reste contre le sol, interdite." - ... ?"L'enfant fronce les sourcils en interpellant l'homme à proximité de la jeune femme d'un regard triste et perdu. Le connaît-il ?


[HRP:
• Alors alors... :face:bienvenue à la maison!
• Petites consignes, tu connais le gamin, après à savoir s'il est le petit frère de Oreste, ou un simple voisin, à toi de voir, mais sache qu'il ne jouera pas un grand rôle on le verra peut être 2 fois, pour cela que je ne l'ai pas décris What a Face
•Ce qui est arrivé à Sparte, on le saura au prochaîn post XD ( mwahaha ! )
•Pour Alceste, c'est normal qu'elle n'ait pas son surplis, au pire demande lui pourquoi xD )
• Je ne sais plus si ton perso porte son armure ou non à ce moment, du coup fais comme tu le sens, j'éditerai mon post par conséquent =) ( me semble l'avoir mis au cas ou ^^ )
• Tu peux vadrouiller partout dans la ville, saches juste que tous le monde ou presque est encore là =) les maisons sont juste totalement débrouissaillée et il y a quelques blessés / morts aux coins des rues =)

> Si tu veux avoir accès aux PNJ pour dire ce qu'ils "savent" dans ton post, fais moi signe par mp =) je te donnerai plus de détails pour la suite de notre RP :p
Have fun What a Face

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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Lun 16 Déc - 19:47

Oreste reprit conscience progressivement. Un oeil ouvert, un second. Ses mains serrées cachaient un peu de terre. Sûrement ce à quoi il s'accrochait avant de tomber dans le puits. Il appréhendait de voir ce qu'il allait découvrir des Enfers ; mais il ne pouvait renoncer à affronter les choses en face. Cela faisait partie de son caractère et de son rôle de chevalier d'Athena. Ne jamais baisser les bras. Il releva un premier genou ; un second, avant de relever le buste d'un seul mouvement. Il chassa le sang qui lui collait sur le visage depuis la tempe, et se mit à observer les alentours.

Cela pouvait très bien être le monde d'Hadès ; tout ici n'était que destruction et morts. Une ville complètement dévastée s'offrait au chevalier d'or. seulement, quelques détails dans le tableau étaient incongrus. Si Oreste était bien tombé dans le puits, il était chez les morts. Y Existait-il des cadavres ? Et pourquoi ces rues lui rappelaient quelque chose de familier ? Il aurait parié qu'il se trouvait à Sparte. Cela ressemblait trop à l'endroit où il avait grandi, et qu'il avait quitté à l'adolescence en compagnie de Lina. Etait-ce une illusion qu'on lui faisait parvenir pour le torturer ? A vrai dire, cela interrogeait plus le jeune homme plutôt que lui faire du mal. Il avait quitté sa ville natale tellement de temps auparavant, avec une certaine rancoeur contre les traitements qu'il avait vécu ici, pour savoir ce qu'il devait ressentir en cet instant. Nostalgie, peut-être.

Il avança d'un pas, avant de distinguer plus de choses dans ce décor apocalyptique. Outre les morts qui jonchaient le sol, les flammes violettes en nombre important qui représentaient les âmes des décédés, des enfants affolés étaient perdus et ne savaient que faire. Fuyant, criant, ou immobilisés par la peur. Oreste se sentit mal à l'aise, et fit un pas vers eux pour les interroger. Avant de s'arrêter pile devant celui qui le  regardait avec insistance. L'enfant était à proximité d'un puits tristement célèbre pour les Spartiates. Celui que lui montrait son Paidonomos, Lysustratos, en disant :"Si tu ne respectes pas Sparte et tes aînés, tu finiras là dedans." Pour sûr : Oreste avait fui la Cité au beau milieu de son Agogée pour rejoindre Athènes et devenir chevalier d'Athena. La présence de ce puits ressemblait fort à une menace.
Le chevalier d'or reporta son attention sur le garçon ; son visage lui disait plus ou moins quelque chose. Ses traits étaient proches de ceux d'une de ses connaissances, mais il ne parvenait pas à mettre une image sur ses pensées.

A ses côtés, Alceste reprenait conscience. La vaillante et insolente Spectre semblait moins impressionnante avec son air hagard, ses vêtements de civils et sa position allongée. Elle était presque humaine; sauf qu'Oreste n'avait pas la mémoire d'un poisson rouge. Elle l'avait bien battu, au puits des Enfers, et avait insulté sa Déesse. Il ne pouvait lui pardonner sa cruauté et sa férocité.

L'enfant fixait tellement Oreste qu'il ne put l'ignorer outre mesure. Fouillant sa mémoire à la recherche d'un indice, il détourna son attention du Spectre. Il se mit à la hauteur du garçon et fixa son visage, tout en essuyant ses larmes des doigts non protégés par son armure d'or. Les cheveux de l'enfant oscillaient entre le brun et le roux ; ses traits, marqués au niveau des joues, l'ovale géométrique comme s'il avait été taillé au biseau...
Le Cancer poussa alors une exclamation :"Tu es le frère d'Akainos !" L'enfant approuva de la tête, timidement, lâchant l'épée qu'il avait dans les mains et se précipitant contre le corps du chevalier.

L'esprit d'Oreste se transporta des années en arrière. Akainos était son meilleur ami, avec qui il jouait, se serrait les coudes au gymnase, avant que les envies de liberté d'Oreste ne les sépare. Si le jeune homme avait souhaité revoir des Spartiates après son départ, c'était Akainos qui venait en tête de liste, avant même ses propres parents. Hélas, il n'avait jamais osé reprendre contact, vu qu'il était sûrement devenu un traitre aux yeux de sa Cité.
Lorsque Nikos, le petit frère d'Akainos, était né, le jeune garçon était allé prévenir son ami et tous les deux avaient passé un moment à regarder ce miracle de la vie. Jamais Oreste n'avait vu Akainos aussi heureux de sa vie. Il fallait dire que le pauvre prenait dur dans leur entrainement. Il n'était pas très physique, était né avec une ossature lourde qui l'handicapait. Oreste était le meilleur de sa "promotion", Akainos bon dernier. Et pourtant, le futur chevalier d'or lui avait tendu la main, faisait fi des remarques désobligeantes des adultes. Akainos n'était pas fait pour être guerrier. En revanche, il était un excellent artiste de céramique, et avait réalisé des oeuvres magnifiques sur des amphores. Si Nikos connaissait le visage d'Oreste, c'était sûrement parce qu'Akainos avait réalisé un portrait de lui, ou quelque chose du genre.

Le Cancer ramassa l'épée, et souleva Nikos, le prenant contre lui. Il tourna sur lui-même pour admirer l'ampleur des dégâts. Si cela était une illusion, elle était effroyablement réaliste. Que s'était-il passé lors de sa chute ? Il était pris par des sentiments contradictoires : aller vérifier si ses proches allaient bien ; et rester distant. Il avait mis de l'écart entre lui et Sparte, et avait toujours redouté le moment où il devrait revenir sur ces terres. Quel comportement devait-il adopter dans ces circonstances ? Evitant de tomber dans le piège des émotions, il laissa son caractère réfléchi prendre le dessus, et se rapprocha d'Alceste. Il voulait d'abord savoir de quoi il s'agissait avant de se jeter dans la gueule du loup. La dominant de sa taille, lui debout, elle couchée au sol, il l'observa quelques instants, avant de parler d'un ton amusé.

- Jolie robe.... Dis-moi, je peux savoir à quoi tu joues ? Qu'est-ce que tu as fait pour que j'arrive ici ?


Dernière édition par Oreste le Dim 5 Jan - 19:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Mer 25 Déc - 19:07

Un songe, un rêve, une réalité s'assombrissant. Comment être sur que l'on ne rêve pas éveillé? Il fait si bon de fermer les yeux de d'oublier ce que l'on sait, ce que l'on est... ce que l'ont est...

" Alceste !

La jeune femme lance son dernier javelot sur le mannequin reconstitué d'un ours en paille, passant au travers en se fichant dans le bois, la jeune femme pousse un rugissement de rage en laissant ses genoux s'enfoncer brutalement dans le sol, vaincue, ensuée et fatiguée. Le regard cependant toujours figé vers le maître d'arme, une lueur espiègle et sauvage toujours brillante dans son iris vert tendre, elle le défit du regard, elle qui pourtant n'arrive même plus à soulever son poids au bout de ses jambes tremblantes. Soupirante en affichant un sourire, visiblement satisfaite d'avoir défié le bon vieux maître, elle se reprend bien vite en se levant, allant décroché sa lance pour a nouveau se remettre en garde... 

Plusieurs années passèrent et c'est dans une promesse bien plus importante, somptueuse et éternelle envers son souverain bien aimé qu'elle s'est vouée à protéger corps et âme, sa cité par leur sang et celui de ses con-frères.
Cela faisait maintenant à peine quelques jours qu'elle l'avait revu, dans une sublime armure, surplis d'un noir étincelant, Léonidas de l'étoile terrestre de la solitude, prêtant à nouveau serment par delà la mort, la protection de leur cité-mère.

Mais cela est une toute autre histoire, tandis que sa cité bien-aimée brûle, son âme se perdant dans les tréfonds d'une longue nuit d'angoisse, Alceste se réveille doucement de son séjour passé dans le creux des bras de Morphée.
Grognant légèrement en ouvrant à peine ses yeux lourds, ses yeux vert découvrent une paire de pieds dorée. C'est à peine si elle se demande ce qu'il se passe, encore trop dans la fumée du songe pour réagir.

Il lui faut cependant pas moins d'une vision nette de Sparte, SA Sparte et quelques mots du chevalier du cancer, vu quelques secondes plus tôt dans son songe pour écarquiller soudainement les yeux et assembler ses quelques idées encore fraîches dans son esprit encore trop embrumé.

" - Hein quoi? DE ... ? Non ... non ... NON ça ne se peut pas !!! "

A cours d'haleine, elle se relève, passe une main devant sa bouche béat en observant sa cité sans comprendre, son état sans surplis alors qu'Oreste a gardé son armure ne la choque pas.
Mais ... que quelques premières maisons soient saccagées et en cendre...

" - Ce serait plutôt à toi de me dire ça... Le puits aux âmes aurait du nous amener dans un lieu propice à ta naissance, là ou tout aurait du commencer pour toi... et non pas ici... Pausanias ! "

Soudain retrouvant ses forces et sa raison, elle, elle se dresse sur ses pieds en regardant le chevalier d'or et l'enfant tour à tour avant de toiser l'enfant d'un regard légèrement apeuré

" sais-tu où il est ? Pausanias ... où est-il?! "
" - Ils l'ont emmenés... ils ont emmenés le fils du roi Dame, nous sommes que deux où trois enfants que les parents ont cachés... "

Oscillant en reculant, la jeune femme soupire, ses yeux dans le vague, atteinte par une vague de peur, de désespoir, d'incompréhension et de tristesse telle qu'elle eut du mal à contrôler ses émotions, ses yeux commençant à trembler tout autant que son être.

" - Il y avait des géants et beaucoup d'hommes armés. Ils sont partis vers le nord, la forêt... On ne sait rien de plus, même pas ce qu'ils voulaient. "
" - ALCESTE ! C'EST ELLE! ON EST SAUVES ! ... Attendez... Qu'est-ce qu'un soldat d'Athènes fout là ?"
" - ... Les ennuis commencent... "

Lâchait-elle a voix basse avec ironie, autant à l'adresse d'Oreste que pour elle-même, voyant quelques guerriers hardis armés courir vers les deux protagonistes. Sans sourcilier, Alceste épousseta sa robe en fusillant Oreste d'un regard à la fois triste et pleins de promesses... 

" - Si tu dis quoi que ce soit à propos de ce qui s'est passé dans l'autre-monde, ne serait-ce que sur mes origines, je te promets que ton séjours ici sera écourté ! En attendant puisque tu sembles provenir de ma cité... grrr ... va falloir que je te considère comme un vrai frère d'arme jusqu'à ce que l'on quitte cette ville. C'est la loi. Et la loi a été créee et faite respectée par mon seul seigneur et maître Léonidas, alors pas d'escroquerie... Stellios! Quel bonheur de vous voir en ces heures sombre! J'ai entendu dire que la cité a été ravagée par un géant, mais que s'est-il donc véritablement passé?!"
" - Dame Alceste, la ville a été ravagée par un cyclope. Il détient prisonnier plusieurs de nos femmes et de nos enfants, dont le fils de..."
" - Pausanias ..."
" - ... je vois que vous savez déjà tout... et cet homme à vos cotés, son armure n'est pas celle de cette ville, que fait-il ici?! "

Lançant un regard bordé de reproches à Oreste, la juge soupira et toussa pour reprendre l'attention sur l’événement.

" - Qu'importe, l'urgence est de retrouver ce cyclope. Préparez deux chevaux, un javelot, une corde solide, un arc et un bon glaive, la chasse est ouverte..."
" - Tout de suite Dame !"

L'homme se tournait rapidement et s'exécutait, en courant vers les ruines de la ville, Alceste se retourna et plongea irrémédiablement son regard franc-assassin dans celui du jeune saint.

" -Cet homme ne semble pas te connaître pourtant il est le doyen de cette ville, cela fait combien de temps que tu es partit de cette ville? Et ... pourquoi?!" 

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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Dim 5 Jan - 20:06

La Spectre semblait moins réservée que lui sur les sentiments face à ce spectacle de désolation, comme si toucher à ces lieux était une insulte personnelle. Oreste était un homme posé. Alceste une boule d'émotion, passant du mépris à la colère en une fraction de seconde ; si les femmes étaient acceptées dans l'art dramatique hellène, elle ferait fureur en tant que comédienne... Le triste constat semblait la bouleverser à un point que le chevalier du Cancer eut un doute assez rapidement. La suite des évènements allait lui donner raison.

Alceste avait effectivement tendu un piège au représentant d'Athena en déviant le parcours du puits des Enfers et l'emmener dans sa ville natale. Sûrement pour le perturber, le faire souffrir en le mettant face à ses proches, les torturer devant lui. Sauf que son plan tombait à l'eau, car elle semblait plus concernée que lui à l'heure actuelle. Elle prit vite des renseignements auprès de Nikos, s'inquiétant pour autrui avec un sentiment de ... de peur ? Incroyable... Le peu qu'Oreste avait vu de cette femme lui avait donné une certaine idée de sa personnalité ; dure, cruelle, inhumaine. Or, à présent, il était aux côtés d'une très belle femme en civil, aux courbes agréables à présent qu'elles n'étaient plus masquées par le surplis, capable d'émotions autre qu'une pure méchanceté. Tout en conservant son air placide de surface, le Cancer ne la quittait pas des yeux, assez interloqué par ce virement inopiné.
Au fond de lui, une petite voix l'intimait de l'aider, mais Oreste ne pouvait pardonner les paroles malheureuses d'Alceste concernant Athena. Aussi, pour l'instant, il se contentait de demeurer passif, serrant toujours fort le petit frère de son ami dans ses bras.

La seule arrivée de soldats venant à leur rencontre lui redonna son petit caractère, échangeant un chuchotement et un regard triste avec le chevalier d'or, qui ne cilla même pas. Il était très attentif, en revanche, à ce qu'elle disait, car elle était parvenue à la même conclusion que lui. Alceste et Oreste étaient tous les deux des Spartiates. Elle se chargea de rappeler une règle d'importance dans leur cité, qui lui fit froncer les sourcils. La Loi de Sparte. Tous les Spartiates sont frères d'arme. Et bien, la demoiselle avait vraiment la mémoire courte, vu qu'ils étaient ennemis quelques minutes à peine. Belle girouette que voila ! Seulement, il manquait à Alceste une donnée d'importance : Oreste ne se considérait plus comme Spartiate. Et si cela se trouvait, ici, on le considérait comme mort (au mieux) ou traitre (au pire), ce qui l'excluait de la communauté. Toutefois, pour l'instant, il ne voulait pas faire de grabuge. D'abord, il voulait savoir ce qu'il se passait. Ensuite, il songeait à la sécurité de Nikos. Les réactions du chevalier d'or risquaient de mettre l'enfant en porte-à-faux vis à vis d'autrui. Et pour terminer, il avait un certain sens de l'honneur. 

La nouvelle sur l'origine de ce massacre tomba bientôt. Un cyclope avait fait son marché à Sparte et avait trouvé des ingrédients intéressants. Toutefois, attaquer un cyclope, voire le tuer, risquait d'être lourd de conséquence, selon l'origine de celui-ci. Etait-il un enfant de titan, ou un cyclope de Poséidon ? Non pas qu'Oreste prêche pour la paix inter-divinité, mais il avait déjà un Spectre d'Hadès sur le dos, autant ne pas concentrer sur lui tous les ennemis d’Athéna.

Alceste semblait être connue de tous ici, au point de donner des ordres aux soldats et à éviter de répondre aux questions fâcheuses concernant l'identité du chevalier d'or, véritable intrus dans cette cité dévastée. Plus les secondes passaient, plus le beau brun s'interrogeait sur cette femme. Quel âge avait-elle ? Etait-elle déjà à Sparte lorsqu'il était petit, ou était-elle arrivée après sa désertion ? Il ignorait superbement les mimiques du dragon femelle à son intention ; si elle voulait le vexer, c'était un échec. Oreste se moquait de l'opinion des autres.

Le soldat disparut, laissant seuls les deux représentants des Dieux. Alceste en profita pour le questionner. Oreste n'avait aucune envie de fanfaronner. Il réfléchissait vite à sa situation. Avoir été projeté à Sparte sans qu'il y soit préparé lui déplaisait énormément, car il ressentait des émotions contradictoires en lui. Et les émotions risquaient de l'empêcher d'agir sereinement. Il ne détestait pas Sparte ; mais il était foncièrement en colère contre les méthodes anti-libertaires de la cité. Akainos et lui avaient tellement souffert pendant leur agogée. Cela, il ne pourrait jamais l'oublier. Oreste était la preuve que l'on pouvait devenir un guerrier puissant sans passer par l'éducation cruelle des spartiates. Quant à ses parents... Ils l'avaient détourné de son vrai sauveur, prêts à le remettre à Hadès au lieu de remercier Athena, qui avait sauvé un nourrisson, dans sa grande bonté. Si le hasard n'avait pas mis Nikos sur son chemin, il aurait quitté la cité séance tenante. A présent, il était obligé, en souvenir de son ami, de s'impliquer dans une histoire qui ne le concernait pas. Ce fut donc avec une sécheresse très inhabituelle (quand on le connait) qu'il répondit.

- Tu voulais me tuer quelques minutes plus tôt. Alors il est inutile que tu t'intéresses à moi.  

Il déposa Nikos à terre ; celui-ci semblait être pris de panique et attrapa la main couverte d'or d'Oreste, l'empêchant de s'éloigner. Le chevalier se mit à sourire, s'accroupit pour mettre sa tête au niveau de celle de l'enfant, caressa doucement la petite joue où coulait une larme.

- Nikos, s'il te plait. Rentre chez toi et surtout prend soin de te cacher en sous-sol, là où Akainos mettait ses poteries. Cette pièce existe toujours, n'est-ce pas ?

Le petit garçon fit oui de la tête. Le Cancer lui fit un autre sourire rassurant, mais l'enfant éclata en pleurs.

- O...Oreste... Akainos... Il est parti... pour aller l'affronter !


Cette révélation fit sur le brun l'effet d'une douche glacée. Son ami était-il allé au bout de son éducation spartiate, en dépit de son rêve de devenir artisan auprès des temples ? Allait-il se battre au front à présent ? Avait-il été enlevé par le cyclope ou bien était-il déjà mort ?
Snobant à nouveau Alceste, il partit en courant en direction du Nord. Il se mit à ralentir une seconde, hésita, avant de se tourner vers la femme, contre son gré, pour s'adresser à elle avec la même sévérité dans le ton.

- Quelles sont tes intentions à présent, Alceste ?
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Jeu 9 Jan - 15:14

Le regard dans le vague, pensive, Alceste cherchait une solution à ce problème de taille. Entre l'enfant qui parlaient de géants au pluriels et les adultes d'un seul et unique cyclope il y avait une grande différence dans les manières de combattre ces deux créatures terrifiantes. Toujours était il que la jeune femme laissait les corde de ses émotions pincer son coeur à chacune de ses respirations, la faisant haleter entre excitation, peur et hésitation. Là ou plus tôt, la spectre aurait foncée tête baissée sur le problème sans se questionner d'avantage.

Combattre un cyclope ou une petite horde de Géants n'est pas aisé pour des humains, encore moins si ces monstres présentent chacun des signes d'hostilités envers les hommes. L'enfant entre les mains d'Oreste avait expliqué que la ou bien, les créatures, avaient emmenés femmes et enfants... ce qui signifiaient que ces otages pouvaient être torturés ou dévorés à n'importe quel moment. Le temps pressait et il était hors de question pour la jeune femme, autant pour le jeune Oreste de rester dans l'inactivité.

Le but était donc de récupérer les civils Spartiates, tous et de donner une bonne correction, sinon tuer les créatures. Alceste en tremblait d'avance, si les créatures restaient sur le domaine de Spartes, ces vallées, ces montagnes sans poser ne serait-ce qu'un pied en dehors de la cité, elle ne pourrait presque rien faire pour aider sa famille, seul le jeune Cancer pourrait s'occuper du problème... pour le peu que cela le touche, ce qui à première vue, ne semblait pas le cas et fit soupirer Alceste, ses poings se serrant contre ses hanches, non sans une pointe d'amertume et un rictus d'incompréhension dans la partie sombre et voilée de son visage.

" - Hum...? "

Le gamin sanglotait, ce qui fit légèrement sortir la jeune femme de ses pensées. Qui était cet Akainos? Pourquoi cet homme suscitait-il un si grand intérêt de la part d'un Spartiate déchut? Baignée dans une légère incompréhension, la jeune fille aux yeux d'émeraude ne bougea pas d'un pouce, ses muscles cependant se décontractant lorsqu'elle vit l'enfant, tête baissée ravaler sa chique en observant Oreste partir d'un bon pied. S'armant d'un léger sourire bordée de compassion, Alceste s'avança et se mit à coté de l'enfant, lui posant une main froide mais maternelle sur son épaule, lui massant légèrement la naissance de son cou avec son pouce en observant Oreste partir puis s'arrêter, une forme d'hésitation? Finalement L'enfant avait-il réussit à le convaincre?

Fronçant les sourcils Alceste Jeta un coup d'oeil derrière elle, le battement infernale des sabots de deux destriers approchaient. Parfait, il ne restait plus que quelques détails à ajouter.

" - Nous ne savons même pas s'il s'agit d'un cyclope ou d'une poignée de géant, la seule certitude que j'ai, c'est que Pausanias est vivant et s'il l'est, ton ami aussi. Les chances de vaincre ces créatures sont mince, mais nous n'avons pas le choix, nous devons les repousser, sinon elles continueront de hanter la cité. "

Soupirant en tournant son visage ou était gravé une expression plutôt sereine mais triste, elle ajouta a l'adresse d'Oreste, plus pour ce dernier que pour elle-même:

" - Ce n'est pas non plus de gaieté de coeur que j'accepte de sauver ces civils à tes cotés, alors essaies d'être... coopératif? Prends cet animal, ses sabots non ferrés permettront une approche silencieuse des créatures, si ça se trouvent elles peuvent sentir les déplacements humains grâce à leur affinités avec la nature, vaut mieux être protégés un maximum. "

Un spectre qui se protège, c'est possible? Il y avait de quoi se poser des questions, mais pour Alceste tout était bel et bien clair, si bien qu'elle lâcha l'enfant qui avait oublié l'ordre d'Oreste quelques secondes plus tôt et continuait de regarder la scène tout en larmoyant en silence.
La jeune femme se saisit du premier destrier, d'un noir aussi profond que la nuit, nerveux mais bien bâtit, une lance et un arc étaient accrochés à la selle.

" - La chasse au gros c'est comme une expédition, j'espère que t'as bien choisis ton arme! Ah et question... S'il s'agit d'une horde de cyclope ayant déjà dévorés la moitiés des civils, dont ton cher... Akainos... que feras-tu? "

Montant sur sa bête, elle lança son destrier aux cotés du chevalier d'or, pour être à sa hauteur et rectifier le tir si jamais ce dernier désirait fuir la part de ses responsabilités.

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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Ven 17 Jan - 12:33

Était-ce parce qu'il était perturbé par des évènements aussi étranges les uns après les autres, mais le Saint faisait vraiment n'importe quoi. Lui qui, d'ordinaire réfléchissait avant de prendre des décisions se dispersait et laissait les émotions l'envahir. Cela lui faisait mal de le reconnaitre, mais Alceste avait raison. Il n'y avait pas d'assurance quant à l'identité de l'ennemi. 
La Fille des Enfers devait se régaler de voir son adversaire dépendre d'elle à ce point. Son orgueil en prenait un coup, mais il faisait cela pour un ami et décider de laisser sa fierté de côté. Voila pour lui une autre occasion pour lui de détester Sparte : cette cité le perturbait au point de le changer dans quelque chose qu'il n'aimait pas.

Il monta de mauvaise grâce sur le cheval qu'Alceste lui tendit, équipé lui-aussi une lance et d'un arc. Il écouta ses recommandations. Il était certes réticent et vexé, mais pas au point de faire le sourd. Après tout, la femme s'était elle-même apaisée et se trouvait à mille lieues de la Spectre cruelle de plus tôt. Elle était vraiment imprévisible et humaine en dessous de son masque, mais pour combien de temps ? Il ne fallait pas s'attendre à ce qu'ils fassent amis ; à la fin de la bataille, elle cherchait forcément à le tuer après leur collaboration.

Il pensa à ce qu'elle avait dit, tout en conservant le silence. Il n'avait pas l'intention de soliloquer sur ses interventions, ses états d'âme. Inutile de révéler une faiblesse devant cette femme. Et cela ne la concernait pas. Toutefois, si Akainos était déjà mort, il ferait en sorte qu'il n'y aie pas d'autres victimes supplémentaire, à savoir le petit frère. Et après ? Aiderait-il à reconstruire la ville ? Il enrageait à cause du dilemme que lui posait cette situation. Si Alceste n'y était pour rien, pourquoi avaient-ils tous les deux atterris à Sparte ? Un hasard, non. Une intervention divine ? Peut-être, mais qui était derrière cela ? Pas un ami d'Oreste en tout cas.

Il se laissait emporter par le cheval, surveillait les alentours tout en suivant les marques de déplacement du ou des monstres. Ce n'était pas difficile, entre les destructions et les cadavres qui jonchaient le sol. Au passage, il constatait que la Cité n'avait pas trop changé depuis son départ. Il se sentait comme un étranger, et à la fois chez lui, c'était une sensation très étrange. Devait-il s'enquérir de ses parents ? En même temps, il était considéré comme un traitre, personne ne voulait le voir. Au contraire, sa mort serait son destin s'il restait ici. Mais dans un sens, il était un chevalier d'or, représentant d'Athena, et la lâcheté serait indigne de lui. Il devait protéger les humains sans distinction.
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Lun 27 Jan - 14:59

La jeune femme n'avait pas non plus oublié de si tôt que le saint, Oreste, était son ennemi bien avant d'être son frère d'arme, ce pourquoi elle laissait un minimum d'espace vitale d'un destrier entre le sien et celui de son compagnon d'arme - opportun - durant leur courte cavalcade. La situation cependant était tendue, secrètement, Alceste espérait que le ou les monstres aient dépassés les rebords du fleuve de la jetée de Spartes et soient sortis du territoire pour rapidement endosser son armure et tous les envoyer au cocyte.
Rapide efficace et ainsi elle n'aurait pas à se soucier d'Oreste puisqu'il serait au même titre que le cyclope, précipité dans un sommeil éternel.

Alors que leurs destriers battaient bon train le terrain meuble et fraîchement retourné par les pas des monstres, Alceste fit une halte courte, son animal ensué toussait lorsqu'elle raidissait les rennes pour arrêter nettement la bête.
Un objet avait attiré son oeil, et pas que, ce pourquoi elle posa rapidement sa sandale a terre et attrapa délicatement du bout de ses doigts immaculés, une bague d'argent dotée d'un rubis effilé.
Fronçant les sourcils en jetant à nouveau un regard vers le nord, elle soupira et tendit l'objet à Oreste, le questionnant par son simple regard.

Combien de personnes ces monstres avaient-ils gardés dans leur cage? Et pour combien de temps? Le soleil ne tarderait pas à pointer le véritable bout de son nez, et si les assaillants ne supportaient pas ses reflets de lumières crues, ils se cacheraient, rendant la traque plus difficile qu'elle ne l'était déjà.
Loin d'être désespérée cependant, Alceste concevrait son silence et remonta sur son animal, et le relança, toujours en laissant un espace entre Oreste et elle.

Quelques mètres plus loin, un autre indice fit sourire légèrement la jeune femme cette fois, mais elle ne s'arrêta pas, dans la cime des pins, la hauteur des dernières feuilles se déchiraient une cape d'un rouge vermillon. Elle claqua des doigts et montra l'indice de sa main pour que Oreste ne puisse y échapper, lui glissant un coup d'oeil inquiet à son égard. Avait-il vraiment tout renier de Spartes? Avait-il oublié que les véritable guerriers et rois de la cité étaient les seuls à porter cette parure? Akainos en était-il un ou était-il plutôt un artisan?

Allant toujours bon train, les chevaux écumants, ce n'est qu'au bout d'une longue chevauchée qu'une ombre se déchira sur la route du nord.
A partir de cet instant Alceste savait qu'il allait falloir conserver le silence pour réussir l'effet de leur attaque surprise, à moins que Oreste ne préférait agir durant la nuit, mais Alceste ne garantirait pas la survie totale de chaque être vivant.

Alceste tira légèrement sur ses rennes pour ralentir sa bête, préparant dans l'ombre le silex de sa lance tout en jetant un oeil avisé à son comparse d'arme, avisé et interrogatif. Au loin résidait pas un mais en fait trois cyclopes qui n'avaient pas encore dépassés la rivière d'eau ni la cité et entre les rayons du levant , les cages étaient entreposées au niveau de leur ceinture, à droite et à gauche soit à cinq fois la hauteur de nos deux protagonistes...

" - Si tu as un plan d'attaque, je suis toute ouïe. Mais sache que s'il on passe le fleuve, je ne garantis plus la survis de qui que ce soit. Il faudrait donc idéalement attaquer avant la tomber de la nuit."

Ajoutait-elle dans un murmure à peine audible.

L'arme à la main, silencieuse mais bouillante de rage à l'instar de son être, Alceste attendait qu'Oreste se manifeste, prête à décocher la lame sanglante qui déclencherait le début d'une combat long, délicat et difficile à remporter.

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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Dim 2 Fév - 23:24

Oreste se contentait de suivre, plongé dans de sombres pensées. Il espérait de tout cœur que son ami soit encore en vie, et faillit manquer la pause d'Alceste récupérant un objet au sol. Il tira sur la bride de son cheval aux mors trempés d'écume, l'obligeant à stopper net sa course. Le spartiate récupéra le précieux bien sans broncher, juste fronçant d'avantage les sourcils avant de fermer le poing et de conserver le silence.
La suite de la chevauchée les entraîna vers de nouvelles découvertes, notamment une des fameuses capes qu'il ne connaissait que trop, désignant les guerriers dignes de ce nom. Souvent, les instructeurs de l'Agogée désignaient leurs porteurs aux garçons en disant :"Tu vois, c'est cet objectif que tu dois atteindre. Entraine-toi jusqu'à l'épuisement. Et même si tu es épuisé, entraine-toi encore." Sauf qu'Oreste avait obtenu mieux qu'une cape : une armure d'or et sa liberté. Alceste avait désigné l'attribut de manière à ce qu'il ne le rata pas, mais c'était inutile. Elle devait sûrement tester ses connaissances de Sparte, et se doutait de l'anormalité du chevalier concernant cette cité. Lui, tout à son conflit cornélien, n'avait aucunement envie de s'expliquer. La seule chose qu'il envisageait au moment présent était de sauver Akainos. Pour les autres, l'instinct ferait le reste une fois sur place, il ne pourrait pas s'empêcher d venir en aide aux autres, ce serait plus fort que lui.

A l'approche de l'objectif, tous deux ralentirent et se dissimulèrent afin d'éviter d'être repérés par les trois mastodontes, qui se dressaient au loin. Comme son ennemie le soulageait, l'urgence de l'action se faisait sentir. La nuit n'était pas leur complice ; mais partir tête baissée une mauvaise idée. Il était donc réduit à collaborer avec Alceste, avant qu'elle ne décide de le tuer après le service rendu. Parfois il était pénible de porter en soi les valeurs d'Athena et défendre la veuve et l'orphelin sans tout envoyer valser.

Oreste posa un pied à terre et se mit à réfléchir tout haut.

- On doit à tout prix éviter une action qui les ferait paniquer. Ce serait condamner les prisonniers à une mort certaine. Libérer les captifs est une priorité. Mais ce ne sera pas facile. Couper les cordes des cages est exclu. A cette hauteur, une chute les tuerait.


Il s'arrêta une seconde, posant son pouce et son index de sa dextre entre les deux yeux qui se fermèrent, ce qui l'aida à se concentrer et aussi à se calmer.

- J'ai bien un moyen, mais là encore, cela risque d'avoir des conséquences à craindre. Si j'amène l'âme du cyclope avec moi, son corps restera inanimé. En tombant, il risque d'écraser les prisonniers au sol. De plus ses comparses auront la puce à l'oreille et menacer de représailles.

Il sentit en lui la même frustration qu'il avait déjà rencontré par le passé. Il devait se résoudre à ne pouvoir sauver tout le monde, et envisager des pertes possibles. La peste soit des scrupules ! Il hésitait sur la tactique à opter ; aucune ne lui convenait !

- Les points faibles des Cyclopes sont leur vie et leur vitesse. Si nous parvenons à les blesser au niveau des jambes, ou des tendons des chevilles, cela les ralentirait et éviter qu'ils ne s'approchent de la ville.

Ses lèvres dessinèrent un sourire cynique proche du rictus.

- Pour peu qu'une lance et des flèches traversent leur peau dure comme la pierre. Le tout est à présent de déterminer la moins funeste des méthodes, et seule celle de l'oeil me parait la plus plausible. D'abord les aveugler pour créer une diversion, puis s’attaquer aux jambes.

Il soupira avant de conclure.

- Dommage que je ne sache pas voler comme un oiseau, pour libérer les prisonniers par la voie des airs. Il aurait suffi de les distraire d'un côté et de l'autre évacuer leur garde-manger.
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Dim 16 Fév - 19:04

Les yeux de la jeune femme se rétrécissaient doucement pendant que son visage sans réels expressions se glaçait à chaque secondes pour lesquelles Oreste le jeune saint du cancer réfléchissait à leur plan mené à bien. Figée, sa mâchoire serrée dans une bouche close, d'un rose blanchit par le froid de cette fin de nuit, grinçait légèrement en laissant sous-entendre que les derniers mots prononcé par le jeune garçon n'étaient pas les bienvenus.
Car si les débuts de son discours était d'une justesse tout à fait invraisemblable, il n'en était rien de la suite, car comme elle le lui avait fait sous-entendre quelques secondes plus tôt, ici à Spartes, Alceste n'avait aucun pouvoir, si ce n'était celui d'influencer les personnes hautes placées par son esprit et son intelligence belliqueuse. En d'autres termes, elle n'était qu'une femme comme les autres en cette période, sur ce territoire et non pas une juge aux pouvoirs abusés, pouvant voler et capturer n'importe quelle âme en un claquement de doigt.

Elle toussota légèrement, ses joues s’empourprant légèrement pendant qu'elle refermait ses paupières pour chercher comment se répéter sans hurler ni s'énerver outre mesure. Car même si Oreste n'avait pas comprit le sous-entendu, le fait d'être aussi affaiblie d'un endroit à un autre la rendait d'autant plus mauvaise qu'elle ne pouvait rien y faire pour les personnes qu'elle choyait et aimait le plus au monde à l'instant T. Elle était comme impuissante et désemparée, car la seule personne susceptible d'aider ce qui restait de sa famille se trouvait dans le camps adverse, sous l'influence et le joug d'une déesse capricieuse et née sous l'étoile de la guerre, du sang et du sacrifice inutile. De plus, l'homme ne semblait pas vraiment concerné par l'importance de préserver une famille, même repoussée.
La seule chose qui semblait l'importer était cet homme... et non pas tous, un but qu'Alceste savait aussi humain qu’égoïste. Elle comprit encore une fois pourquoi le seigneur Hadès désirait annihiler cette race qui se pensait supérieure alors qu'il ne s'agissait qu'une question de fierté et d'ego.

Resserrant les rennes de son cheval en déviant son regard de celui d'Oreste, qu'elle avait profondément observé quelques minutes plus tôt pendant son discours, discernant précisément toutes les nuances de rouges parant et créant l'univers farouche et sauvage du bel homme, elle soupira à nouveau avant de déglutir, projetant une main dans sa chevelure d'ébène, véritablement mal à l'aise.
Ne savant toujours pas comment aborder le sujet, elle lâcha soudainement son opinion sans préavis:

" - Je ne peux pas. "

D'un air sec, froid mais dont les yeux légèrement larmoyant trahissait ses émotions, elle acheva rapidement:

" - Je le veux mais je ne le peux. Ma promesse envers Léonidas tient toujours, de mon vivant, jamais je n'utiliserai mon cosmos dans notre cité. "

Elle ne s'excusa pas, mais rapidement détourna le regard, la boule au ventre, la glotte dans sa gorge déglutissant rapidement un rejet de larmes qu'elle se refusa de dévoiler par faiblesse. Elle inspira fortement et rejeta sa chevelure en arrière, croisant les bras sur le pommeau de la selle, puis observa les trois colosses s'éloigner encore pendant que la lumière du levant exerçait déjà ses premières lueurs de rouge, d'or et de rose dans un pâle voile céleste.
Les yeux dirigés vers les étoiles encore visibles, elle fit craquer les os de son dos puis relâcha totalement ses muscles, visiblement déconcertée.

" - Dans l'éventualité, tu peux conduire les âmes en enfer, c'est bien cela? ... Donc éloigner une âme quelques secondes d'un corps doit être un jeu d'enfant pour toi !
Admettons que le cyclope se rattrape de son inconscience en plein vol... et décide de se reposer après sa chute contrôlée...
On pourrait profiter de cela pour les distraire, profiter d'un de leur moment de repos pour attaquer les prisons.
Perdre une âme c'est un peu comme un état d'inconscience, ça demande au corps beaucoup de temps et d'efforts pour s'en remettre.
Je pense que ça peut être réalisable.
Ensuite rien ne nous dis que les deux autres vont l'attendre, mais récupérer une première cage sera un bon début, par la suite, faire la même chose au deux autres sera aussi facile puisque l'on saura comment s'y prendre.
"

Reprenant une position un peu plus droite sur sa selle, elle fixa la pointe de son javelot, soupira et relança un regard qu'elle pensait neutre alors qu'il était bordé d'espoir et de courage, à son comparse d'arme.

" - Je sais, tu préférerais une façon moins funeste de faire les choses... mais franchement, je ne vois pas ce que nous pouvons proposer de mieux.
Et puis à en voir le ciel, on a pas franchement le temps d'élaborer un plan stratégique qui marcherait à coup sur... Au cas ou ça déraperait par contre et que l'on ne sera toujours pas de l'autre coté du fleuve...
J'en viendrais à ma lance, associée à mon expérience, elle a su transpercer plus d'un monstre poilu et elle ne rate jamais sa cible.
On y va ?
"

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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Jeu 6 Mar - 19:22

Oreste quitta du regard la scène des trois cyclopes pour se tourner vers Alceste, dont la transformation de harpie cruelle en femme désespérée faillit le toucher (de le surprendre, tout du moins). Et là, l'esprit du jeune homme, généralement vif et qui depuis son arrivée à Sparte semblait avoir atteint des records de crétinerie, réalisa enfin ce qui était implicite et qu'il n'avait pas percuté jusqu'alors.

Comment avait-il pu passer à côté d'une telle information ? Cela expliquait la robe au lieu du surplis et l'utilisation d'armes blanches, plutôt que de  foncer le tas et détruire ces monstres à coup de cosmos. Oreste se donnerait des baffes pour avoir été autant à côté de la plaque. Il lui semblait presque entendre une petite pique gentille de Kyros, et une grosse piqure d'Antarès, nettement moins subtile, sur la bêtise ayant dépassé le zénith. Bravo, chevalier, belle performance ! Voila comment bien trahir la sagesse d'Athena !
Dégouté par sa piètre démonstration, il essaya toutefois de ne rien laisser paraître tandis qu'Alceste présentait sa vision des choses. Il craignait que ce soit facile pour le premier cyclope et moins évident pour les autres. Passé l'effet de surprise, la panique ne risquait-elle pas de prendre les cyclopes ? Pourvu que l'intelligence limitée de ces monstre ne soit pas qu'une légende...

Adoptant la stratégie de la Spectre en jupe, Oreste se releva doucement, respira un bon coup.

- On y va.

Oreste se déplaça d'abord lentement, pour éviter d'être repéré. Les cyclopes avaient une mauvaise vue. Souvent, un sens handicapé s'appuyait sur un autre pour compenser ; pour les mal-voyants, l’ouïe remplissait cet office. Lorsqu'il fut sûr de son environnement, il se rapprocha avec plus de rapidité, sans se montrer imprudent. Il jeta un rapide coup d’œil vers Alceste afin de vérifier sa position.

Quelque chose l'interrogeait tout de même à son sujet. Elle refusait d'utiliser son Cosmos à Sparte, suite à une promesse faite au célèbre Léonidas. Comme beaucoup de spartiates, Oreste vouait une admiration certaine pour cet homme aux prouesses guerrières dépassant l'imagination. Si Alceste connaissait personnellement ce héros, elle n'était pas n'importe quel quidam. Mais pourquoi cet engagement qui la mettait dans la situation présente en porte-à-faux ? Cette restriction l'empêchait de venir en aide à ses proches, l'entraînant dans un conflit cornélien des plus douloureux. Oreste ne saurait dire lui-même ce qu'il ferait à sa place. Après tout, il n'avait pas toutes les données pour pouvoir en juger.

Arrivé au dos des géants, Oreste réalisait d'autant plus l'ampleur du problème. La hauteur entre le sol et la cage était véritablement mortelle en cas de chute, sauf si nos trois gaillards décidaient de se reposer un peu. Cette fatigue, c'était le chevalier d'or qui allait leur procurer. Il attendit d'être suffisamment près du tout premier, à l'abri des regards, selon la distance lui permettant d'attaquer sans trop s'approcher. Il concentra légèrement son cosmos, afin de prévenir toute réaction éventuelle. Ne constatant aucun changement, il l'amplifia un peu plus, obtint la force nécessaire à l'accomplissement de sa technique, leva son index vers le ciel, avant de murmurer l'incantation de rigueur.

L'âme du cyclope se sépara de son propriétaire pour prendre, comme d'ordinaire, la direction des enfers. Le gigantesque personnage commença à flancher, puisque sa conscience ne tenait plus le volant. Avant qu'il ne tombe à terre, Oreste fit un rapide saut dans le monde des morts pour rapatrier l'âme en question, histoire que cette interruption fatigue suffisamment au point d'être obligé de récupérer, en s'asseyant de préférence.
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Mer 26 Mar - 18:22

La jeune femme jeta un regard bordé d'une certaine incompréhension mêlé d'inquiétude devant le soupire et la phrase du jeune saint, comme s'il était tombé sur un boulet, ou que son âme venait de chûter dans les abysses les plus profondes des enfers et qu'il n'y avait aucun moyen pour lui de s'en échapper. Ce qui était totalement absurde car la situation était loin d'être désespérée, elle était délicate, cocasse, difficile à maîtriser mais restait toujours une chance, cette chance pour eux, en alliant leur courage de vaincre ses monstres et de sauver des innocents. Et que la demoiselle soit apte ou non à utiliser son cosmos ne changerait rien à sa volonté, à moins que le soupire d'Oreste ne soit qu'un reproche pour lui même: était-il aussi exigeant pour lui-même que pour ses collègues au sanctuaire?

Alceste se le demandait mais n'ébruitait point la question, préférant suivre son partenaire à raz-le-sol, sa robe se déchirant légèrement dans la broussaille ou ils se dissimulaient pour ne pas être repérés par les géants. Elle avait à peine mit le pied à terre, laissant son destrier brouter l'herbe auprès de l'autre, qu'elle se sentait déjà un peu plus confiante en ses capacités, son javelot en acier trempé brillait d'une lueur magnifique et rare, autant que l'aurait pu être le croc d'un prédateur en chasse.
La progression fut lente mais efficace, à savoir si la petite révélation d'Alceste avait motivé Oreste, en tout cas ce dernier avait l'air décidé de sauver tous les jeunes gens prisonniers et cela était réelement un soulagement pour la jeune femme.

Celle-ci se tapissait dans la flore lorsque le Chevalier d'or du cancer lui fit signe qu'il allait passer à l'action, en retrait mais tout de même assez proche pour intervenir au besoin, elle le laissa utiliser son cosmos pour extraire l'âme du géant. La spectre sentit comme un léger malaise à la vue de l'âme qui s'élevait dans l'air à la façon d'une lumière bleuté, inquiétante et effrayante à la fois. Elle qui n'avait pourtant rien à craindre des attaques de type spectre trouvait qu'il y avait comme quelque chose qui clochait: Léonidas ne lui avait-il pas affirmé revenir lui "botter le cul" s'il trouvait un cosmos infernale proche de Spartes?

Les lèvres pincés, toujours cachée, elle regarda de la droite vers la gauche à la recherche d'un signe de vie ou de quoi que ce soit, mais avant même qu'elle ne remarque quelque chose, l'âme était revenu dans le corps à qui il appartenait, le corps légèrement titubant s'effondra comme prévu sur le sol, que le monstre évita de justesse en utilisant une main pour se retenir.
Alceste continua d'avancer, la lame aussi acéré que sa volonté, d'autant plus que le géant s'affaissait, préférant s'asseoir et prendre son souffle, sa grosse main passant sur son front indiquant qu'il était peut être malade.

La spectre jeta un coup d'oeil à l'adresse de Oreste pour vérifier qu'il était bien revenu du royaume des morts, s'assurer qu'il était également en vie en lui faisant un signe de la main puis un léger sourire complice. Elle bifurqua légèrement vers ce dernier pour ajouter dans un murmure sourds:

" - ça a été, pas trop difficile, tu pourras refaire cet exercice? Tiens le coup plus que deux ! "

Lui administrant une légère tape sur l'épaule en lui tenant un regard chaleureux, elle lui fit comprendre sans mots que c'était à elle de jouer et sans détours, elle se faufila rapidement entre les herbes, profitant que le Géant soit assit, pour sauter sur sa ceinture et d'une traite, couper les cordages, permettant la délivrance des natifs de spartes.
Le Géant passa maintenant ses deux mains devant ses yeux, comme s'il était fatigué.

Rapidement, Alceste mit ses doigts devant sa bouche pour inciter les personnes à faire vite sans ajouter un mot.
Un coup d'oeil rapide à Oreste lui fit comprendre qu'un coup de main pour faire sortir tout le peuple était le bienvenue, d'autant plus que la cage était accessoirement renversée et que les enfants, comme les personnes âgées avaient du mal à sortir de leur cage dorée...
Inquiète, Alceste fixa à nouveau le géant, s'ils n'étaient pas à Spartes, elle se serait fait un plaisir tellement malsain de le torturer...

" - Je me demande bien pourquoi ils font ça et dans quel but... En générale, de ce que j'ai pu en apprendre, ils mangent les fromages des chèvres qu'ils élèvent et sont plutôt pacifistes... "
Demanda une tierce personne en murmurant à l'adresse des deux protagonistes, en sortant de la grille.

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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Jeu 10 Avr - 11:25

Et d'un ! Autant un cyclope pouvait être lourd dans son corps charnel, autant son âme était aussi légère qu'une plume. Rien ne la distinguait de celle d'un humain. De sorte que la petite démonstration des cercles d'Hadès ne dura pas, et il vint bientôt rejoindre Alceste auprès des vivants.

Cette femme... était vraiment étrange. Ou était-ce simplement de la manipulation ? Depuis qu’ils étaient arrivés à Sparte, son comportement avait radicalement changé. Elle était passée de la cruelle et agressive juge - qui avait insulté Athena et voulait envoyer le chevalier aux Enfers pour lui faire subir d'éternelles tortures - à une charmante stratège dénuée de ses pouvoirs de spectre, lui donnant de la tape sur l'épaule et du sourire. De quoi en rester bouche bée.

Si Alceste avait été cette jeune fille en robe armée d'une lance, nul doute que le Cancer lui aurait fait la cour, se laissant séduire par ses charmes. Mais cela ne prendrait pas. Oreste n'avait pas la mémoire courte et ne se sentait pas prêt à pardonner leur rencontre faite aux enfers. Ils étaient avant tout ennemis. Dès lors qu'Alceste retrouverait ses pouvoirs, adieu la coopération cordiale. Elle lui arracherait les membres du corps les uns après les autres, avec délectation. S'il restait ses côtés, c'était pour venir en aide à des innocents (faisait fi de leur origine spartiate) et sauver son ami d’enfance, si cela était encore possible. Il avait un sens de l'honneur et de la justice propre aux guerriers d'Athena. Et même si, sur le coup, il avait refusé d’intervenir, il savait que tôt ou tard, il aurait fait demi-tour en jurant pour aider les spartiates.

Aussi, il ne se dépareilla pas de son attitude fermée, qu'il n'avait guère quitté que pour rassurer Nikos. Sa bonhommie habituelle resterait enfouie encore un moment. Il collaborait, il ne voulait pas devenir son ami.
Il la rejoignit pour faciliter l’évacuation des prisonniers du premier cyclope. La majorité d'entre eux se contenta de partir en courant, sans remercier, tellement terrorisés et sous le coup de l'émotion. Oreste ne leur en tint pas rigueur ; une telle situation était toujours traumatisante. En revanche, deux personnes le dévisagèrent tandis qu'il les aidait à sortir. LE chevalier sentit une certaine animosité pour l'un ("un chevalier d'or à Sparte !"). La seconde semblait plutôt le reconnaitre. Cela ne dura que peu de temps. Le cancer les encourageant à une fuite rapide. Pendant l'ensemble du processus, il était inquiet et surveillait les deux autres compères à intervalles régulières. Pour l'instant, ils ne s’étaient aperçus de rien. Ils étaient donc aussi bêtes qu'il le pensait. Mais si un second venait à s'agenouiller, le troisième n'aurait - ils pas des soupçons ? Si l'un d'entre eux venait à réagir, le pire était à craindre.

Oreste quitta le premier cyclope et s'approcha en douceur du second pour répéter l'opération. A nouveau, il leva le doigt vers le ciel, l'âme s'envola un temps pour un voyage vers l'autre monde, pour revenir de son court séjour, pris d'une fatigue soudaine. Le montre chuta sur son séant pour reprendre des forces. Moins précautionneux que son prédécesseur, il s’était carrément jeté à terre, faisant trembler la terre. Le troisième larron jeta un rapide coup d'oeil vers lui, avant de retourner à ses occupations.

Le jeune homme s'avança vers la deuxième victime, attendant l'intervention d'Alceste pour permettre la libération sous protection des prisonniers de la seconde cage. Akainos n'était toujours pas avec eux. A voix basse, Oreste s'adressa à Alceste.

- Effectivement, dans quel but des cyclopes aux activités pastorales enlèveraient-ils des humains ? Quelqu'un les manipulerait-il ? Qui pourrait vouloir...


Il arrêta sa phrase en plein milieu. La dernière prisonnière était passée devant lui sans le moindre regard, les yeux baissés. Pourtant, il la reconnut sans hésitation. Il écarquilla ses yeux, l'émotion se mit à l'envahir au point de lui couper le souffle. Voila pourquoi, entre autre chose, il ne voulait pas remettre les pieds à Sparte, où certaines personnes ne pouvaient comprendre sa décision, et à qui il devrait rendre des comptes.
Avec l'âge, l'inquiétude aussi, elle avait pris des rides et des cheveux blancs.
Son visage marqué par la peur et l'inquiétude, elle avait perdu ses couleurs chaudes et sa bonne humeur permanente dont Oreste avait hérité.
C'était bien Doris. Sa mère.
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Mer 23 Avr - 17:05

Doucement la jeune femme tranchait les dernières cordes qui retenait prisonniers les Spartiates dans la cage, affolés et paniqués, certains couraient  sans demander leur reste. Les moins sauvages adressèrent un regard légèrement rassuré en direction de leurs sauveurs, leur soumettant leurs inquiétudes vis-à-vie d'autres hommes et enfants encore capturés à quelques mètres d'eux.
D'un regard dur mais maternelle, Alceste leur faisait comprendre d'un hochement de tête qu'elle assimilait leur doutes et allait se plier à la volonté de ses confrères d'armes, car telle en était le ressort de leur peuple.

Une sorte d'entité et d'émotion les liais tous à l'instant présent, de façon à ce qu'aucun confrère ne puisse être délaissé ou abandonné.
Ce sentiment de fraternité et de rareté aussi étincelant et pure qu'une pierre était aussi précieux aux yeux d'Alceste qu'à tous les Spartiate digne de ce nom. Qu'elle aurait aimé partager cela avec le grand brun à ses cotés, qu'elle aurait aimé le protéger et partager ces sentiments de protection et de valeur  avec lui, si seulement il arrivait à faire la part de ce qui était son passé et son présent...

Fronçant les sourcils, Alceste fixait Oreste d'un air fier mais maternelle, une lueur dorée teintait son regard, un sorte d'espoir mêlé de confiance s'égarait dans l'esprit de la wyverne, qui ne se rendit pas tout de suite compte qu'elle examinait l'homme sous toutes ses coutures dorées.
Soupirant en jetant un regard au sol, morne et las, elle déglutissait en se rappelant que quelques minutes plus tôt elle avait voulut le tuer et... qu'elle devra achever cette basse besogne une fois qu'il mettra un pied en dehors de Spartes, cette cité protégée par la main invisible du grand Léonidas. Alceste ne pouvait utiliser aucune manifestation de son énergie spectrale sans l'accord de ce grand homme et encore moins envoyer ou propager la sage parole du grand monarque Hadès tant que Léonidas demeurait -De son demi vivant- encore parmi les siens.

Dalleur il avait également promis à Alceste d'intervenir comme légionnaire et protecteur divin de sa cité au cas ou celle-ci serait en danger, n'était-il point le moment pour lui d'intervenir?
La jeune femme caressa sa longue chevelure, perplexe et jeta sa toison vers l'arrière, ses yeux d'émeraude ne cessant de scruter les arbres, les cimes, la terre et plus encore, à la recherche d'un indice... Car si elle avait bien connaissance d'une chose à propos de son chef bien-aimé, c'est qu'il tenait toujours parole, toujours.
Un léger vent frais lui secouait sa lourde crinière et lui apportait un message inespéré, constitué d'un faible cosmos provenant de la bordure nord-est de Spartes, le même que celui du porteur du surplis du Béhémoth...

Ses lèvres affichèrent un léger sourire, étirant d'avantage la joie sur son visage alors que le cosmos de Léonidas était à peine perceptible, mais bel et bien présent à des milles d'ici.
Lui même devait être en affaire, Alceste devait alors se débrouiller en tant qu'humaine et exercer son devoir comme une reine qu'elle était.
Soulagée, elle retourna sa crinière vers Oreste, sa main faisant tourner son javelot, prête à utiliser ce dernier sur la seconde cage. Cependant un détail lui échappait, les adultes n'avaient pas finis de sortir de l'ancienne cage et une vieille femme, simple, dont les couleurs de ses cheveux se méprenait à celle de sa sagesse, sortait non sans peine de la cage d'or enjambant avec quelques difficultés les bois et chaines de ce qui était sa cage.

Elle prenait toute l'attention d'Alceste, aussi bien que d'Oreste, elle avait quelque chose en plus que les autres n'avaient pas. Etait-elle chevalier ou spectre elle aussi? Non, Alceste ne décelait aucun cosmos autours d'elle et pourtant... La personne au dos légèrement voûté par la volonté et les caprices de la vie s'arrêta un tierce moment, cherchant à déplisser ses yeux et à regarder les deux protagonistes devant elle.
Levant un sourcil, la Spectre resserra sa main sur son javelot, elle avait des yeux d'une intensité rare et une bouche fine et voluptueuse, encore magnifique pour une femme de son âge, qu'elle avait déjà vu quelque part...

Poussant un hoquet de surprise, Alceste Tourna catégoriquement sa tête vers le chevalier du Cancer et le compara à la dame qui passait, las et douloureusement son chemin non sans le parsemer de larmes humides et chaudes.
Alceste ne savait pas quoi ajouter, l'affaire ne la regardait dans aucun des cas, et pourtant, cheffe d'équipe, elle devait assurer la libération de tous les autres membres de la ville sans qu'Oreste n'en soit déstabilisé...
Réfléchissant, le regard vaquant de la droite à la gauche à une allure folle à la recherche d'une phrase ou d'une idée, elle approcha d'Oreste, lui posant une main aussi rare que chaleureuse avant de lui confirmer ses pensés:

" - J'ai sentis comme toi, une vague d'amertume ainsi qu'un froid rare se dégager d'elle... Si on se dépêche de massacrer le dernier géant là-bas, tu arriveras peut être à temps ... Je suis navrée "

Pinçant sa bouche en glissant délicatement sa main le long de l'épaule du saint, son regard se durcissait à nouveau tandis qu'au loin elle voyait déjà le dernier des géants commencer à faire demi-tour vers les protagonistes.
Expirant bruyamment, excédée et énervée par cette aventure, outrée, elle porta son javelot à bout de bras et l'envoya sans prendre la peine de calculer sa force, sur les chaînes de la seconde cage qui se brisèrent.
La lance éclatait en éclat de bois nacré, éparpillant sa pierre et ses échardes au quatre coin de la mousse verdâtre, à nouveau les autres prisonniers sortirent en s'exprimant avec gratitudes vers les deux personnes.

La rage dans le regard, le souffle saccadé et rapide, Alceste donna un coup d'oeil à son comparse avant d'écarter un premier bras de sa poitrine tandis que le géant était à portée de lance... si seulement elle aurait pu éviter de la casser.

" - Je vais te faire gagner du temps. Tu récupères la cage au vol quand à lui ... Je me le fais ! Je te fais confiance alors ne me déçois pas. "

Lui jetant à nouveau un regard de braise, elle ajouta dans un murmure à peine audible :

" - Tu es mon frère après tout, il est hors de question que je te laisse accomplir seul la sale besogne."

D'un bond prompt et féroce, elle se lança rapidement vers le géant, dégainant son poignard de cuisse au passage, prête à en découdre, après tout... n'y avait-il pas une personne de sang royale à sauver dans cette ultime cage?
Au moment de frapper l'orteil du géant, Alceste leva ses yeux et aperçut Pausanias, le fils du roi... ainsi que son apprenti: Une seule erreur serait mortelle et elle espérait bien secrètement qu'Oreste se joigne à elle pour s'occuper de la cage pendant qu'elle servirait d’appât au géant.

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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Lun 5 Mai - 18:40

Oreste fut pris d'une émotion (non, de plusieurs émotions) qui lui fit l'effet d'un coup de poing dans le ventre. Sa mère... Il ne l'avait pas revue depuis son adolescence. Elle avait l'air si triste, si vieillie par le temps et le chagrin. Stressée par sa condition de captive, elle était partie sans regarder ses sauveurs. Mais aurait-elle seulement reconnu son fils, disparu depuis des années, devenu adulte, en armure du chevalier du Cancer ? Voulait-elle seulement le voir ?

L'adolescent aimait ses parents, mais il ne supportait pas leur acharnement à croire qu'Hadès était le responsable de sa survie. Il était sûr qu'il était appelé ailleurs, et qu'il n'était pas fait pour la vie à la Spartiate, dont il détestait l'enfermement et les obligations, lui qui aspirait à vivre selon ce que son cœur lui dictait. A plusieurs reprises, il s'était fâché avec eux, en particulier lorsque son Paidonomos venait se plaindre de lui. Jamais ses parents, qui voulaient faire de lui un fier spartiate, n'avait tenu compte de lui en tant que tel, refusant de l'accepter tel qu'il était, et voulant le faire à l'image des autres. Un combattant parmi d'autres. Non, lui voulait rire, vagabonder. Se battre aussi, mais quand il le voulait, et à sa façon. Il voulait apprendre à lire et écrire, à réfléchir, à s’instruire. Il voulait passer du temps dans ce monde étrange aux feux follets bleus, et pas extirpé de force tous les matins aux aurores. Il voulait que son ami Akainos devienne peintre de céramique aussi. Non, n'en déplaise à ses parents, il n'était pas fait pour la vie qu'on lui traçait. Et à l'époque il était parti sans aucun regret.
A présent qu'il avait vu sa mère, il voyait les choses autrement. Qu'avait-elle pensé de son fils à ce moment-là ? Et si elle le retrouvait, tout à l'heure, dès que l'affaire des Cyclopes serait réglée ?
Le haïssait-il parce qu'il avait trahi sa Cité et les espoirs de ses parents ? L'avait-elle renié pour de bon et l'ignorerait ou bien le chasserait, voire tenterait-elle de le tuer ? Mais avant même cela, savait-elle qu'il avait rejoint Athènes, ou... Le pensait-elle mort ? Était-elle triste ? Avait-elle réussi à faire son deuil ? Et son père, alors, que pensait-il de tout cela ?

Oreste ne savait pas depuis combien de temps il était resté là à réfléchir. Hésitant entre remords et assomption, il fut sorti de son monde intérieur par une Alceste évidemment bien familière depuis qu'elle était en jupes. Son revirement le laissait pantois. Était-ce vraiment la même femme qui avait failli le tuer aux Enfers, quelques heures plus tôt ? Que s'était-il passé dans sa vie pour qu'elle abrite en elle de la compassion autant que de la cruauté ? Si Oreste n'avait pas été spartiate, aurait-ce changé l adonne ? Pour la première fois, il abandonna son hostilité envers elle et décida de ne pas l'ignorer ou la renvoyer dans les cordes. Elle l'intriguait au plus haut point.

Ils reprirent tous deux leurs esprits, prêts à s'attaquer à la seconde cage. Au fond de lui, le Cancer espérait vraiment retrouver Akainos, mais pas seulement. Il voulait aussi voir son Père. Savoir sa mère seule et veuve, sans son fils, lui arrachait le cœur. Au moins, avec son époux à ses côtés, serait-elle moins dévastée. Hélas, mauvaise pêche chez le second cyclope, ni lui ni Alceste ne trouvèrent ceux qu'ils cherchaient. Il ne restait plus que le troisième. Pourvu qu'il soit le bon.

Le chevalier d'athena ne prit pas le temps de s'attarder sur le déstabilisant "mon frère" (Je ne suis pas ton frère ! pensa-t-il) pour se concentrer sur le dernier des trois, qui s'inquiétait de l'état étrange de ses camarades. Celui-ci reçut un coup de poignard bien placé dans la jambe, ce qui permit de détourner son attention d'Oreste. Ce dernier ne souhaitant pas réduire les efforts d'Alceste à néant, quitta la seconde créature pour s'approcher du second, prêt à une troisième visite aux Enfers. La diversion de la Spectre fonctionnait bien, Oreste concentra une nouvelle fois son Cosmos et ni vu ni connu je t'embrouille, NeuNoeil partit en Enfer et revint aussitôt dans la campagne Spartiate, aussi sonné que s'il avait pris un coup de gourdin sur la tête. Mais il était plus revêche que les autres, et chercha absolument à écraser Alceste avec le peu d'énergie qui lui restait. Les deux Spartiates se chargèrent de le faire chuter pour le bon. Oreste s'empara de l'arme qu'il avait en main, et visa les tendons des chevilles. Enfin, au bout de quelques secondes qui lui parurent des minutes, grâce à leurs efforts combinés, ils vinrent à bout du dernier qui s'effondra à son tour sur ses fesses.
Alceste était plus proche des cages que lui ; le chevalier d'or s'apprêta à la rejoindre lorsqu'il sentit une présence derrière lui.
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Mar 6 Mai - 21:28

La mâchoire crispée, la lame prolongeant le bras de la guerrière, Alceste pourfendit l'orteil du cyclope, qui allait en titubant, injuriant la folle qui s'était jetée sur lui. Une lionne défendant sa famille, un dragon protégeant son trésor, la spartiate retira la lame ensanglantée en feintant un coup de pied qui lui était adressé. Ses années d'entraînement auprès des meilleurs maître d'armes et son acharnement poussé pour être au niveau de Léonidas lui rendait enfin service dans ces gestes tout particulièrement rapide, assez pour esquiver et parer l'attaque d'une monstruosité sans pareil à mains nues.
Laissant un léger sourire sur la commissure de ses lèvres, elle rebondissait ici et là, gardant et captivant l'attention du géant tout en laissant ses iris émeraude examiner la cage à la recherche d'un quelconque un indice qui attiserait son attention.

Finalement à son grand damne, elle l’aperçut, le visage larmoyant, sale et apeuré appuyé contre les barreaux de la cage. Innocent et frêle comme l'étaient tous les autres enfants de son âge. Le fils du roi, Pausanias, un jeune garçon âgé de six ans laissait un bras sortir des barreaux, l'autre cherchant par un moyen quelconque de s'agripper pour ne pas se laisser plaquer violemment par les extrémités de sa prison, petit comme il était il aurait vite fait de se faire écraser par le poids de ses aînés.

Férocement, la spectre ne prit pas la peine d'esquiver le pied du cyclope, levant juste un bras, elle transperça à nouveau un orteil du monstre qui fut projeté dans les enfers et ramené en l'espace d'un clin d'oeil.
La guerrière farouche laissa un rugissement de rage transpercer ses lèvres blanchies: Il n'avait pas eut le temps de souffrir ni elle de se délecter de sa blessure de plus, La cage se balançait maintenant en arrière, menaçant de tomber et de heurter le sol de toute sa masse.

Écarquillant les yeux en lâchant plusieurs jurons à l'adresse du créateur des Cyclopes, elle gonfla sa respiration en bandant ses muscles puissant afin d'être prête à lancer sa dernière offensive pour réceptionner proprement la cage.
retenant son souffle en fonçant vers l'immense prison, elle se laissa glisser au pied de la créature abominable, le lorgnant en esquivant de plus belle un coup de pied tandis qu'il tombait sur ses fesses, laissant la cage heurter le sol avec une certaine douceur...

Cependant Alceste ne prit même pas la peine de jeter un oeil sur le géant essoufflé, d'un geste rapide et prompt elle sauta sur la cage et arracha ce qui était supposé être le cadenas dorée de la cage en se frayant un chemin à l'instar de celle-ci sans en sortir.
Les captifs sortaient avec un certain sourire, d'autres en courant totalement affolés, comme il était coutume d'être depuis cette après-midi étrange, mais il n'y avait toujours pas la trace de l'homme "noble" à la cape ni d'Alceste.

" - Plus jamais je ne te laisserai aux mains de la famille royale, se sont vraiment des incapables ... paix à Léonidas, paix à son âme... "

Agenouillée dans la prison dorée auprès de l'enfant brun aux iris rougis par l'éclat du soleil, les bras autours du cou de ce dernier, la spectre tremblait tout en parsemant le gosse de baisers aussi humides que l'étaient ses joues. Ils se tenaient chacun dans leurs bras respectifs, se serrant comme s'ils avaient vécus les derniers jours de leur vie.
Au bout d'un long moment pendant lequel Alceste grondait et ronronnait de plaisir et de satisfaction auprès de l'enfant, elle capta une sensation étrange. Sans plus attendre, elle mit fin à leur retrouvailles en portant l'enfant sur son épaule pour sortir de la cage, le hissant tendrement comme seule une mère en était capable.

Seulement ils ne purent aller bien loin, le grondement étouffant fit éclater le sol, l'ouvrant totalement jusqu'à en créer une falaise dans laquelle glissa le corps inanimé du monstre tantôt vaincu.
La porte dorée se referma violemment au moment ou la jambe frêle de la jeune femme passait la porte, faisant retentir un "crack" sonore.
La cage glissait doucement jusqu'à la limite de la crevasse mais ne chuta pas.

Alceste eut assez de rapidité pour se saisir de l'un des barreaux avec sa main libre, l'autre tenant l'enfant, pour ne pas chuter totalement et les précipiter vers le gouffre infernal.
Doucement, elle leva ses yeux vers Oreste, stupéfaite pendant que le même  cosmos immonde, épuisant et étouffant imprégnait l'air de toute sa noirceur.
Écarquillant à nouveau les yeux, elle appela son comparse avec toute la volonté qu'elle avait.

" - Or-este ! Je t'en prie tu dois le protéger ! Fais-le ! Vite! "
" - Mam... j'ai peur ! "
" - Tout va bien se passer Pausanias, aoutch... Cet homme n'est pas méchant il te protégera je te le promet! Oreste ! Vas à Spartes et dis-leur que les Scythes sont de retour, s'il ne veulent pas se bouger, bottes leur le cul ! Ils vont en avoir besoin ! "

En ouvrant le portail avec son poing et sa force, Alceste avait réussit à créer une brèche auquel elle y passa rapidement le gamin, bras grands ouvert en direction de son nouveau sauveur, se retenant de gémir, il lança un regard apeuré en direction de sa mère adoptive.

" - Quand à toi, tu vas l'écouter et faire tout ce qu'il exige de toi, compris ?! Si les scythes sont bien la cause de ces créatures, il va nous falloir Bucéphale, tu sais ou le trouver? Putain ça tremble merde... Grouillez-vous ! C'est peut être Ta seule opportunité d'acheter ton passé et de créer une armistice avec Spartes, GROUILLES TOI ALLER !"

Renfrognant son nez à la façon d'une lionne enragée, elle poussa Pausanias de toutes ses forces dans les bras d'Oreste en jetant un regard bordé d'une colère immense envers ce dernier, colère ou se mêlait la peur et l'oppression de perdre son seul pied-à-terre ici bas.

Qu'est-ce qui la faisait croire qu'un ennemi pouvait l'aider à protéger son enfant? Son tout, ses émotions et sa "vie" sans surplis ni emprise divine à Spartes? Rien, il n'y avait aucun contrat qui faisait que le chevalier à l'armure dorée allait honorer sa parole, seulement un éclat d'or et de sang projeté dans l'iris incroyablement vaste de ses yeux.
Dans le role des protecteurs d'Athéna, il y aussi le role de protéger la terre, la planète et les êtres vivants, c'était l'une des obligations du haut rang d'Oreste comme de Kyros et les autres.

Et ce cas traitait d'une force majeur, plus tard lorsque Pausanias aurait assez de sang d'âge et de maturité pour monter sur le trône de son père, il se souviendra peut être que l'homme à l'armure d'or, un Athénien n'est pas une menace mais un bel atout et un fier représentant de l'union des cités-états de la Grèce unifiée.
Alceste voyait plus loin que le bout de son museau renfrogné, mais Oreste le voyait-il ainsi? Ce plan ne plaisait pas à la dame, mais son but, celui de voir Pausanias vivant et grandir auprès d'elle joignait à un même but que celui d'Oreste: Ce gamin était une voix de leur devenir, sans qu'ils ne le sachent.

Les deux mains liées sur les barreaux, impuissante, Alceste observa un long moment Pausanias en soupirant, le bruit d'un orage et d'une cavalerie forte en nombre se rapprochait du lieu ou était tombé le géant de chair, Oreste devait faire vite!

Hrp: alors What a Face là tu vois XD on arrive à la fin du chapitre 1. Le chapitre 2 va être aussi drôle ! N'hésites pas à faire marcher ton imagination, il y a tellement de chose à faire et à dire ! De plus j'utilisera le PNJ au prochain post pour faire réagir les politiciens et le roi en personne si tu reviens à Spartes. Mais si tu souhaites aller a Athènes pour aller chercher du renfort, tu le peux aussi ^^
Bref plein de possibilité, à toi de voir la suite ^^ !!!

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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Mar 13 Mai - 21:46

Oreste surveillait de loin les actions d'Alceste autour des cages. Elle semblait avoir trouvé ce qu'elle cherchait, le fameux fils du Roi. Le jeune homme était plutôt soulagé de voir un jeune garçon échapper à une mort prématurée. Le Cancer connaissait le Roi, mais il avait quitté la Cité trop tôt pour connaitre l'héritier. Une fois qu'elle eut repéré l'enfant, elle ne tarda pas à agir. La situation l’exigeait, les prisonniers étaient en mauvaise posture. Son empressement la fit entrer dans la cage, sûrement à la rencontre de cet enfant, tandis que les autres captifs ne demandèrent pas leur reste. Oreste se rapprocha pour tenter de mieux distinguer le visage des rescapés. Hélas, il ne retrouva pas son père ni son ami d'enfance. Avaient-ils été ..... Non, il ne devait pas se laisser aller à réfléchir tant que cette affaire n'était pas réglée. Il devait conserver la tête froide, et ne pas se laisser surprendre par les émotions. 

Au moins l'un des deux chasseurs de cyclopes avaient eu ce qu'il souhaitait. Alceste paraissait encore plus différente en présence de cet enfant. Comment était-elle passée de ce brin de femme, si forte et si fragile, en juge cruelle ? Et qui était cet enfant pour elle ? Son élève ?Son frère ? Son fils ? Quoiqu'il en soit, elle et lui avaient une relation bien spéciale, et prenaient vraiment trop de temps à sortir de la cage, au point qu'Oreste allait bientôt sonner le rappel. Ils avaient le temps de se faire ds câlins une fois éloignés, non ? Après tout, le Cancer n'avait pas tué les cyclopes, ils pouvaient se réveiller d'un moment à l'autre. 
La crainte d'Oreste se matérialisa sous peu, tandis que le sol se déchirait sous leurs pieds. Les commanditaires n'étaient pas loin. Ils avaient perdu trop de temps et leur manque de prudence allait se retourner contre eux. Le troisième cyclope chuta dans la fosse, entraînant la cage qui resta néanmoins en équilibre. 

- ALCESTE ! Cria-t-il, mais trop tard. 

Bientôt, la spectre et l'enfant firent piégés. Le Chevalier du Cancer se précipita pour l'aider mais tel n'était pas exactement le désir de celle-ci, qui avait une autre priorité. Elle était gonflée, et elle en profitait, de demander un tel service. Ou au désespoir pour laisser reposer ses desseins sur un chevalier d'Athena, son ennemi. Pourtant, elle devait savoir que le chevalier ne pouvait abandonner un enfant et une femme en mauvaise posture. Ce serait indigne d'un représentant d'Athena. Ou alors, avait-elle fait exprès de jouer sur ses valeurs ? Sale manipulatrice !
Il récupéra l'enfant et écouta les instructions d'Alceste quant à la marche à suivre pour la suite, évitant de la contredire. Pourquoi disait-elle qu'il pouvait en profiter pour racheter son passé ? De quoi elle se mêlait ? Agacé, il se décida à lui tendre la main pour l'aider à remonter, la cage n'était pas tombée. Mais quelque chose le fit changer d'avis. Quelque chose approchait. Il jura, furieux, prit l'enfant dans ses bras et déclara avec mécontentement qu'il reviendrait et qu'elle avait intérêt à rester en vie pour qu'il la ramène aux Enfers par la peau des fesses. Déçu de devoir faire volte-face, mais devant honorer sa promesse, il se mit à courir en dépit des pleurs du petit. 

***

Des pensées arrivaient en nombre et en vrac dans son esprit. 
Il avait cru comprendre que l'enfant avait appelé Alceste "Maman". Il n'avait pas fini le mot, mais c'était assez clair cependant. Cela signifiait-il qu'elle était... la Reine ? Oreste s'était-il tellement désintéressé de la vie de Sparte pour ignorer un tel fait ? Peut-être était-ce possible. Il voulait poser la question à Pausanias, mais le pauvre était tellement choqué qu'il était inutile d'en rajouter une couche. 
Sa deuxième interrogation concernait les Scythes. Que fichaient-ils ici, à Sparte ? Voulaient-ils obtenir des terres de cette Cité ou la détruire, tout simplement ? Mettaient-ils un pied en ces lieux dans un but plus grandiose que de s'emparer de l'ensemble de la Grèce ? Mettre à genou Sparte était une stratégie qui se concevait : elle serait l'exemple de ce qui attendait les autres. Pour en être sûr, il devait consulter les Sages, ou bien un Oracle. De sorte qu'il hésitait sur la destination à prendre. Athènes, Delphes, Sparte ? 
Il prit vite une décision, il ne pouvait pas laisser la Cité dans le silence. 

Courant à la vitesse que lui permit son Cosmos, plus rapide que le cheval qu'il avait utilisé tantôt, il parvint très vite à Sparte. De l'extérieur de l'enceinte, il entendait se mêler cris de joie et de désespoir. Les premiers rescapés étaient déjà arrivés et étaient accueillis par des larmes de bonheur. Mais en voyant certains absents, les habitants durent se rendre à l'évidence. 
En revenant sur Sparte, Oreste prenait le risque de devoir des explications à Nikos. Lui annoncer qu'il n'avait pas retrouvé Akainos. S'en sentirait-il capable ? Oui. Reculer les échéances était inutile. Mais s'il y avait peu de chance que l'ami de l'ancien Spartiate soit vivant, il ne voulait pas la briser avant d'être sûr. 
Arrivé aux portes de la cité, des Gardes s'interposèrent devant le Chevalier d'or. 

- Interdiction de passer. Seuls les Spartiates pourront rejoindre la ville. 

Oreste leva les yeux au ciel. Ils étaient bêtes ou quoi ? Ils ne voyaient pas le gosse ? 

- Je veux parler à la personne qui dirige cette ville. Immédiatement. Dites-lui que je suis...

- Peu importe qui tu es étranger, nous ne voulons pas d'intrus ! 

Bouillonnant, il désigna l'enfant tout tremblant et muet. 

- Et vous croyez que lui, c'est un étranger, peut-être ? 

Les gardes accordèrent enfin l'attention au garçon qui tourna un peu la tête vers eux, découvrant son visage baigné de larmes, et qui s'accrochait à Oreste autant que ses petites mains lui permettaient. Mais les soldats, peu intelligents, ou simplement bornés, demeuraient sur la défensive. 

- Tu as osé prendre le fils du Roi en otage ? Libère-le, ou il t'en coûtera !

La patience d'Oreste avait des limites. Il dégagea de son cosmos histoire d'obtenir un peu d'attention, ce qui eut pour effet de calmer les trop zélées sentinelles. 

- Je ne suis pas un cyclope, à moins que vous ne sachiez pas compter jusqu'à deux ! Maintenant, écoutez-moi, bande de crétins ! Pausanias m'a été confié en personne par Alceste elle-même ! J'exige, au nom d'Athènes et Athena, de voir le Roi immédiatement ! La situation est grave ! 

Décontenancés, les gardes baissèrent les armes, mais hésitaient encore. Une voix, venant de derrière eux, finirent d’apaiser leurs réticences.

- Laissez-le passer, s'il vous plait. Je me porte garante de lui. 

Oreste eut un choc en entendant ce timbre qu'il connaissait si bien. 

- Mère...

*** 

Le jeune prince s'était endormi, bercé par la douce chaleur du cosmos en or, par le stress et la fatigue. Oreste le gardait contre lui comme s'il s'agissait d'un bien précieux. Il suivait en silence celle qui l'avait mise au monde, et qui l'emmenait au Domaine du dirigeant de Sparte, qu'elle connaissait bien, puisqu'elle y était intendante. Doris n'avait pas échangé un regard, étant passée avant son fils. Le jeune homme, quant à lui, ne savait plus où se mettre. Depuis tout ce temps où ils avaient été séparés... Et il n'arrivait pas à lui parler. Tandis qu'elle demeurait digne, malgré la peur, malgré la tristesse ou la colère qui devait être sienne. 

- Tu es devenu si beau, Oreste. 

Le chevalier sursauta. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle parla. Il se mit à rougir comme une tomate et demeura muet, incapable de répliquer. Il était dans ses petits souliers. 

- Je suis si contente de te savoir en vie. 

- Moi aussi, Mère. Je suis...

- Je t'arrête de suite. Je ne veux rien savoir de tes raisons. De ton histoire. Tout comme je ne te dirais rien de ce qu'il s'est passé de mon côté. Je suis juste heureuse de te voir, le reste te concerne. C'est le présent qui compte, pas le passé. Tout mon passé a défilé devant mes yeux, quand j'étais dans cette cage. Je veux recommencer une nouvelle vie, puisque mon propre fils m'en a donné l'opportunité. 

- Tu m'as vu ? 

- Oui. Mais je ne voulais pas te déconcentrer, alors... Je t'ai ignoré. On arrive au palais. Remets-toi de tes émotions, sinon tu ne seras pas crédible. 

- Oui... Mère...

Son cœur explosait de joie et pourtant devait demeurer contenu. Elle ne lui en voulait donc pas, malgré tout... depuis tout ce temps... Elle n'avait rien dit de son père... Il comprit donc qu'il n'était plus en vie. Mais comme elle restait évasive sur le sujet, autant ne pas la forcer. N'empêche, c'était une femme spartiate dans toute sa splendeur. Elle avait parlé sur un ton égal, sans émotion déplacée, juste ce qu'il fallait pour laisser passer son message. Elle ne s'était même pas retournée. Craignait-elle de le regarder par dessus l'épaule, et le voir disparaître tel Orphée ayant perdu Eurydice ?

A l'arrivée aux portes du Palais, de nouveaux des Gardiens croisèrent leurs armes pour bloquer le passage (le chevalier d'or se repérait de loin, visiblement...), mais à la vue de Doris, laissèrent l'accès sans broncher. Cette dernière s'arrêta avant une dernière porte, et demanda à son fils de rester une seconde ici. Il acquiesça, et attendit. Il regarda le visage endormi du garçon et le caressa doucement pour chasser les mèches de cheveux lui collant au front. Il l'avait échappé bel, ce petit. Il représentait un espoir certain pour l'avenir, et Oreste le protégerait jusqu'au bout. Peut-être témoignerait-il en faveur du Chevalier d'or pour qu'il soit entendu par le Conseil sévère de Sparte... 
La porte pivota légèrement, et Doris fit signe à son fils de le suivre. Ce dernier pénétra dans la Salle. Si ado, on lui avait dit qu'il y mettrait les pieds ici des années plus tard, il aurait ri au nez de cette personne... 

Il se retrouva devant une assemblée d'hommes habillés en Chiton. Des jeunes, des vieux, pas très commodes. Tous avaient les yeux fixés sur lui et sur l'enfant. Sans hésiter, n'attendant même pas qu'on lui autorise à prendre la parole, il prit les devant. 

- Je suis Oreste, Chevalier d'Or du Cancer et représentant d'Athéna. Je viens vous informer que les Cyclopes qui ont ravagé la ville seraient envoyés par les Scythes. Ces derniers détiennent à l'heure actuelle la dénommée Alceste. J'ai l'intention de me rendre à Athènes pour leur signaler cette invasion, mais je souhaite avant tout connaître vos intentions. Après tout, vous êtes la première Cité visée. 
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Lun 26 Mai - 15:13

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L’audience se leva devant l’appellation et la présentation de leurs nouveaux-venus. Les visages déconfits de certains et d'autres, bourrés de surprise, élevait un brouhaha extraordinaire dans cette salle brodée de rouge carmin et de dorures aussi parfaite que ne l'était l'armure du chevalier du cancer.
Les hommes s’exclamèrent dans leur langue ancienne tout en émettant des cris perçant, une décision devait vite s'imposer au-devant de la catastrophe.

Pausanias dormait à poings fermés maintenant, rien au monde n'aurait pu le réveiller à cet instant, pas même la voix étranglé de sa véritable mère biologique, à l'autre bout de la salle, les bras tendus, se précipitant vers son fils à grande enjambés en hurlant à pleine gorge " assassin".

L'assemblé se retourna une bonne fois vers Oreste, commençant à sortir leurs armes tandis que derrière le chevalier d'or, les gardes qu'il avait croisé auparavant apparurent, toutes armes pointés sur lui et sa mère, s'exclamant " je savais que l'on aurait du faire plus attention! " ou encore " il va payer pour tout cela, c'est un traite! On le savait que jamais on aurait du lui faire confiance depuis le jour ou il était partit!"

Le roi, visiblement absent, l'assemblé avait du mal à choisir une réponse et un ordre assez stricte pour renvoyer Oreste, aussi ne purent-ils qu'articuler dans l'ombre de la menace pesante un mot aussi inaudible qu'invraisemblable...

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" - Assez ! "

Au fond de la pièce d'ou venait la reine, un homme aussi grand que musclé sortit de la pénombre. La Reine tremblait en reculant devant Oreste, les gardes dirigèrent leurs pointes vers le sol, Doris soupirait tellement fort de soulagement que l'enfant en ouvrit un oeil humide, émergeant doucement de ses rêves sombres.

" - Je ne tolérerai pas que le sang de mes fils, de nos fils, coule dans cette salle. Oreste, files dans la salle du trone, je t'y rejoins."

Armé jusqu'aux dents, l'homme avait vu et connu tous les frères de sparte depuis des décennies. Son nom faisait la fierté et l'honneur de sa cité, pour le peu qu'on le reconnaisse dans les légendes, les contes ou les mythologies.

Le maître d'arme de Spartes prétextait une toux discrète pour faire taire l'assemblée, ce qui manqua d'en faire tomber un ou deux dans le comas. Les muscles roulant sous sa peau et sa démarche de lion firent rougirent la reine et les femmes dans la salle tandis qu'il poursuivit sa marche féline jusqu'à la salle du roi, absent.

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" - Il est bien loin ce temps, Gamin, ou le nom d'Acamas terrifiait autant tes ancètres que ta chère mère ahah..."

Essuyant du revers de son coude son front ensué, il tendit sa main à Oreste, poursuivant dans ses palabres.

" - Les scythes... cela fait des années qu'ils ne sont pas venus sur nos terres, pas depuis ces quarantes dernières années si ma mémoire ne me fait pas défaut; Après tout c'est bien Léonidas qui les a repoussés et exilés de nos terres... Les as-tu vu réellement? As-tu eus le temps de récupérer des informations? "

Au même moment, derrière la porte, la reine espionnait la conversation à la porte, les gardes retournaient à leur place, quant à Doris, elle attendait sagement derrière la porte que la discutions se finisse: personne ormis les personnes importantes n'avaient le droit de pénétrer dans cette salle funeste.

Faisant les cent-pas entre les rideaux et les fenêtres de la salle, Acamas fixait l'extérieur d'un oeil alarmé, dur et baigné dans l'incompréhension.

" - Il est grave d'attaquer le roi et le prince de cette cité, d'autant plus que nos ennemis sont en bon nombre. J'ignore réellement si ce que tu me dis est vrai ou non, mais j'imagine que cette fille de Méduse, Alceste, à quelque chose derrière la tête en restant dans le camps adverse, en demandant Bucéphale qui plus est! Hummm... Je crois avoir compris..."

Revenant vers Oreste, le pouce et l'index caressant son menton en fixant Pausanias, il s'arrêta devant ce dernier.
C'est alors qu'un cosmos léger mais arrogant, fort et impitoyable se leva de part et autre du corps du maître d'arme de sparte.
Autant celui d'Oreste inspirait la paix et l'intelligence, Alceste la mort et la peur, que ce dernier inspirait la guerre et la compassion, deux mélanges absolument subtiles qui firent réveiller l'enfant et le firent crier lorsque le cosmos effleura son échine.

Fronçant les sourcils, Acamas serra son poing en faisant doucement tinter ses armes d'un glas qui sonnait l'heure de la délivrance.

" - Est-ce... possible? La reine a-t-elle véritablement fait cela? ..."
Lâchant une expression grave et alarmiste au jeune saint, le guerrier d'Ares s'approcha encore d'un pas de l'enfant, une main toujours en avant comme pour déceler une quelconque chose chez Pausanias.
Les larmes de l'enfant se perdirent sur son torse et alors qu'il s'efforçait d'expirer et inspirer calmement, une once de cosmos se mit à briller sur sa main... un signe qui ne trompait pas pour Acamas.

Soumettant à Oreste un regard apeuré et dur, le maître d'arme fit claquer sa cape blanche tout en tournant les talons à son ancien apprenti.

" - Je ne vois qu'une chose possible. Il va falloir le l'enfermer quelque part, loin, très loin d'ici, le séquestrer pour être sur qu'il ne revienne jamais à Sparte. "

Retournant sa tête en donnant un coup d'oeil répugnant à l'enfant, sa main droite désormais empoignant son glaive, il poursuivit:

" - Ou alors son sort sera gravé au fer de ma lame. Au jour de sa naissance, la grande famille des Agiades, pour la gloire de leur nom, on vendu trois de leurs enfants au grand Zeus en personne afin que leurs souillures du passé soit épurés et que leurs péchés soient excusés par le grand patron..."

Levant les yeux au ciel en faisant taire son cosmos, l'air grave, il poursuivit, ne lâchant pas Oreste d'un poil de cil.

" - Deux des enfants furent ainsi sacrifiés, le troisième échappa au coup de poignard qui lui était destiné par une ombre, un fantôme du passé, mon vieux maître... "

Soupirant en contemplant le plafond, il acheva:

" - Léonidas a sauvé son arrière petit fils des mains de sa propre famille en les maudissant tous. Le comble pour la famille qui voulait s'offrir toutes les grâces suprêmes du seigneur des cieux et qui perdit dès lors trois de leurs enfants... oui les trois... "

Se retournant enfin avec sa mine grave il termina avec un ton déterminant de la situation.

" - Tu sais maintenant pourquoi Alceste désire tant le garder sous son ombre, rien ne vaut mieux qu'un roi-spectre pour servir Spartes et l'offrir sous un plateau d'or et d'argent à Hadès... Quel coup de mâitre! ... Il y a un hic dans cette histoire cependant... "

Fronçant les sourcils, Acamas observa Pausanias avec plus d'intérêt...

" - Pourquoi t'avoir confié à un traitre comme Oreste?"

Sans plus attendre le glaive puissant de Acamas fendit l'air et trancha le linge de Pausanias, laissant paraître une tache rouge qui s'étendait sur le sol. Oreste avait-il réussit à esquiver le coup ou l'enfant était-il gravement blessé? qu'était réelement Acamas ?
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Dim 1 Juin - 22:53

La salle était immense et splendide, décorée d'un rouge sombre qui donnait l'illusion d'avoir peint les murs avec du sang. Comme il fallait le craindre, malgré la confiance de Doris, Oreste n'était pas accueilli à bras ouverts. Il ne pouvait cependant leur en vouloir. Il était un chevalier d'or, donc représentant d’Athéna sur une terre dévouée à Hadès. Un Spartiate qui avait trahi sa Cité. Malgré le temps passé, l'enfant devenu homme avait été reconnu et ne passait pas inaperçu parmi les huiles de Sparte. 
Ce qui agaça en revanche le jeune homme fut la panique concernant l'enfant. "Assassin", avait dit la Reine. Il n'était pas mort... Comme si c'était le genre d'un chevalier de tuer un enfant...

Entouré par les gardes, chacun faisant sa petite remarque sur le fameux déserteur, Oreste ne faisait pas attention à ça. Il était plus embêté par le sort qu'on pouvait réserver à sa mère à cause de son traître de fils ; par l'enfant qui avait un lourd fardeau sur ses épaules, et Alceste qui était en danger, si ce n'était plus à l'heure actuelle. Il venait d'annoncer une nouvelle inquiétante, et les voila qui palabraient bêtement sur du passé. "J'ai bien fait de partir, tiens..." pensa-t-il. Alors qu'il était en fâcheuse posture pour lui faire entendre raison, une voix résonna et fit taire tout le monde, réveillant l'enfant. Oreste en profita pour envoyer un regard appuyé à la mère éplorée pour lui signifier :"ah, vous voyez bien qu'il est vivant..."

L'homme qui était apparu semblait n'avoir pas changé depuis les années. Acamas. Un nom synonyme de héros ou de guerrier. Le maître d'arme de temps de spartiates, dont Oreste.I l faisait d'ailleurs toujours autant d'effet lors de ses entrées. Rares étaient ceux qui lui résistaient. En le voyant, le chevalier d'or ne sut exactement quelles émotions étaient en train de le saisir. Du respect, du regret. Il appréciait beaucoup Acamas, même s'il était lié à une partie de son passé qui l'avait poussée à partir. Cependant, il lui accordait le crédit nécessaire pour s'échapper dans la salle du trône et quitter le ramassis de crétin du conseil. 

Il pénétra dans la salle du trône et écoutait sans parler les paroles de son ancien maître, après l'avoir remercié pour son intervention. Il se savait observé, le silence de la salle adjacente indiquait que tous dressaient l'oreille pour écouter la discussion entre le maître et l'élève. 

- Je ne les ai ni vus ni identifiés. En revanche, Alceste était sûre de ce qu'elle avançait avant qu'elle ne reste bloquée auprès des cyclopes, après que nous ayons évacué les captifs. 

Acamas se mit à réfléchir tout haut. Le Chevalier d'or ne perdait rien du monologue, essayant de comprendre la situation actuelle et mieux agir pour bloquer toute attaque et aller secourir Alceste. Enfin... Peut-être pas Oreste lui-même. Après tout, elle était censée être son ennemie, pourquoi lui rendrait-il service ? Parce qu'il était gentleman ? Faible homme que tu es... Pourquoi fille de Méduse, puisqu'on parlait d'elle ? Qui était vraiment Alceste la Juge ? 

Il fut tiré de ses réflexions silencieuses par un cosmos qu'il connaissait bien et qui s'élevait depuis le maître d'arme. Oreste fronça les sourcils. Sentait-il une quelconque menace approchant pour être dans cet état ? Le Cancer ne sentait rien de particulier. Ce fut à ce moment précis où l'enfant se mit à crier. Le chevalier se mit aux aguets, quelque chose n'allait pas et lui échappait. Histoire de ne pas lui rendre service, les propos d'Acamas devinrent de plus en plus énigmatiques. Cela faisait longtemps que le jeune homme s'était désintéressé de la vie politique de Sparte, et à l'heure actuelle, il le regrettait. La Reine en personne en voulait à son propre enfant ? Était-ce cela que signifiait le maître d'arme ? 

Un phénomène inattendu vint troubler la situation déjà délicate. Oreste écarquilla les yeux tandis que le petit dégagea un... un cosmos ? Si jeune ? Acamas était aussi surpris, mais terrifié. Le brun comprenait de moins en moins ce qu'il se passait, et n'était pas aidé par les commentaires mais n'appréciait pas la façon dont il parlait de Pausanias. La famille des Rois de Sparte, les Agiades, avait-elle été maudite pour en arriver à un tel point de sacrifice ? Pauvre enfant, si jeune et déjà tant que problèmes autour de lui ? 
La dernière affirmation d'Acamas fit réagir enfin Oreste qui sentit venir le coup fourré. Alors que son ancien maître avait sorti son sabre et déchira le vêtement de l'enfant, il réagit à la dernière seconde pour se retourner et empêcher que la lame ne pourfende le pauvre petit. Ce fut la main droite du chevalier qui prit la suite de l'attaque, grâce à la vitesse de réaction typique des chevaliers. Il serra d'ailleurs ses phalanges autour de la lame pour bloquer l'arme et le bras de l'agresseur. 
Le regard du Cancer se fit dur, et il oublia le respect dû à son maître d'arme pour expliquer son point de vue. 

- Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris de vos réflexions à voix haute, et je me fiche des raisons qui vous ont entraînées à commettre un tel acte. C'est quoi, votre problème ? Conflit d'intérêt entre Dieux ? Vous avez parlé de moi comme un traître, mais vous pouvez parler ! Vous avez tenté de tuer un enfant innocent qui vient d'échapper à une mort terrible et qui n'est autre que le futur roi de Sparte ! Expliquez-vous, ou je me chargerais de vous tirer les vers du nez. Et épargnez-moi vos paroles incompréhensibles, je n'ai ni le temps, ni la patience !

Il était rare de parvenir à mettre Oreste en colère. L'agacer, oui. Mais l'énerver vraiment, il lui en fallait. L'attaque sur l'enfant était la goutte d'eau qui avait fait déborder l'amphore. Il repoussa l'arme avec force et mit de la distance entre Pausanias et Acamas. 

L'enfant était terrorisé, et risquait de prendre froid. Le chevalier distingua la marque, la regarda avec curiosité. C'était la matérialisation de sa malédiction, sûrement. Quant au cosmos... Cela pouvait être normal pour un descendant des Roi de Sparte, mais si jeune ? D'un mouvement de la main, sans quitter son Maître d'arme des yeux, Oreste défit sa cape et couvrit le garçon.
  
Et bien ? J'attends !
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Mar 3 Juin - 17:36

Acamas laissait son énergie divine affluer le long de son dos et de ses bras, un cosmos aussi pourpre que le sang et aussi agité qu'une mer montante. Vibrant puissamment, la cosmos-énergie n'annonçait cependant rien de bon ni d'agréable quant aux évènements à venir. L'épée droite du maître avait laissé une entaille bien nette dans l'armure d'or du Cancer, aussi nette qu'invraisemblable: les armure d'or sont faite à partir de poussière divine, presque rien ne peut les atteindre.

Cependant l'entaille n'avait pas été aussi loin que l'avait escompté le maître d'arme; voulant montrer contre son gré, la couleur du sang d'Oreste pour lui servir de leçon, malgré le fait qu'il ait dit ne vouloir montrer couleur ce liquide vitale du corps de ses enfants, Acamas n'avait fait qu'effleuré le lin sous l'armure, il n'y avait donc pas de blessure pour l'enfant né sous une bonne étoile et heureusement pour lui.

Serrant sa mâchoire crispée dans sa bouche fine, Acamas retira d'un coup sec son épée vers l'arrière mais pointa la paume de sa main et ses doigts écartés vers le couple, Oreste et l'enfant, les soumettant à un regard dur et colérique tandis que son cosmos croissait de seconde en seconde, au rythme des battements de son coeur.


" - Sparte est MON territoire, je ne tolérerais pas une seconde de plus qu'Athéna ou Hadès manifestent leurs cosmos sur MES terres et MA cité. Elle aurait du crever et disparaître dans les fanges de L'Olympe ou encore des terres oubliés de l'ouest au lieu d'être envoyé à Athènes, cela m'aurait causé moins de soucis. Quant à toi... "


Tout à coup le Cosmos d'Acamas devint horrible, terrifiant et d'une profondeur inégalable, au delà-de la couleur carmin qui s'agrandissait de secondes en secondes. Les yeux, même humains pouvaient y contempler l'univers et les galaxies: les étoiles qui bordaient le ciel lorsque l'on s'endormait à la belle étoile; Sauf qu'elles étaient nettes et le ciel rouge plus vaste qu'une nuit éclairée par la lune salvatrice. Un ressentiment de dégoût, d'horreur, de guerre et un sentiment de colère et de mépris s'installa dans l'air, tendant encore plus l'atmosphère qu'il ne l'était déjà.

Tout à coup, aussi rapidement et promptement qu'un coup de fouet, le dieu de la guerre relâcha son cosmos impitoyable sur le couple, sans aucune pitié ni clémence, balayant de sa puissance les dallages et boiseries qui se dressaient entre le jeune saint et la puissante divinité grecque.

Arès libéra enfin son cosmos, s'était sa façon à lui de se présenter sous sa véritable forme, puissant, féroce, impulsif et méprisant toutes vies humaines et surtout... celles de ses frères et oncles réincarnés sur terre.
Qu'advint d'Oreste? Continuait-il de protéger Pausanias?


" - J'espère avoir été on ne peu plus clair, Fils de Spartes. Ne souilles plus jamais MES FILS par le nom de celle que tu dis protéger. Qu'est-ce qu'un être aussi faiblard et misérable que toi, un humain peut faire pour protéger un futur roi ou une déesse déchue... RIEN."


Son cosmos menaçant se tarissait doucement au fur et a mesure que ses traits se lissèrent, devenant moins durs et plus agréable, moins menaçant mais toujours aussi farouche. Essuyant d'un revers de sa main son glaive sur sa cape, le dieu de la guerre se retourna vers la porte, appuyant sur la clenche en lançant un ultime regard à Oreste, une lueur de défit et de haine dans le regard.


" - Si elle t'a réellement demandé de le protéger, Il y a un lieu qui pourrait être accessible, non-loin de la Perse, son nom est Jamir. Cela t'éviterait de faire du baby-sitting tout le reste de ta vie. Cela n'est pas ton destin. "
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Mar 3 Juin - 22:43

[HRP] L'action décrite dans ce post se passe au niveau du campement dans lequel Alceste est retenue... donc pas de conséquence directe sur l'action qui se passe à Sparte pour le moment. Alceste, j'espère que ça t'ira comme premier post pour placer le contexte de l'action^^ Je te laisse poursuivre en décrivant ton arrivée dans notre campement à la fin, si tu le désires. Sinon, je refaits un second post pour continuer un peu^^ [/HRP] Wink

La nuit était tombée sur le campement des Cyclopes, et un curieux mal venait de les frapper de plein fouet. Piégé dans une vulgaire cage de bois suspendue au dessus d'un ravin, l'un des deux assaillants avait été abandonné à son triste sort : celui de finir dans l'estomac d'un géant. C'était là un bien triste châtiment, surtout pour une femme encore dans la fleur de l'âge. Depuis peu, un grondement sourd s'était fait entendre en provenance des tréfonds de la forêt. Des sons de cornes retentirent : trois, comme pour sonner le glas des quelques cyclopes encore debout. Ces derniers venaient de rejoindre le centre de leur campement de fortune, là où était entreposée la captive, comme un simple morceau de viande à l'étalage. Les cyclopes étaient au nombre de 5. Face à eux, 7 Scythes et leurs montures armés jusqu'aux dents et prêts à en découdre. Mais cela, ils ne le savaient pas encore, car la brume s'était invitée aux festivités. Elle était l'alliée des Scythes, et serait la clé de leur victoire.

Par delà ce brouillard il était impossible de distinguer ces guerriers de l'ombre. S'armant de troncs d'arbre, de fléaux, ou de lames épaisse, les Cyclopes attendaient de pied ferme, grognant comme un seul homme. Les galops et les hénissements s'approchaient, jusqu'à la lisière de la brume.... la tension montait, tandis que de nouveau les trois coups de cornes retentissaient au coeur de la nuit : l'attaque était lancée.



Tout à coup, quatre silhouettes tranperçèrent la brume, en deux groupes de deux : il s'agissait bien des Scythes et de leurs montures de guerre. Leur allure et leur attitude parfaitement aggressive, associée à la majesté de leurs montures, les rendaient presque aussi imposants que leurs adversaires. L'action se passa très vite car quelques galops à peine les séparaient de leurs proies : les deux premiers Cyclopes. Tout en esquivant les coups hasardeux des géants aussi maladroits que stupides, les Scythes se croisèrent avec grâce, non sans se retourner immédiatement après avoir contourné les monstres, avant de leur décocher chacun une flèche dans les tendons... aucune des quatre attaques simultanées ne rata. Dans la précipitation, les deux Cyclopes blessés n'avaient pas vu les deux autres Scythes qui avaient eux aussi émergés de la brume droit dans leur direction au grand galop. Courbés par la douleur, ils ne purent que subir cette troisième et ultime attaque. Un Scythe pour un Cyclope : les deux cavaliers bondirent avec leur monture juste au dessus des monstres, parvenant au passage à leur planter un javelot de guerre droit dans l'oeil. Les deux cris de douleur déchirèrent la nuit, tandis que les deux masses s'écroulaient lourdement sur le sol.

Immédiatement et afin de ne pas s'exposer aux représailles des autres Cyclopes inutilement, les 6 cavaliers disparurent dans la brume aussi vite qu'ils étaient apparus. Leur attaque avait été une réussite totale : c'était sans compter sur la folie et la témérité des Cyclopes. Sur les trois restants, deux chargèrent à plein poumon et poursuivèrent leurs assaillants jusqu'à disparaître également dans la brume. Très vite, des bruits de coups d'armes lourdes, d'acier, et de galops meurtriers émergèrent de la zone des combats... les cavaliers devaient les attendre de pied ferme. Le dernier Cyclope crut bon de s'occuper de la "captive" avant de rejoindre ses grands camarades. D'un geste furieux, il s'empara de sa masse à pointe et éclata toute la partie supérieure de la cage. Puis, se saisissant de la femme avec une adresse et une vivacité plutôt surpenantes pour un géant de son espèce, il la pressa un instant et la balança violemment sur le bas-côté. Elle s'écrasa lourdement sur le sol et traina sur quelques mètres dans la boue et la terre. Lorsqu'enfin elle se releva, elle se trouvait à une dizaine de mètres de la brume meurtrière des Scythes, et à tout autant de distance du géant qui se trouvait sur ses talons. Mais tout à coup, un hénissement suivi du son d'un galop lent mais assuré attira son attention depuis cette étrange brume. Le silence parvint presque à briser les affres de la batailles durant un court instant, mais très vite le danger se montra à celle qui n'avait fait que le chercher tout au long de son périple.

De la brume, l'imposante silhouette d'un cavalier Scythe émergea, au galop puissant et rapide : sa monture était lancée à pleine charge en direction d'Alceste. Dans les reflets de la nuit et face à l'intensité de l'action, le temps lui-même semblait s'être ralenti, tandis que cette ombre mystérieuse, recouverte de protections de la tête aux pattes, fonçait droit sur elle. Chaque galop accompagnait les battements du coeur, chaque muscle de l'imposant destrier témoignait de sa puissance. Les deux lueurs pourpres qui faisaient office d'yeux pour la créature luisaient telles des lanternes au milieu au milieu d'un cimetière, et la pointe du javelot que le cavalier brandissait dangereusement vers sa proie comme pour le lancer droit dans son corps fragile... le tout formait un tableau à la fois terrifiant et majestueux. C'était là la magie des Scythes, qui avaient poussé leur art martial bien au delà de la simple notion de guerre et de bataille. Avec leur monture, ils formaient une alliance parfaite, une symbiose sans équivoque. Et telle était l'image que renvoyait ce guerrier en pleine charge dans sa direction.

Lorsque dans un cri de colère le cavalier lança enfin son terrible javelot, ce dernier frôla la tête d'Alceste, avant de se loger directement dans l'oeil du Cyclope qui l'avait rejointe et s'apprêtait à l'écraser d'un coup de son gourdin. Le cri de douleur du géant interrompit l'étrange magie de l'instant précédent et ramena la dure réalité de la batailles aux sens de la jeune femme, qui fut subrepticement saisie par le bras et hissée sur la monture du cavalier, juste avant que son premier agresseur, mort, ne l'écrase littéralement sans sa chute. La vitesse battait son plein et déjà le cavalier, positionné juste devant Alceste, guidait son cheval au coeur de la brume en direction de la bataille qu'il s'agissait de terminer. Sans dire le moindre mot à sa nouvelle passagère et sans même lui envoyer le moindre regard par delà son casque intégrale de cuir, qui masquait l'ensemble de son visage, le guerrier Scythe dégaina ses deux lames courbes, des armes en acier forgé et aiguisées comme des griffes de harpies, et dont le seul but était de trancher dans les protections les plus résistantes, ce grâce à l'élan de la charge prodiguée par la puissance du destrier. Arrivé au niveau des deux autres Cyclopes, le cavalier les contourna sans la moindre difficulté, non sans leur trancher quelques tendons de sa lame en un passage éclair. Les autres Scythes l'imitaient déjà auparavant, et bientôt les deux Cyclopes seraient trop affaiblis pour envisager de toucher le moindre Scythe, devenus bien trop vifs et rapides pour eux.

Parmi les cavaliers, deux s'étaient équipés d'une autre arme redoutable de leur arsenal : les crochets Scythes. Maniés comme des lassos, ces crochets permettaient aux guerruers en pleine charge de venir accrocher leurs victimes tout en les tirant et les trainant violemment sur le sol. Les deux derniers Cyclopes ne dérogèrent pas à la règle, et se retrouvèrent rapidement à terre, trop faibles pour tenter de tirer la monture à leur place. A ce moment, le Scythe qui embarquait Alceste conserva ses deux lames en main et se relança dans une charge meurtrière vers l'un des deux géants en difficulté. La charge ne dura que quelques secondes, et d'un bond puissant, le destrier noir comme l'ébène survola le corps du géant comme s'il était pourvu d'ailes. Dans un timing parfaitement maîtrisé, le cavalier masqué se retourna lattéralement autour du corps de son cheval pour se trouver tête en bas et bras pendus, juste au niveau de la gorge dégagée du Cyclope. Le temps d'un bref échange de regard entre lui et la créature, il l'égorgea de ses deux lames dans une grâce infinie, ne se tenant à sa monture que par la pression de ses deux jambes autour de son torse. Il se hissa de nouveau en position normale dans une facilité décondertante, rengaina ses deux lames, et finit par calmer l'ardeur de sa monture, jusqu'à ce que le calme revienne dans la forêt et dans ce qu'il restait du campement des Cyclopes.

Les Scythes se regroupèrent calmement au pas sans dire mot ni sans considérer le moins du monde la jeune femme qui se trouvait toujours derrière l'un d'entre eux, tous deux sur sa monture. Un autre guerrier, visiblement le plus imposant, tout aussi masqué que le premier, s'approcha d'eux, finissant par toiser leur invitée d'un regard méfiant et inquisiteur. Puis, d'un ton froid, il trancha :


"- Rentrons au camp, nous discuterons là-bas !"

Puis les cavaliers s'emboitèrent le pas d'un galop vif mais néanmoins posé. La bataille était terminée, les Cyclopes étaient exterminés, et ils avaient trouvé cette étrange femme esseulée, sans arme et sans escorte. Sans prononcer le moindre mot, le guerrier Scythe qui avait "sauvé" Alceste imitait ses compagnons, emmenant la femme vers leur campement comme l'avait suggéré son frère d'arme. Au bout de quelques minutes, il rompit le silence devenu pesant, s'adressant à Alceste sans la regarder :


"- Ne t'en fais pas, tu ne crains rien avec nous.... je t'emmène voir mon chef : Talion est un grand guerrier."

Puis, après une courte hésitation, il reprit :

"- Tu es spartiate ? Comment t'es-tu retrouvée enfermée dans cette cage ?"

Le campement de Scythes n'était pas si loin en vérité, à proximité directe de la cité de Sparte : leur cible dans leur mission aussi folle qu'ambitieuse.
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Lun 9 Juin - 8:40

Oreste ne s'était jamais douté d'Acamas était aussi puissant. Etait-ce parce que tant qu'on ne maîtrise pas soi-même la Cosmoénergie, on ne l'évaluait pas chez les autres ? Il avait réussi à entamer l'armure d'or du Cancer, ce qui était remarquable et inhabituel. Que se passait-il donc ici ? 
N'etant plus Spartiate dans son coeur, il n'avait aucun scrupule à plonger son regard furieux dans celui également furieux de son adversaire et maître. Sa blessure ne comptait pas, ce n'était rien. Et l'enfant était quitte pour une grosse frayeur, sans bobos. C'était l'essentiel. Il attendit quelques explications, et elles ne tardèrent pas. ces dernières laissèrent d'ailleurs notre homme pantois. Comment pouvait-il parler sur ce ton d'Athena, mais en prenant très à coeur, comme s'il avait été touché directement par sa Déesse ? Oreste allait protester quand le Cosmos enfla encore plus. Et là, il fallait reconnaitre que le Chevalier d'or se sentit dépassé. Ce n'était pas possible qu'Acamas, simple mortel, aie une telle énergie ! Il eut bientôt  confirmation que quelque chose ne tournait pas rond. Une force extraordinaire le balaya soudain. Par réflexe, Oreste tourna le dos et protégea Pausanias de son corps. Heureusement qu'il avait une armure d'or, sinon ses blessures auraient été pires. Mais il recula lui-aussi, ne pouvant lutter à pleine puissance à cause de la présence de l'enfant. Il recula de plusieurs mètres, essayant de résister, mais sentant son armure souffrir et laisser les coups atteindre son corps. 

Une fois que tout se calma, Oreste se releva sur ses jambes par la puissance de sa volonté, ne faiblissant pas. Il n'allait pas donner à Mars la satisfaction de le voir vaincu. Et même, il décida de lui répondre avec insolence. 

- Je n'ai peut-être pas la puissance pour protéger un futur roi, comme vous le dites, mais au moins je le fais. La puissance physique est une chose, celle de l'esprit en est une autre. 

Il fut pris d'un rire qui sonnait étrangement dans ce lieu vide et dévasté. 

- Il n'empêche que pour quelqu'un qui voulait tuer cet enfant, je trouve que vous y mettez peu de coeur, au point de me donner des conseils pour m'occuper de lui ? Vous êtes un Dieu vraiment très prévenant, c'est inattendu. 

Il retrouva son sérieux et se montra à présent calme. Il avait évacué la haine en lui, pour ne pas donner ce plaisir à Mars. 

- Athena ne m'a rien demandé. Je suis arrivé à Sparte complètement par hasard, et les circonstances m'ont amené ici. Si vous devez vous retourner contre quelqu'un, ce n'est pas ma Déesse. Vous pouvez m'accuser d'être bête de rendre service à une représentante d'Hadès, mais tuer un enfant pour moi ne revêt pas de l'obéissance à un Dieu mais au bon sens. Je ne vois pas pourquoi vous vous donnez la peine de me donner des conseils pour me rendre à Jamir, cela me regarde. Mon destin aussi me concerne. Sur ce, bonne journée !

Il tourna les talons et quitta la pièce avec difficulté, peu gaillard sur ses jambes. Il ignora totalement Acamas/Mars, les autres personnes présentes dans l'autre salle et qui ne comprenaient pas ce qu'il s'était passé. On lui posa des questions, avec hostilité vu qu'Oreste était un traitre, mais il s'en fichait. Sparte, dans sa tête, dans son coeur, était déjà loin. A part pour une personne. La seule personne qui obtint une considération méritée était sa mère. Il se rapprocha d'elle et lui glissa à l'oreille. 

- Je sais que je vous ai déçu, Père et toi, mais je n'étais pas fait pour être Spartiate. Considère moi comme mort, je pense que c'est le mieux, mais n'oublie pas l'enfant que j'étais à tes côtés. Si toutefois, tu te sens trop en danger à Sparte, tu seras bien accueillie à Athènes. Mais tu ne quitteras jamais Sparte n'est-ce pas ?

Doris sentit des larmes lui monter aux yeux, mais elle était une femme de Sparte, elle était forte. Elle afficha un petit sourire. 


- Non, je ne partirais pas. 

Oreste posa le jeune prince à terre une seconde, serra sa mère contre lui. 

- Je prendrais soin de lui.  Adieu, et sois prudente. 

Puis le chevalier reprit Pausinias dans ses bras, et s'avança pour quitter le Palais, snobbant toutes les autres personnes présentes, à qui il ne devait rien. Sa décision était prise : une fois qu'il aurait quitté cette maudite cité, qu'il détestait encore plus après ce qu'il venait de se passer, il irait à Athènes, et chercherait à en savoir plus sur ce lieu inconnu, Jamir. 
Toutefois, il sentit, à peine dehors, sous le soleil de Sparte, observé par des badauds abasourdis par le cosmos gigantesque qui avait détruit une partie du palais, et qui découvraient dans leur cité un chevalier d'Athéna, qu'il avait été plus atteint par Mars qu'il ne l'avait cru. Il s'avança dans une ruelle, se cala contre un mur et prit le temps de respirer. Il avait mal partout et saignait à plusieurs endroits. Les Dieux avaient une puissance vraiment redoutable. La seconde chose qui le laissa pensif était l'apparence physique du Dieu, puisqu'il avait bien compris qu'il s'agissait de Mars. Pourquoi le formateur des jeunes Spartiates ? Était-ce juste une copie de son apparence, ou bien utilisait-il son corps ? Oreste penchait pour la seconde solution. Acamas paraissait tel qu'il le connaissait, au début de leur conversation, avant que cette dernière ne perde son sens et qu'il ne tienne des propos décousus. Les Dieux s'emparaient du corps des mortels.... 
Le Cancer se releva après de longues minutes. Il ne devait pas perdre de temps. Son état n'était pas folichon, mais rester ici trop longtemps mettrait l'enfant en danger. Il lui fallait un cheval. 
Il continua son chemin dans les ruelles ombragées, reprenant le trajet inverse, et sortit sans encombre de la Cité, grâce à des indications du garçon, qui avait compris qu'il avait eu la vie sauve grâce à l'homme à l'armure dorée.


Au bout d'un temps qui lui parut des heures, tellement tout lui était pénible, et ce malgré la vitesse de rapidité des Chevaliers (il avait peur de blesser Pausinias en allant trop vite), Oreste se trouva nez à nez avec le cheval qui l'avait amené vers les Cyclopes. Il haussa un sourcil. 

- Je ne t'avais pas attaché, toi ? Comment tu m'as retrouvé ?
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Lun 9 Juin - 20:42

Le jeune enfant larmoyait doucement et silencieusement, sa main dans celle d'Oreste, il le suivit sans broncher une seconde, dépité, affolé, apeuré et surtout, déçut à jamais de Spartes et de sa mère: l'avait-elle trahit? ou l'avait-elle manipulée comme l'avait dit Acamas lui-même? L'enfant ne savait pas exactement par ou commencer, ses pas se faisaient durs et plus il suivait Oreste, plus il comprenait pourquoi il avait déserté cette cité qui devait être la sienne dans un future approximatif.

Car même si les lois y sont durs, que c'est grâce à elles que l'ont devient de véritables hommes et héros digne de ce monde, cependant les choses qui s'y cachent au travers des murs les plus concentrés de la cité y sont si sombre et si maléfique...
Pausanias avait conscience de tout ce dont la divinité avait parlé, il connaissait tous les thermes qu'il avait utilisé et entendre dire que sa mère était une spectre fut la chose la plus difficile à digérer, elle qui lui avait dit elle-même que ces protecteurs divins étaient perfides, faux, manipulateurs, nés pour détruire et tuer absolument toutes vies en ce monde... Finalement, n'était-elle pas mieux que ces autres?

Il laissait ses larmes couler, les retenant avec la fierté qu'il pouvait en laissant Oreste se reposer suite à sa blessure, ce qui ne facilitait pas la digestion des paroles d'Arès, lui Pausanias, était et serait sans doute également un précurseur de l'apocalypse Spartes, engendrant mort et douleur si c'était ce qu'Alceste avait voulut dès le début.
L'enfant devint pâle en voyant le sang de Oreste, il avait des tonnes de blessures, mais le fait de voir un allié, un protecteur s'écharner autant pour lui et sans doute, donner son verbe à la manipulation de sa mère par ce fait ne l'aidait pas dans ses façons de pensés, devait-il encore faire confiance à quelqu'un après tout ce qui venait de se passer?

Fronçant les sourcils, il laissa un soupir s'échapper de ses lèvres en évoquant la terre de Jamir, sans doute un havre de paix promis par le dieux de la guerre, cela était-il une autre de ses stupides manipulations? Un havre de PAIX incité par le dieu de la GUERRE? Oreste avait-il perdu l'esprit? Ou bien Pausanias devenait-il parano? Plantant ses jambes frêles à terre en continuant de verser ses larmes en les chassant de quelques battements de cils, il sanglotait en stoppant sa marche et en tirant le bras de Oreste à lui:

" - Je ne veux pas y aller! Qui sait ce qu'il va se passer là-bas? Ce n'est pas en fuyant ma cité et en tournant le dos à ses problèmes que je réussirai à la rendre meilleur! Elle est corrompue! Il ne faut pas la fuir ! ORESTE ! JE NE VEUX PAS Y ALLER !!! Tu ne comprends pas! C'est le dieux de la guerre qui t'envoies dans un havre de Paix! ça ne colle pas !"

Mais Oreste était déjà préoccupé par une apparition ( Hallelujia...) Equine, en effet, son destrier l'attendait de pied ferme devant ce qui était une maisonnée en chaume, délabrée ou un garde à la cape rouge gardait la porte. L'animal en reconnaissant son cavalier hennissait gaiement tendis que l'enfant fit les yeux ronds en restant planté sur ses jambes.

" - Et puis tu as promis à Alceste de me protéger ... Je ne veux pas aller à JAMIR !"

Sur le ton qui avait haussé, le garde leva les yeux et tourna la tête vers les deux protagonistes, mettant immédiatement sa main à son glaive en jetant un regard qui en disait long vers Oreste et l'enfant.

Tout à coup, sur le nom utilisé, un hennissement suraigüe, terrible, fort et sauvage provenant d'un étalon d'une autre catégorie sortit du mur de la maisonnée. Le destrier d'Oreste reculait, la queue et les oreilles en arrière et fuya au triple galop. Puis un second rugissement équin suivit de plusieurs petits hennissements firent vibrer les murs, quand soudain, alors que le garde allait se jeter sur l'enfant, son glaive dégainé, la porte et le mur entier lui tomba dessus, il s'écrasait avec toute la chaume et la pierre sur son dos: Mort.

De la pénombre se mouva un monstre, un étalon toisant le second mètre jusqu'à ses oreilles, tout de muscle, de roc et de puissance, l'animal se présenta par son imposante musculature qu'il bandait et tendait sous les fins rayons du levant. La couleur d'un noir parfais laissait chatoyer les rayon d'or du levant sur ses courbes, quelques reflets bleu cobalt glissaient sous son abdomen, de même que la sangle qui permettait à la selle dorée de tenir. Son harnachement était d'or et d'Onyx, afin de souligner la haute catégorie de l'animale.
Bucéphale sortit de la maison en levant haut ses sabots, n'hésitant pas à ramasser ses puissants fers afin d’exagéré et d'appuyer sur le cadavre qu'il venait de renverser sous le mur qu'il avait détruit.
Ses naseaux frémissants et ses yeux d'or s'enflammaient à chaque secondes pour lesquelles il piétinait la poussière avec fougue, c'était un étalon libre n'ayant aucune attache, ce n'était pas un vulgaire humain qui allait lui prendre sa liberté, non mais quelle blague!

S'arrêtant comme s'il y avait eut un coup de fouet, il tendit sa nuque et sa tête expressive vers l'autre bout de la rue, à l'opposition de Oreste, les lorgnant au passage. Ses oreilles droite et ses sens à leurs paroxysmes indiquaient qu'il sentait quelque chose, un arrivage, une provenance, un parfum... Quelque chose qu'il connaissait et qui l'excitait, il remua son panache une fois et renâcla avant d’émettre un saut de cabri, heureux et de se tourner, tout pimpant frais et disponible vers les deux protagonistes.

Il bouscula légèrement Oreste au passage, arrêtant son buste sur le nez de ce dernier, avant de descendre son museau et ses oreilles vers l'enfant qu'il reconnaissait et reniflait tout en mordillant par affection, il appréciait aussi ce dernier et ne résistait pas à l'envie de quémander quelques caresses.

Pausanias retrouva lentement mais surement le sourire, sachant pertinemment que si Bucéphale était là, entreposé par un garde de la cité sous les ordre d'Acamas, alors il y avait une petite chance pour que sa mère ne soit pas une spectre mauvaise et manipulatrice et qu'il n'irait peut être pas à Jamir. Il déposa quelques baisers sur le nez de l'animal avant de déclarer ouvertement :

" - Bucéphale nous a trouvé avant même qu'on ne le cherche finalement ahah ! calmes-toi mon gros! On va pouvoir aller botter le cul à ses Scythes et ramener Alceste à la maison pour prouver à cette pourriture d'Acamas qu'il a tord et qu'elle n'est pas un spectre! Hein, Oreste?!?!"

L'enfant n'était pas ignorant, mais innocent et plein d'espoir, autant que ne l'était Oreste de partir de cette maudite cité visiblement. Quant à Bucéphale, il n'avait pas l'air d'être contre le fait d'avoir deux passagers sur son dos, dont un ayant une armure d'or; Fils de Pégase, il reconnaissait les vrais héros et les porteurs de l'espérance et du courage, il se laisserait monter dessus sans aucun soucis.

Spoiler:
 
( mon post avec Alceste arrive demain au pire XD )
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Lun 9 Juin - 21:02

Le vide...
Une sensation qui commence par un vertige, la présence d'une nausée palpable, un sentiment d'impuissance qui vous tend et annihile chacun de vos ressentis, réduisant vos mouvements et vos pensés à l'état de nihilisme, de vide, un prémices du chaos, un rapprochement de la douce, amer mais magnifique solitude.

La cage se balançait de la droite vers la gauche, de l'ennui vers la souffrance et la délivrance, la jeune femme avait les mains jointes sur le barreau de la cage, l'image salvatrice de l'enfant encore encrée dans sa mémoire lui permettait de préserver ses forces et de tenir longtemps sans chûter et précipiter la cage au fond de la falaise, car en effet, le haut de la cage reposait sur la terre, coincée sur un rocher qu'Alceste tentait en vain de tenir avec l'un des barreaux de la cage. Il suffisait d'un souffle pour qu'elle tombe cependant: Délivrée de cette prison.

Cependant ce fut sous le coup de pas de chance qu'elle fut tirée - violemmet d'affaire- par l'un des cyclope contre lequel elle pesta, injura et pfeula comme la pire des lionne à l'adresse du monstre qui fut attaqué à son tour par deux cavaliers.
La chute de la cage fut rude et ne pouvant calculer ni la trajectoire ni le tombé de la cage à l'état actuel, Alceste sentit l'une de ses cotes se briser, le barreau du fer mordre la chaire de sa tête, laissant le claud de son sang couler doucement le long de ses tempes.
Sonnée, elle se redressa cependant, par pure réflexe pour éviter la chute du monstre à son tour qui faillit l'écraser, mais ce ne fut sans compter l'aide d'un cavalier qu'elle put s'en sortir.

Son cerveau était bien trop endommagé et son corps de même pour qu'elle puisse réagir et totalement amorphe, elle se laissa tomber contre le cavalier, ne voyant rien de la bataille magnifique des cavaliers pleins de fougue contre les cyclopes. Physiquement là, mais son esprit ailleurs, résidant quelque part dans un des mondes de l'espérance, elle imaginait son courageux Pausanias et le bel Oreste voler ou galoper à son secours, ce qui lui donna un sourire béat par contre, dont elle se rendit contre aussitôt.
Elle en riat, nerveusement et sincèrement, quelle ironie! Son rire ressemblait à un étouffement d'hémoglobine. Sans mettre pied à terre, l'homme devant elle parla et sans rien comprendre à ce qu'il venait de dire, elle ajouta en pestant, lui crachant son liquide vitale sur lui, ses bottes et son animal:

" - Fils de... M'dégoutez bandes de.. ... oompf.. "

S'affaissant totalement contre le cavalier sur qui elle avait craché, elle perdit conscience, une large cicatrice sur son front s'étirait sur un visage pâle tendit que ses cotes faisaient entendre un vieux bruit d'aspiration  poussiéreuse et maladive ( pour ne pas dire d'aspirateur XD) lorsqu'elle respirait.
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Ven 13 Juin - 22:41



Niché au plus profond de la forêt de Jade, le campement de fortune érigé par les Scythes n'était autre qu'un avant poste de guerre : un symbole de l'attaque folle qu'ils envisageaient de mener à l'encontre de la géante Sparte. Là, une bonne soixantaine de guerriers, tous accomplis, s'étaient réunis avec leurs montures, prêts à suivre leur chef jusqu'au bout. Pour lui, pour leur peuple, et pour leur honneur, ils se rendraient jusqu'au bout du monde, là où même les dieux apprendraient à craindre leurs galops meurtriers. Autour des tentes, les chevaux accompagnaient les hommes dans leurs activités quotidiennes : surveillance, forgeage, tannage du cuir, préparation de flèches... tout était mis en place pour la bataille à venir. Lorsque les sept éclaireurs se présentèrent aux abords du campement, tous les guerriers sourrirent et les chevaux hennirent. Tandis qu'ils progressaient d'un galop lent et glorieux, les regards s'échangaient, certains satisfaits, d'autres curieux, car sur l'un des chevaux se trouvait une invité des plus insolites. Une femme apparemment blessée et inconsciente se reposait contre le plus jeune des cavaliers de la troupe.

Ce dernier n'attendit pas plus longtemps pour descendre de sa fidèle monture, faire glisser hâtivement le corps inconscient de la jeune femme, avant de la porter dans sa tente personnelle puis de la déposer sur sa couche : un simple matelas de lin et de paille improvisé aves les moyens du bord. Visiblement courroucé par ce geste, son destrier souleva la poussière d'un coup de sabot et s'adressa à son maître avec le langage de l'esprit, car tel était le seul et unique moyen de communiquer entre un Scythe et sa monture :


*- Ce n'est pas une bonne idée, cette femme est notre ennemie... es-tu sûr de ce que tu fais ?*

La réponse de son cavalier ne se fit point attendre, de l'intérieur de sa tente qu'il venait de fermer afin de ne pas être dérangé par ses autres compagnons d'arme :

*- Ennemie ou pas cette femme mourra si nous ne faisons rien. Je l'aiderai aujourd'hui même si je dois la combattre demain.*

*- Tsssss, je reconnais bien là ta naïveté d'humain, jeune fou*



Le Scythe ne prit pas la peine de répondre à cette dernière pique. Il commença par retirer son casque, qui était taché du sang de sa "captive".. elle lui avait craché au visage en guise de première réaction, juste avant de s'évanouir : il ne la connaissait pas mais son caractère trahissait sa fureur de vivre. Les longs cheveux couleur ébène du jeune homme s'étalèrent le long de sa protection de cuir, et ses yeux d'une couleur spectrale se posèrent enfin sur le corps étendu de la blessée. Durant de longues minutes, le guerrier exerça son art de la guerre pour la guérir. En effet, son entraînement lui avait appris tout ce qu'il fallait savoir sur l'anatomie humaine : lui permettant de savoir où frapper pour mieux tuer. Mais ce savoir était tout aussi utile pour réparer les organes endommagés. Associé à cela, comme tout Scythe qui se respectait, il était doté du don de guérison par apposition des mains. Oh il n'y avait rien de miraculeux dans cette technique, simplement un transfert d'énergie d'un corps à un autre que les Scythes pratiquaient depuis des temps ancestraux.

Blessure par blessure, le jeune guerrier s'appliquait comme s'il s'agissait de l'un de ses compagnons, recousant les quelques petites plaies ouvertes, apaisant la douleur et stoppant les hémorragies à l'aide des plantes médicinales qu'il avait pu réunir pour l'occasion de la bataille à venir. Pour beaucoup, la langue d'Asclépios n'était qu'une mauvaise herbe. Mais pour les Scythes, elle était un véritable remède, indispensable dans toutes les opérations de guérison. Avec une patience et un calme assez surprenants compte-tenu de la situation, le jeune cavalier broyait les plantes dans un bol en bronze pour en faire une pâte, avant d'appliquer délicatement cette dernière sur chaque parcelle endommagée du corps blanc comme la lune d'Alceste. Par moments, il posait ses mains nues à même la peau quelques minutes, le temps que le transfert d'énergie se passe. Elle ne tarderait pas à reprendre connaissance, et réagirait sans doute avec la même violence et la même maladresse que dans le camp des Cyclopes.

Le jeune guerrier espérait cependant qu'elle n'en fasse pas autant, ce qui lui éviterait une exécution sommaire de la part de toute une bande de guerriers chevronnés dressés pour le combat et par le combat, car tous ici présent étaient de grands vétérans de la guerre : très certainement les meilleurs cavaliers Scythes des peuples nommades restants. Tous obéissaient à Talion, et déjà le chef du camp avait donné ses directives concernant cette invitée inopinée. Lorsqu'enfin il termina ses soins, le jeune guerrier se tourna vers l'entrée de sa tente, derrière laquelle un homme imposant toisait discretement la situation : visiblement curieux du sort de cette créature. Autour de lui, c'était plusieurs guerriers qui s'étaient regroupés, comme attirés par la rumeur qui courrait qu'une ennemie était abritée et soignée par l'un des leurs.

Le jeune homme les prit tous de court et sortit subrepticement avant de rompre le silence. Même les chevaux semblaient attentifs :


"- Elle est tirée d'affaire.... qu'y a-t-il ?"

Le plus balèze des guerriers Scythes répondit d'un ton froid :

"- Nos éclaireurs ont vu un autre cavalier. Il semble s'approcher du campement. Je pense qu'il doit être à la recherche de cette fille."

Quelques secondes de réflexion marquèrent le visage du jeune homme, qui ne manqua pas au passage d'échanger un long regard avec sa monture qui trainait toujours dans le coin, l'oeil mauvais et l'échine prête à en découdre. Après un court silence, il finit par afficher un sourire sincère et rassurant :

"- Inutile de le tuer, s'il nous trouve laissez-le pénétrer dans le campement et conduisez-le jusqu'à la tente de commandement."

Puis se tournant vers le grand balèze au crâne rasé :

"- Valkyr, pour nos invités tu seras Talion, et moi je serai ton loyal subordonné, tu m'as compris ?"

Le clin d'oeil du jeune Scythe suffit à obtenir l'accord de son second, qui dispersa immédiatement la foule afin que tous vaquent à leurs occupations habituelles. La nouvelle d'un seul cavalier dans leur camp n'entamerait pas leur moral ni ne gênerait leur plan. Ci-fait, le jeune guerrier qui venait de trancher retourna dans la tente où se trouvait Alceste, toujours allongée les yeux clos. Prenant quelques distances tout en veillant bien à conserver l'une de ses mains à proximité d'une dague posée sur sa table de chevet, le Scythe aux cheveux d'ébène finit par rompre le silence :

"- Je sais que tu ne dors pas. Je te signale que tu es au beau milieu d'un campement militaire Scythe. Alors le mieux serait sans doute de rester calme et d'entamer une conversation saine et courtoise, qu'en dis-tu ? Comment t'appelles-tu ? Je peux te conduire à notre chef, Talion."
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MessageSujet: Re: L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )   Dim 15 Juin - 10:23

Le jeune Roi n'avait pas vraiment compris les intentions de son protecteur. Pas folle la bête, il n'était pas idiot à ce point. Un représentant de Mars n'allait pas forcément donner un tuyau intéressant à l'un d'Athena. Les enfants, même mûrs par obligation comme Pausanias, ne pouvaient pas comprendre les raisonnements des adultes, car ils ont l'impétuosité de la jeunesse, non la réflexion. Il le laissa parler, sans l'interrompre, attendant le moment propice. Il était plutôt préoccupé par l'arrivée du cheval (bah quoi, c'est le Deus Ex Machina !), qui était bien arrivé de loin droit vers lui. Ce fut à ce moment qu'il comprit qu'il avait été récupéré : près d'eux, une maison était gardée par un garde qui semblait bien se moquer de l'échappée du canasson, plutôt préoccupé en revanche par autre chose à l'intérieur. Oreste pensa qu'il fallait éviter de se faire remarquer, mais hélas, animal et enfant luttaient de concert pour mettre à néant son intention. Le chevalier leva les yeux au ciel en constatant que le garde se dirigeait vers eux. Il allait de nouveau mater du Spartiate. 

Quelqu'un s'en occupa à sa place. Le prisonnier de la chaumière se fit remarquer, effrayant le cheval d'Oreste et ébranlant les murs au point d'écrouler la maison et aplatir le garde. Oreste avait prévu un destin moins funeste. Un cheval impressionnant entra alors en scène, et avant même que l'enfant ne puisse décliner son identité, le chevalier comprit qu'il s'agissait du fameux Bucéphale dont parlait Alceste. Il était vraiment impressionnant, un cheval sorti tout droit des enfers. Il était même un poil provocateur en écrasant le garde, que le Cancer ne put s'empêcher un petit sourire. Cette monture sauvage lui plaisait beaucoup ! 
L'animal se rapprocha d'eux, montra tout de même un poil... d'hostilité auprès du chevalier. Pas étonnant, dans un sens. Il ne s'en offusqua pas. Si le cheval était venu vers eux, c'était uniquement pour Pausanias, avec qui il semblait avoir une bonne complicité. C'était amusant de voir le même étalon massacrer un homme sous un mur et en le piétinant de ses sabots réclamer les câlins d'un enfant. 

Oreste laissa le garçon s'exprimer. Il ne répondrait pas à sa dernière question. Ce n'était pas à lui de le faire, mais à Alceste. Il lui rendait suffisamment service, alors qu'elle voulait le tuer avant le début de cette extraordinaire aventure. Il refusait de s'immiscer plus loin dans sa vie privée. Il ne l'avait déjà que trop fait, et imaginait d'avance la réaction de ses collègues de bronze, argent et or. Mais seule importait l'opinion d'Athena, et il souhaitait la connaître. Il espérait bien qu'elle lui accorde une entrevue. Bien sûr, il aurait aimé la rencontrer vraiment dans d'autres circonstances, qu'il puisse lui exprimer toute sa reconnaissance d'être en vie, mais hélas, ce ne serait pas à l'ordre du jour. 
Il caressa le cheval à l'encolure, regarda l'enfant et répondit enfin après son long silence. Avec douceur, sans aucune agressivité, comme on parle à un enfant, tout en souhaitant lui démontrer qu'il avait été dans le tort. 

- Comment as-tu penser une seule seconde que j'allais t'emmener à Jamir ? Je ne suis pas stupide, et je sais fort bien qui m'envoie là-bas. Je suis curieux néanmoins et je m'y rendrais sans toi. Or, comme je dois te protéger, et qu'il est aucunement question de te rendre à cette Cité, tu es dans l'obligation de m'accompagner. Tu ne tournes pas le dos à Sparte, mais il est trop dangereux pour toi d'y demeurer. A moins que tu ne veuilles être tué. 

Il sentit l'enfant qui frissonnait, et continua. 

- Tu pourrais être tenté de t'échapper et de n'en faire qu'à ta tête. C'est normal, tu es encore un enfant, même si tu es le futur Roi de Sparte. Ce qui signifie que malgré le cosmos que tu as peut-être inconsciemment dégagé tout à l'heure, tu es dans l'incapacité de survivre sans moi, donc tu feras tout ce que je dirais. Je te prierais aussi de ne pas invoquer ton autorité pour me faire obéir : mon armure d'or prouve bien que je n'appartiens plus à cette Cité depuis fort longtemps.  Ce sera comme ça, et pas autrement. Cela n'est pas fait pour vous ennuyer, mais vous protéger, ainsi que je l'ai promis à Alceste, et cela signifie à cause de cette promesse que je suis maître des décisions que je prends à votre égard, sauf votre respect. Nous allons à Athènes, tu demeureras dans ma Maison au Sanctuaire, et c'est non négociable. 

Et pour prouver qu'il ne plaisantait pas, il prit l'enfant dans ses bras, monta avec aisance sur Bucéphale et demanda au cheval de les mener à Athènes. 

La course fut longue, mais laissa tout le temps à Oreste de cogiter, bien qu'il n'eut pas de solutions à avancer pour le moment. Il attendrait. 

Leur arrivée à Athènes, puis au Sanctuaire, ne se fit pas très discrète. Il fallait avouer que Bucéphale imposait, par sa magnificence, sa beauté et sa sauvagerie, de sorte que certaines personnes rejoignirent leurs maisons avant de reconnaître l'un des cavaliers pour ressortir, rassurés. Arrivé au pied du Sanctuaire, en bas des fameuses marches, il distingua un des serviteurs qui souhaita récupérer la monture. Oreste l'arrêta d'un signe de la main, descendit avec Pausanias. 

- Je ne te recommande pas de l'approcher et le saisir. Mène-le vers une écurie propre, donne-lui nourriture et boisson, et laisse-le faire si tu tiens à la vie. Quant à toi, Bucéphale, merci pour ton aide. Je te prierais juste de ne pas faire de mal aux Athèniens, quoiqu'il fassE. SI quelqu'un tente quoique ce soit à ton encontre, je me chargerais de le faire payer.  

Laissant le serviteur désemparé avec l'animal, Oreste prit l'enfant par la main et commença la montée des marches, prenant la direction du Temple d'Athena, tout en haut. 
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L'enfant des étoiles [Oreste] autres, prévenir par MP. (suite )

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