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  rencontre inattendu

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Reis
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MessageSujet: rencontre inattendu    Mar 6 Aoû - 19:32

Reis gagnait sa vie en temps qu'homme a tout faire, il remplissait des demandes de particulier et il en touchait une récompense. Rien de bien difficile, retrouver un chat perdu, allez acheter telle ou telle truc à la ville d'a coté...

Mais pour lui, tout était compliqué, surtout avec sa malédiction, trouver quelqu'un prêt à demander ses services n'était pas facile, comme par exemple retrouver le petit chat perdu alors que ce dernier le fuyait comme la peste ?

Non, rien n'était simple pour lui mais il trouvait toujours, il ne savait trop comment ni pourquoi mais il trouvait toujours quelqu'un prêt a lui proposer un travail.... Plus ou moins compliqué.

Cette fois-ci, son travail était extrêmement simple, il devait allez payer un commerçant d'armes. Les armes de sparte était très recherché pour leurs qualités et... Tout ce qui l'intéressait était l'ors qu'il toucherait à la fin de ce boulot.

Il se trouvait actuellement sur le chemin de Sparte et se rapprochant, il atteignait les portes de la ville avant le coucher du soleil, la route en elle-même n'était qu'un sentier entouré d'arbre, il n'avait pas encore atteint la route principale qui, elle, était pavée.

Le sentier était cependant fort fréquenté, et chaque personne qu'il croisait prenaient soin de se tenir le plus loin possible de lui, parfois même, à sortir du sentier. Ils prenaient tous soin de ne pas le regarder dans les yeux, comme a chaque fois... Cela faisait cinquante ans que Reis subissait cela, cinquante longues et douloureuses années a côtoyer les vivants, mais ne pas pouvoir s'en approcher. Il avait appris à vivre avec, à vivre seul, en solitaire. Qu'importe la compagnie ? Il n'en avait que faire et de toute façon, il les verrait mourir alors que lui était insensible aux dégâts du temps. Il valait donc mieux se tenir à l'écart des vivants.

Marchant vers la ville de Sparte, d'un pas sur, mais lent, Reis était habillé de vêtement noir, ces vêtements lui permettaient de voyager sans se sentir trop serré et lui laissait une liberté dans ses mouvements. Il portait son épée dans le dos, celle-ci était des plus banale, pas d'ornements particuliers, on aurait pu la prendre pour une simple épée des gardes, le genre de lame construite en masse. Le jeune homme était en fait à la recherche d'une nouvelle épée, celle-ci avait fait son temps. Il voulait quelque chose qui pourrait le suivre, autres chose qui ne verrait s'usée par le temps... Oui, quelque chose de différent.

Il marcha, tête baissée, encapuchonné à se gratter le menton, cherchant où il pourrait trouver ce genre de lame hors-norme.


Dernière édition par Reis le Jeu 8 Aoû - 11:16, édité 1 fois
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Eryl

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MessageSujet: Re: rencontre inattendu    Mer 7 Aoû - 12:46

Moins pour une question d'aisance que de discrétion, les hommes conservaient leur chlamyde rouge dans leurs fontes. Vêtus de vert et de noirs, ils campaient dans une forêt à l'ouest d'Athènes, assez loin de la route pour ne pas attirer l'attention ou la curiosité. Personne dans la capitale ne connaissait leur présence, et c'était  l'effet recherché. Personne, sauf une, dont ils attendaient à présent le retour.
Rassemblés autour du feu, ils n'avaient pas l'apparence de soldats. Ils étaient de ceux qui troquaient volontiers une plaque complète contre un veston de cuir, et une lourde épée contre une paire de dagues. En cette soirée fraîche, ils savaient avoir l'occasion de se détendre, et alors que quelques uns faisaient le guet pour assurer leur sécurité, les chanceux tendaient leur mains vers les flammes.


- Quand reviendra-t-il ?
- D'ici quelques heures, au plus.

Celui qui venait de parler n'était pas le chef de la bande, mais c'était tout comme. Un faucon somnolent perché sur l'épaule, il relisait la missive envoyée par son messager.

"Ai repéré une recrue prometteuse. Etranger à Athènes. Solitaire, discret. Changeforme."

Le dernier mot perturbait quelque peu le fauconnier. Certes, leur éclaireur avait pour mission de repérer des personnes dont les capacités les désignaient à rejoindre leur ordre. S'ils possédaient un pouvoir quelconque né du cosmos, c'était un bénéfice supplémentaire. Il savait que c'était bien de cela dont le message parlait. Ce pouvoir divin que peu reconnaissent, la plupart en ignorant même purement et simplement l'existence... L'éclaireur, comme eux tous, faisait partie des initiés qui avaient été entraînés à déceler cette énergie, et à l'exploiter en leur faveur.
Tout de même... Il aurait pu être plus explicite. Cette précision ne lui apportait que trop peu d'informations, mieux même aurait-il valu pour sa tranquillité d'esprit qu'il n'en sache rien. Il apprendrait bien assez tôt de quoi il retournait, c'était certain, mais en attendant il ne pouvait s'empêcher de s'interroger. Leur compagnon répondrait à ses questions aussitôt arrivé. Il n'était même pas sûr d'avoir envie de lui laisser le temps de se reposer ni de se restaurer avant cela...

Ses hommes jouaient aux cartes à la lumière orangée pour tuer le temps. Lui finit par relever la tête avec un soupir. Son mouvement réveilla le faucon, qui s'ébroua sur son épaule. Il leva sa main et effleura quelques plumes, avant de poser délicatement sa paume sur la tête et les yeux de l'animal. Cela l'apaisa suffisamment pour qu'il n'ait pas à craindre de mouvement brusque de la part de la bête lorsqu'il se déplacerait.
Il se redressa, adressa un sourire sec à ceux qui le regardaient, puis se dirigea vers l'est. Il rejoignit rapidement la sentinelle, posée là où elle avait la plus large perspective, et également le plus de chance d'apercevoir leur éclaireur revenir.


- Alors ?

L'homme ne se laissa pas surprendre. Il connaissait les manies du fauconnier, et sa manière d'arriver dans leur dos  en pleine garde était tout à la fois un jeu et un test. Car l'ennemi pouvait tout aussi bien venir dans leur dos, nul ne pouvait prévoir les circonstances d'une bataille. Et leur supérieur était d'une discrétion remarquable, lorsqu'il s'agissait de prendre au dépourvu. Un atout considérable, puisque cela état valable autant pour les amis que les ennemis.

- Rien pour le moment.
- Il ne va pas tarder.

Ils n'avaient aucune raison d'être attaqués cette nuit, seul le retour de l'éclaireur pouvait inquiéter le calme de leur camp. Les deux hommes se regardèrent. Ils ne relâchaient pas leur vigilance, mais il y avait autre chose que le lien professionnel entre eux, comme entre tous les soldats de cette compagnie un peu particulière. Le fauconnier posa une main souple sur l'épaule de son ami.

- Pas trop dur Elien ?
- Sans plus, Vrisis.

L'homme sourit, plus chaleureusement que précédemment. Il était beaucoup moins froid qu'il n'en donnait l'air, mais lorsqu'il s'agissait de travail, il était d'un sérieux à toute épreuve. Brusquement, Elien tourna la tête dans la direction de sa vigie. Vrisis l'avait également perçu.

- Il arrive.

Tapotant une dernière fois l'épaule de son compagnon, il s'en retourna, faucon sur l'épaule, non sans un dernier mot.

- Fais-lui bon accueil.

Quelques instants plus tard, la sentinelle revenait elle aussi près du feu, accompagnée par le messager tant attendu. Le fauconnier le regardait, redevenu aussi solide qu'un mur de pierre, le reflet des flammes dans ses yeux lui donnant une apparence très semblable à celle de l'oiseau de proie toujours perché sur son épaule. L'homme s'installa en face de lui, et l'on lui apporta bien vite de quoi boire et manger. Tandis que le garde retournait à son poste, tous ceux qui avaient quartier libre se regroupèrent, attendant avec avidité des nouvelles qui casseraient un peu la monotonie de cette nuit.
Mais d'abord, l'éclaireur, vêtu à la mode athénienne, prit le temps de se désaltérer, et commença même à mastiquer quelques bouchées de ragoût. Attendant patiemment, son vis-à-vis le laissa faire à sa guise quelques instants, lui donnant surtout le temps par ce biais de rassembler ses pensées afin de faire un récit concis de ce qu'il avait à rapporter. Puis, brisa le relatif silence comme un couperet.


- Quel est son nom ?

L'homme leva le nez de son bol et toisa son supérieur - qui ne l'était pas vraiment. Il ne le connaissait pas impatient mais commencer à deviner les signes d'agacement sur son visage, et en devinait progressivement la raison. Abandonnant la cuillère dans sa soupe, il se redressa un peu pour se donner une contenance.

- Je l'ignore.

Il laissa un petit temps, pour poser ses mots, sans laisser toutefois l'occasion à quiconque de lui demander d'éclaircir.

- Il est du genre muet. Pas au sens véritablement muet, mais il parle tellement peu que l'on pourrait noter tous ses mots prononcés en une journée sur une page, et il resterait de la place.

Il s'ébroua, laissant de côté son humour douteux avant de subir une réprimande.

- Il a côtoyé les Chevaliers d'Athéna.

Devant la réaction attendue de ses compagnons, l'éclaireur enchaîna pour éviter toute ambigüité.

- Il n'en fait pas partie. Il semble dans un monde complètement différent. Il leur a d'ailleurs faussé compagnie suffisamment loin du Sanctuaire pour me permettre de le repérer.
- Que s'est-il passé ?

Sans poser la question directement, Vrisis voulait savoir ce qui avait amené son éclaireur à désigner ce jeune homme comme un changeforme, et, surtout, quelle forme ? Ce genre de pouvoir n'était pas courant, même pour un manipulateur de cosmos, et il s'interrogeait vraiment sur l'intérêt que cela pourrait leur apporter.
Devinant le fond de sa pensée, l'éclaireur en vint rapidement aux faits.


- C'est un lynx.

Il soupira.

- Il est intervenu pour empêcher un viol. Il s'était caché au coin de la ruelle, et l'instant d'après cinq fauves en surgissaient, terrassant les malfrats en un rien de temps. Il a disparu avant que la jeune femme n'ait le temps de comprendre que les animaux ne l'attaquaient pas. J'ai moi-même eu du mal à le retrouver.

Il regarda le fauconnier bien en face, lui signifiant tout le bien qu'il pensait de ce don. Il avait décelé chez ce jeune homme un énorme potentiel, et savait parfaitement que si ce dernier s'était métamorphosé ainsi, c'était seulement parce que personne ne pouvait le voir... Excepté un œil averti qui n'était là que pour ça...
Il passa volontairement sous silence le fait que dans l'aventure, le lynx avait dirigé ses yeux droit sur l'endroit d'où il l'observait. Démasqué, il n'avait pourtant pas bougé, et, voyant que sa présence n'était pas une menace, l'animal avait fini par l'ignorer. Et l'espion pensait que c'était précisément pour cette raison que par la suite, il avait perdu sa trace...


- Il est discret, et très prudent... Ce qui lui a fait défaut n'est rien d'autre que ses vêtements. Il ne peut pas les emporter avec lui lors de sa transformation.

Il fit un sourire malicieux en laissant les autres imaginer ce que cela signifiait, ainsi que les implications plus ou moins évidentes de cette constatation. Puis, continua pour terminer son discours.

- Il passe la nuit dans une auberge, il a visiblement l'intention de quitter la ville demain. Ce sera le moment d'agir.

Il fixa de nouveau le regard du fauconnier, et anticipa.

- Oui. Et, non, il n'y a pas d'autre potentielle recrue dans cette satanée ville.

Un moment passa sans qu'un mot supplémentaire ne soit prononcé. Les seuls sont qui résonnaient autour des hommes en attente étaient le crépitement du feu et le bruit familier de l'activité des animaux nocturnes.

Puis, Vrisis sourit.


- Bon travail Iaso.

Ces trois mots signèrent la fin officielle du rapport, en même temps que la relève de la garde. Les hommes autour du messager et du fauconnier recommencèrent à s'affairer, revêtant leur armure pour certains afin de relayer leurs compagnons, d'autres se chargeant de rassembler et nettoyer les vestiges du repas.

Alors que Iaso terminait son bol, ce fut au tour de Vrisis de parler. La discussion entre les deux hommes, bons amis malgré la distance qu'ils mettaient dans leur relation professionnelle, dura tard dans la nuit, bien après que les autres soient allés dormir.
Ce fut l'occasion pour l'éclaireur de développer un peu plus ses impressions sur le jeune homme qu'il jugeait étrange mais capable, et de révéler que ce dernier serait sans doute aussi imprévisible qu'ils l'étaient eux-mêmes. Ce qui était, en soi, une bonne chose pour leur ordre, mais rendrait la manœuvre compliquée. Il révéla aussi la faille qu'il avait tue, laquelle pouvait avoir des conséquences. S'il se sentait menacé, le lynx pouvait changer à tout moment sa façon d'agir. Le plan qu'ils étaient en train d'élaborer devait parer à ces éventualités.

Le lendemain au petit jour, ils étaient en place.


***

A couvert du vent... Le malin. L'homme qu'il avait repéré la veille avait déjà appris de son erreur. Il l'observait encore ce matin, mais en prenant en compte la nature sauvage de sa cible. Seulement, même un bref instant, le vent avait tourné, ce qui lui avait permis de le repérer. Plus inquiétant, il n'était pas seul...

Le jeune homme était sorti de la ville avant l'aube. La fraîcheur était tout ce à quoi il aspirait, et il préférait voyager sans se sentir oppressé par le Soleil. Il avait emprunté la porte nord, sans s'être fixé de destination précise. Ce qu'il avait vécu jusqu'ici l'amenait aisément à croire qu'il n'aurait guère besoin de chercher longtemps avant de se trouver un objectif. En attendant, il avancerait en suivant la route, peut-être bifurquerait-il vers l'ouest au lieu de retourner vers sa patrie...
Mais son destin l'avait rattrapé bien plus tôt qu'il ne s'y attendait. Cette rencontre éphémère la veille était donc loin d'être anodine. Sans être agressives, les présences qu'il percevait à présent n'étaient pas de bonne augure... Pourtant, il ne pouvait rien faire pour le moment si ce n'était continuer sur sa voie, feignant n'avoir rien remarqué pour tenter de semer ses poursuivants plus loin. Mais c'était encore trop optimiste.


- Capturez-le !

Un cri de faucon couvrit presque la voix alors qu'il passait à côté. L'homme qui avait donné le signal ne se souciait visiblement plus guère de la discrétion, ils étaient suffisamment loin de la ville pour ne pas alerter le moindre garde.

En un instant, cinq hommes l'encerclaient. Sa seule réflexion sur le moment fut qu'en quelque sorte, ceux-là lui ressemblaient... Seul le sixième, l'homme de la veille, dépareillait des autres, dans son chiton coloré et peu adapté à la préparation d'une embuscade.
Le jeune homme était immobilisé, bras et jambes maintenus par la poigne ferme des soldats en cuir. Du moins, c'étaient ce qu'ils croyaient. Discrètement d'abord, puis de plus en plus distinctement, un chuintement se fit entendre. Seul Iaso comprit ce que c'était.


- Attention !

En quelques secondes seulement, le lynx s'était extrait des habits du jeune homme, et sautait à la gorge de celui qui avait eu le malheur de lui tenir le bras gauche. Prévenus, les autres s'écartèrent, pour mieux revenir à la charge. Sans utiliser d'autre arme que leur corps, ils foncèrent ensemble sur le fauve afin de le maîtriser. Bombardé de coups, l'animal n'eut pas vraiment le loisir de répliquer, mais avec une agilité impressionnante, il parvint à en éviter la plupart. Lorsqu'il retomba sur ses pattes, un homme sortit une dague.

- Non !

Regardant son collègue avec une certaine appréhension, l'homme rangea son arme. Leur rôle était de capturer leur cible et de la maintenir en vie. Le métamorphe devait être préservé au maximum, c'est ainsi qu'il pourrait les desservir. Mais tous savaient à présent qu'il leur donnerait du fil à retordre.
C'est pour cette raison que, lorsque le félin fit mine de s'enfuir, aucun d'eux ne le retint, ni ne tenta de le poursuivre. Les renforts arrivaient de tous côtés, et le changeforme le savait très certainement. Il n'avait cependant pas d'autre choix que de tenter sa chance, fut-elle vaine.

Un cheval arrivait à sa hauteur, et, sans prévenir, un filet lui tomba dessus. L'un des contrepoids heurta la tête du lynx, le laissant étourdi sous les mailles. Bientôt, il sentit une aiguille se glisser entre ses omoplates, une douleur aigue mais brève. Il sentait son esprit dériver, et fut cette fois incapable de résister à l'étreinte des hommes autour de lui.
Ainsi maîtrisé, il fut hissé sur un chariot avec ses effets, sans pouvoir reprendre complètement conscience, réfléchir clairement, ou même comprendre ce qui lui arrivait... C'est ainsi que commença son voyage vers Sparte.


***

La petite caravane s'était constituée une nouvelle apparence. Vêtus comme des marchands, leur seul chariot bâché comme pour protéger des victuailles de la vermine, ils faisaient route à une allure modeste pour ne pas attirer l'attention.

Leur prisonnier était maintenu dans un état second grâce à une drogue qu'ils lui administraient régulièrement, un homme était chargé à temps plein de veiller à la fois sur son état de semi-conscience et sur sa santé. C'était le moyen le plus simple et le plus efficace de le garder sous contrôle et en vie, en même temps que de préparer sa future intégration au groupe.
Sous la bâche, Elien attendit que les cahots se calment avant de faire boire à nouveau la mixture étrange au jeune homme. Il avait parfois été obligé de l'injecter, mais à cet instant il avait les yeux assez ouverts pour être capable de déglutir. Le soldat ressentait une certaine compassion pour sa victime, comme il en avait ressentir pour plusieurs avant lui. Leur manière de faire était peut-être un peu rude, mais elle était nécessaire.


- Tu retrouveras bientôt ta liberté.
Cette potion n'est là que pour te rendre docile le temps de d'inculquer les bases de notre fonctionnement. Quand tu auras compris et que tu seras autonome, tu n'en auras plus besoin.


Le jeune homme le regardait de ses yeux de lynx aux pupilles dilatées. Il faisait sombre, même en plein jour, mais pour l'avoir déjà vu, la sentinelle savait que c'était surtout l'un des effets de cette médecine. Il savait également que son "patient" entendait et comprenait tout ce qui se passait et se disait autour de lui, même s'il était incapable d'y réagir ou même de raisonner.
Etant lui-même passé par cette étape, il s'efforçait de rendre l'expérience moins traumatisante, sachant pertinemment qu'une personne retirée aussi brusquement à son environnement se montrerait plus rapidement prête à coopérer si elle savait de quoi il retournait. C'était un premier pas qu'il faudrait de toute façon franchir tôt ou tard, et c'était sa manière de procéder. Sa méthode s'était révélée jusqu'ici profitable, et c'est sans doute pour cela que l'on lui avait confié ce client difficile.


- Ton talent est précieux. Avec nous, tu l'utiliseras à bon escient. Dans un premier temps, on te donnera des missions plutôt simples, pour tester tes capacités. Si tu fais ce qu'on te dit, tu monteras en grade. Tu verras, une fois commencé, tu ne pourras plus faire que ça... Tu es comme nous, après tout, tu aimeras ça.

Les yeux bleus semblaient regarder au-delà du visage du spartiate, mais ce dernier savait très bien qu'il était écouté. Son interlocuteur ne répondait pas, mais il lui manquait encore trop d'éléments pour tout saisir. Il ne pouvait cependant en révéler trop avant leur arrivée, la prudence restait de mise tant qu'ils n'étaient pas certains qu'il resterait dans leurs rangs. Tant que la caravane n'était pas, définitivement, arrivée à sa destination finale.

- Quand ça arrivera, la drogue ne sera plus qu'un lointain souvenir.

La dose qu'il lui administrait actuellement était bien supérieure à celle qui serait utilisée ultérieurement. D'ordinaire, on baissait la dose des recrues au fur et à mesure de leurs missions, sans qu'ils ne s'en rendent vraiment compte. Ainsi, leur propre personnalité et leur initiative prenaient d'elles-mêmes le dessus, et ils finissaient par agir dans l'ordre de leur propre chef, sans plus être manipulés le moins du monde. La transition était subtile, et suffisante pour que la recrue devienne initié, et gagne de ses propres mains une véritable place au sein de l'ordre.
Tout ce qu'il voyait chez le changeforme repéré par Iosa lui indiquait que l'éclaireur ne s'était pas trompé, et que cette recrue serait prometteuse. Le jeune homme était doué d'un farouche goût pour la liberté, et malgré sa réserve, il contenait au fond de lui une personnalité forte, qui lui permettrait d'endurer toutes les épreuves. Il ne mettait pas non plus en doute ses capacités, dont il avait eu un léger aperçu. Le lynx pourrait gravir les échelons à une vitesse incroyable s'il y mettait du sien. Restait à savoir si cela correspondait à sa volonté... Inhibée pour le moment, il ne pouvait guère lui poser la question, mais quelque chose lui disait que le "travail" qu'il était en train de lui proposer lui correspondait dans l'absolu assez bien. Il pourrait y prendre goût plus rapidement qu'aucun autre.

La sentinelle, accroupie au chevet du prisonnier, tous deux cachés par la bâche, tourna brusquement la tête. Rien de visible, mais un léger changement dans l'expression du jeune homme lui fit comprendre qu'il ressentait la même chose. Les chevaux piaffaient, et les meneurs semblaient les écarter un peu de la route, créant des secousses supplémentaires et très certainement inutiles. Quelque chose, ou quelqu'un, effrayait les bêtes, et avec l'impression que ce phénomène lui laissait en tant qu'humain, il comprenait pourquoi.
L'allure de la caravane s'intensifia, pour s'éloigner plus rapidement de la source de leurs angoisses. Elien sentit l'aura s'estomper derrière eux, et ne put retenir un soupir de soulagement. A son côté, la tension disparue permit au corps du jeune homme de sombrer dans un profond sommeil. Le soldat le regarda s'endormir, et s'appuya contre le bord du chariot. Ils étaient bientôt arrivés, et il avait hâte...


***

Un bâtiment légèrement à l'écart de la ville. Les chevaux s'étaient arrêtés, et les hommes à présent déchargeaient leurs fontes. Leur nouvelle recrue avait déjà été transportée à l'intérieur, toujours sous la garde d'Elien. Se faisant aider d'une jeune femme, ce dernier s'efforçait de calculer la nouvelle dose de médicament à faire avaler au lynx. Il était temps pour lui de se réveiller et de se rendre compte de où il se trouvait. Se soumettre à une autorité serait très certainement difficile pour lui, mais, la drogue aidant, il n'aurait guère le choix.

La sentinelle était postée près du lit lorsque, pour la première fois depuis plusieurs jours, le jeune homme ouvrit ses yeux avec l'impression de revoir la lumière du Soleil. Il avait encore l'esprit embrumé mais se souvenait nettement du voyage, et du visage de l'éphèbe brun qui lui parlait sans qu'il ne puisse lui répondre. Chaque mot résonnait dans sa tête avec une signification nouvelle, et il commençait seulement à en saisir le sens caché.
Le soldat qui avait veillé sur lui à chaque instant était toujours là, et observait les étapes de son réveil sans intervenir. Il le regarda à son tour, sans ressentir la moindre agressivité, alors qu'il avait été de ceux qui l'avaient agressé et capturé sur la route d'Athènes... C'était encore comme si une partie de lui était enchaînée. Il pouvait pourtant agir à sa guise... mais pas tout à fait. Une sensation étrange, qui le gênait au plus haut point.


- C'est l'effet de la drogue.

Il cligna des yeux. Des tâches lumineuses apparurent et disparurent de son champ de vision, il avait les pupilles encore bien trop dilatées pour la luminosité ambiante, et cela le faisait souffrir.

Assimilant le lien entre ce qu'il ressentait et le discours que lui avait fait l'homme dans le chariot, il savait qu'il ne pourrait que se montrer docile tant qu'on lui faisait boire cette drogue. Et, aussi étrange que cela paraisse, cela ne le dérangeait pas. Il continuerait à prendre cette mixture aussi longtemps que l'on la lui donnerait, et cela ne lui faisait ni chaud, ni froid.
Cette ambivalence lui était inconnue. Il savait ne pas être tout à fait lui-même, et se reconnaissait pourtant. Il était avide de liberté, mais obéirait pourtant bien sagement. Toute envie contraire avait disparue, et bien qu'il en soit conscient, ce n'était juste... pas grave.

L'aidant à se relever, la sentinelle le guida jusqu'à une table où il lui amena de quoi manger et boire en abondance. Le jeune homme découvrit le lieu autour de lui, et reconnut quelques visages, dont celui de l'éclaireur athénien et du fauconnier. Il se rendit compte qu'il était d'ores et déjà traité comme l'un des leurs. Un visage manquait pourtant, et un éclair de conscience lui revint en y pensant.


- Pardon pour votre ami.

L'autre le regarda, avec une expression de surprise mêlée à autre chose. Il était vrai que cela lui semblait étrange, à lui-même, de s'excuser pour la mort d'un inconnu. Mais dans l'état où il était, il en ressentait une certaine culpabilité, sans savoir pourquoi.

- Tu n'étais pas encore parmi nous.

Le soldat lui sourit, d'une manière qui lui indiquait que son comportement était prometteur. Il savait que le dénouement était proche, il saurait bientôt pourquoi il était là. En attendant, il n'avait qu'une chose à faire, et il s'y attela avec appétit.

- Je suis Elien.

L'homme s'était installé en face de lui, et lui montra assez rapidement l'un des groupuscules qui s'étaient spontanément formés.

- Et eux sont Vrisis, Iosa, Polibe.

Les personnes citées tournèrent la tête, et voyant leur nouveau protégé assez en forme pour manger, et donc certainement, parler, rejoignirent la table. Le dénommé Polibe se servit au passage, allant s'assoit juste à côté du lynx.

- Comment tu t'appelles ?

Le jeune homme maintint sa cuillère en l'air, posant ses yeux que la drogue rendait plus étranges encore, sur le soldat qui commençait à se bâfrer avec entrain.

- Eryl.
- Echouanté, Eryl !

Polibe finit sa bouchée et tendit une main enthousiaste vers le jeune homme soudainement pris à parti et déboussolé.

- Tout doux, mon gars, il vient de se réveiller...
- Oui. Laisse-le manger, on a tout le temps pour ça...

Seul Vrisis ne prit pas la parole, ce que le lynx remarqua sans le relever. Le fauconnier semblait être le genre de personne qui n'accorde pas facilement sa confiance, mais cette confiance si durement acquise, une fois gagnée, ne devait pas mourir facilement... Il finit donc son repas, avant de regarder ses "nouveaux" compagnons avec une certaine curiosité. L'heure était venue qu'ils lui expliquent. Cette fois, ce fut Vrisis qui s'avança, tandis que les autres faisaient silence.

- Tu es à Spartes. Tu es ici pour servir cette nation.

L'homme regarda la recrue d'un œil acéré, mais le lynx ne montrait aucune réaction qui permettait de le jauger. Apprendre qu'il avait été emmené aussi loin ne le surprenait guère, et servir une nation ou une autre lui importait peu à cet instant...

- Nous sommes l'ombre de Spartes. Ton unique rôle à présent sera de tuer.

Ce n'était qu'un demi-mensonge, mais cet instant était crucial. Et le jeune homme en était conscient. Cette phrase était volontairement tournée de cette manière, pour provoquer un choc. Choc qu'il ressentit au plus profond de lui-même. Il en oublia qui il était, pourquoi il était là. Une résistance, un refus, qui surpassa la substance qui coulait dans ses veines.

- Non !

Lui-même était surpris... une partie de lui-même. Il avait sauté de son banc, pour se précipiter à la rencontre du fauconnier. Griffes, ou plutôt mains désarmées, en avant. Sa rage n'avait d'autre fondement que l'instinct du lynx qui reprenait le dessus, lui dictant de se battre pour sa survie. Ces hommes étaient des ennemis, ceux qui l'avaient piégé et traîné au fond d'un gouffre. Il voulait revoir la lumière.
Il fut intercepté. Il ne toucha pas Vrisis, les trois hommes autour de lui l'avaient renversé et le maintenaient à terre. Une douleur lui transperça le bras, et son esprit se heurta de nouveau à des murs infranchissables alors que ses yeux se brouillaient. Il hurla avant de perdre connaissance.


*

Secouée par le cri du jeune homme, à peine humain, l'activité de la bâtisse s'était interrompue. Les hommes reprirent peu à peu leur ouvrage, sans comprendre la portée de ce qui était arrivé. Les quatre hommes ne faisaient pas exception, au contraire, ils étaient même aux premières loges.


- Ca ressemblait à un rugissement, non ?
- Ouais. Ce petit est effrayant.

Eux avaient nettement ressenti le cosmos que le jeune homme avait libéré en se débattant. Tout portait à croire que son don s'étendait au-delà ce que qu'ils avaient entraperçu avant cet incident.

- Il va être difficile à maîtriser.
- La drogue ne suffira pas forcément.
- Même une dose plus forte ?
- Pas sans le rendre légume...

Etouffant un juron entre ses dents, Vrisis n'eut pourtant que peu de temps de se soucier du sort de leur nouvelle recrue. Car si le cri n'avait pu aller jusqu'à la ville de Sparte elle-même, elle avait cependant alerté quelqu'un... ou quelque chose. Ils étaient attaqués.

- A vos postes !

Il siffla, puis accrocha l'un des parchemins écrits d'avance à la patte de son faucon, à peine celui-ci posé sur son bras, et le renvoya d'où il était venu. On avait transporté le jeune inconscient dans la pièce du fond, en sécurité. Saisissant son arc, il se plaça à côté de Polibe au milieu des autres archers, tandis que Iosa et Elien rejoignaient les rangs des fantassins, dagues au poing.
Ils n'étaient qu'un avant poste, mais devaient défendre leur position. Seulement, chacun commençait à le deviner au fur et à mesure que l'ennemi approchait, même s'ils vainquaient, ils n'en sortiraient pas indemnes...
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Isis no rê
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MessageSujet: Re: rencontre inattendu    Mer 7 Aoû - 19:29

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    Spartes , la plus grande et merveilleuse cité qu'il puisse existé. C'est ici que sont forgés les hommes de main dont le courage et la dévotion ne créent qu'une entité , c'est ici qu'est né le berceau de la puissance et du mythe de cette beauté humaine , ravageuse et experte, que l'on nomme guerrier. Le ciel encore brûlant de la Grèce manié par le seigneur Hélios sur son char flamboyant aux quatre destriers solaire saluait haut dans le ciel de midi la fin d'une matinée tendue , peu commune dédié aux retrouvailles. Le cuir des sandale de la fillette qui était partie de Sparte un matin d'hiver pour ne plus jamais en revenir , son bouclier manant et sa lance espiègle dans une main et dans l'autre avait imprégné le sol de Sparte d'une légère trace invisible à l'oeil humain , le fantôme d'Alceste continuait de la hanter au travers de la ville , silencieuse , lui créant comme un lien transparent , insondable qui lui retenaient toutes ses émotions et ses sentiments. De son premier pas dans la ville jusqu'à la vision de la statut de son ancien monarque de jadi s, la femme aux cheveux aussi noirs que la nuit pouvait sentir son cœur s'alourdir , se fendre , peser un poids qu'elle n'eut jamais eut à porter d’antan. Vaquant à ses dernières pensés pour lesquelles la fillette qui la représentait dans le passé s'estompait aux pieds de la statut de son seigneur, un sourire large figé sur ses lèvres fantomatique, elle lui adressa un dernier signe de la main comme pour lui annoncer les adieux.

    " - CHIER !"

    Rageant, la femme enfonça brutalement le genou et son bouclier dans le sol poussiéreux, le regard flou, dans le vague, humide et pendant vers le sol, elle ferma son poing et frappa la terre avec ce dernier en bénissant cent fois le nom de celui qui avait couru à sa propre perte alors qu'il aurait du jouir d'une vie éternelle. Au fond Alceste avait toujours comprit et suivit les règles intransigeantes de la grande Sparte, ses lois aussi dur qu'épouvantables, mais elle ne pouvait nier que mourir au nom de cette patrie lui avait été un moment de fierté, de gloire et de bonheur intense, bien plus que celui de mourir aux cotés de l'homme qui l'avait sauvé d'un destin funeste et dérisoire d'une vie de femme au foyer. Ses larmes s'écoulèrent lentement le long de sa joue tant et si bien qu'elles avaient tracés un sillon dans le creux de son visage, ses paumettes rougies par le chagrin, le poing blanchit par la force de sa poigne, elle déversa là tout son chagrin afin de trouver la paix au fond de son coeur encore battant pour la représentation de cette statut devant laquelle elle avait ployé encore une fois le genou.

    Ce n'était ni à la gloire de Léonidas , ni à son courage , ni à ce qu'il avait fait pour Spartes , qu'elle déversait les larmes d'un mal pesant , mais pour son absence et les moments qu'elle avait passé à ses cotés , la mémoire vive jaillissante de ses pensés ténébreuses obstruaient et portaient son esprit à confusion. Tout avait pourtant été tellement clair à Giudecca devant son nouveau seigneur: Hadès... Pourquoi s’enquire d'un tel doute sur le moment? Tout était définitivement finit, Léonidas ne reviendrait pas pour honnorer ses paroles ni son titre. Il ne reviendrait pas pour lui donner un court d'histoire sur la religion de Sparte: il avait plongé dans l'univers du chaos et de l'oubli éternel, seule son nom et sa gloire resteraient à jamais connu par les grands hommes plaidant en sa faveur. Créant ainsi le début d'une ère nouvelle où les hommes ne seraient jamais plus que des hommes et non pas de véritables artisans de la guerre au nom de qui, leur patrie, étaient désireux de se battre.

    " - Ton Héritage ... voit ce qu'il est advenu Ô grand roi de jadis!
    Un fief, une meute créant la discorde dans un nom qu'il ne savent plus prononcer,
    Que pour omettre l'injustice et le chaos, la déraison et l’insuffisance!
    Seul le salut permettra de purger nos trois cents pour le sacrifice qu'ils nous ont offert.
    Mon roi... mon seigneur, seul souverain de mes espoirs enfouis, Sparte est morte.
    "
    * Je ne saurais rendre votre mémoire qu'en purgeant notre cité dans le sang et le feu, tuant dans l'oeuf la peur, l'incertitude et le mal , qui tel le serpent se glisse dans les coeurs de nos hommes, changeant leur nature de lions en brebis égarés. *
    "J'en fais le serment... Ô Roi des rois... Ils ne craindront plus la main d'Hadès. "

    Reniflant à la façon d'un animal blessé , le spectre se releva avec douceur du sol sur lequel elle s'était laissé emportée , une légère flaque d'un brun plus foncé , humide s'était créer à la hauteur de ses pieds .Combien de temps s'était-elle égaré devant effigie de l'ancien souverain de Sparte ? Assez pour avoir reprit des forces et se redonner du courage pour effectuer sa tâche qui lui avait été prodiguée. Réfléchissant , ses cheveux d'ébène lui fouettant le visage tandis qu'une brise fraîche lui caressait son visage enflammé , lui redonnant un peu de fraîcheur et de couleur , Alceste empoigna ses atouts dans chacune de ses mains , lançant un regard au visage de la statut , plongeant ses pupilles d'un vert ardent dans le gris marbré de la statut , annonçant et promettant dans le silence d'une prière qu'elle reviendrait pour le chercher à la tombée de la nuit...

    Soudaine , la spectre se retourna vers le village , le regard de la statut toujours perchée sur son échine et ses courbes raffinées. Alceste elle , observait la nouvelle spartes qui s'offrait à ses yeux et à son esprit , elle avait négligé tous les détails en rentrant , n'ayant d'yeux que pour la seule statut à qui elle tournait dorénavant le dos avec la ferme conviction de lui couper la tête au couché du soleil. Ses yeux d'émeraude glissant et effleurant chaque détails qui lui valaient un battement de moins dans sa poitrine ; Son coeur réagissait à ses pensés comme si elle se résumait à détailler les pièces d'un même cadavre , en battant faiblement avant de louper un battement et provoquer un pincement sanglant lorsqu'un détail se soumettait à sa mémoire. Lentement la main d'Alceste s'ouvrit , laissant planer dans l'air ambiante la poussière qu'elle avait arraché de la terre , créant un écran de fumée  qui se mourrait lentement à ses pied : Le temps... Il allait lui falloir du temps pour s'adapter à ces nouvelles coutumes et imposer ses lois en tant qu'Héritière des 300.

    Pourquoi ne pas laisser les souvenirs à leurs places et ainsi laisser les hommes continuer d'agir à leurs guises ? En regardant Sparte , la puissance de ce qu'elle représentait à l'époque , à celle d'aujourd'hui , une catin tenant à peine sur ses jambes , Alceste se refusait le droit de ne pas intervenir , elle était une membre , une fille et une héritière de Sparte ! Ne pas réagir à cette appel de la cité pour la sauver de la débauche serait comme fermer les yeux sur le malheur qui la guette et donc refuser les évidences , agir en aveugle et ne pas reconnaître que la cité à besoin d'aide , que les enfants de Sparte ont besoin d'aide. Ayant donné sa vie pour la sauver de l’oppression et de la torture des Perses , il serait impardonnable de la laisser entre les mains de la dépravation et du chaos ! Il était encore l'heure d'agir et si Hadès l'avait envoyé ici à ce moment précis , ce n'était pas non plus au hasard mais bien en connaissance de cause , il avait du savoir par une quelconque manière ce qui remplissait réellement le coeur et l'esprit d'une spectre comme Alceste.

    Alceste se sentait comme manipulée par la déité , mais étant morte et faisant partit de son royaume elle devait le suivre et le servir corps et âme jusqu'à ce que plaisance et honneur le lui soit rendu. C'était là un nouveau départ et opportunité à saisir et elle perdait du temps à vouloir refouler les morceaux cassés d'un souvenir encore assez tranchant. Secouant la tête en mettant une de ses mains sur son front , glissant jusqu'à ses cheveux, lui rafraîchissant le visage tout en lui permettant de chasser les dernières larmes perchées sur ses cils , elle émit un premier petit sourire en ce début d'après-midi , après tout elle avait de quoi faire à présent que son esprit était posé. Aller voir le nouveau roi de la ville à moins qu'il ne s'agisse d'un conseil et perdre un peu de temps à Sparte pour attendre la tombée de la nuit.

    ***

    Le bouclier sur le dos, la lance dans la main droite, droite comme une "i" Alceste marchait tranquillement dans sa ville natale , offrant de-ci de-là un regard perplexe mêlé d'une quiétude bien dissimulée , les citoyens avaient l'air heureux et en bonne santé, c'est tout ce qui importait pour la spectre. Soupirant , elle s'arrêta pour observer au coin d'une rue un enfant jouer seul avec son chien , levant un os puis le redescendre pour courir plus loin suivit de son fidèle compagnon. Le jeu amusait beaucoup la spectre qui décidait d'aller à lui , son plastron de spartiate sous lequel se cachait le surplis du fossa , brillant de milles feu, ses sandales noir d'encre marchant littéralement d'un pas de velours vers l'enfant.

    " - Eh! Petit! "
    " - Oh madame! Oui ? Couché ruto ! Je peux faire quoi pour vous ? "
    " - Je suis un peu perdue , après le roi Léonidas , qui a donc régné sur Sparte ?"
    " - Ben sa femme et son fils madame ! Puis le conseil aujourd'hui n'a pas encore donné sa voix..."
    " - Parfait , merci. Tiens pour ton aide , une relique de ton roi..."
    " - Madame ..."

    Sortant de sa poche une ancienne pièce, un silex de la lance d'un roi de l'ancien temps sur lesquels figuraient encore du sang des traîtres et de Perses , elle le tendit à l'enfant qui regardait l’artefact avec des yeux rond comme des billes.

    " - Elle s'appelle Espérance. Elle n'a pas encore décidé quelle cause défendre ni quel bras servir. Quel est ton nom ? "
    " - Pleistoanax madame. Mais ... D'où vient cette lame ? Est-elle magique ?"
    " - Elle a servit Léonidas , je dois lui trouver un digne porteur. Celui qui saura conduire Sparte sur les monts qu'elle mérite et protéger sa famille. Elle a été bénie par le sang des trois cents , des Perses et de créatures dépassant ton imagination. De qui es-tu l'héritage , Phebos?"
    " - De Pausanias , madame. "
    " - Cela suffira. Tu tiens dans tes mains la lame de ceux qui ont eut le courage de s'imposer face au destin et de change le cours de l'histoire. Promets-moi de rendre service à Spartes en la servant comme à l'époque de tes ailleuls. Ne crains pas la mort , adules-là comme Arès , la puissance de ton père et le sang de Pausanias bat encore dans tes veines. Eux n'ont jamais cessés de croire en l'art de la guerre en servant la cité qui est la tienne aujourd'hui. C'est maintenant à toi de croire en elle."
    " - ... Mais vous êtes qui ? Et moi... Roi ?... C'est absurde !"
    " - Je ne te donne pas le rang de roi, ne suis-je point couronné pour avoir ce droit ? C'est en tant qu'héritière de Sparte et en son nom que je te demande d’œuvrer pour son salut et sa vie ; elle dépend de toi et de tes combats désormais. Maintenant vas auprès de ton maître d'arme dire qu'Alceste est retour afin qu'il s'incline bassement devant l'idiotie et le désespoir de l'humanité ; Je saurais redonner les vrais couleurs à notre cité!"
    " -... ouwaaouuuu ... Le Silex bénit de Léonidas... la classe ! Bien madame , j'y court de ce pas!"
    *Puisses l'héritier de mon maître accorder un souffle nouveau à Spartes. *

    Se relevant en gardant un oeil méfiant mais maternel et protecteur sur l'enfant , le chien le suivant dans son sillage , la spectre poursuivit son chemin sur une route adjacente , le sable et la poussière se détachant d'un dallage particulier qui déjà, pouvait laisser présager une route tracée vers les temples des personnalités importantes , de roi ou de conseil à plusieurs mètres de son point. Un sourire tiré sur la commissure de ses lèvres , l'étoile céleste avança prudemment , les oreilles légèrement bourdonnantes , un bruit de sabots lui violant férocement le cerveau. Elle eut juste le temps de se retourner et de se pousser d'un geste désinvolte , sentant le souffle chaud et frémissant des chevaux au trot qui firent un petit écart au loin devant leur course.

    " - Qu'est-ce que..."

    Fronçant les sourcils la jeune femme se saisissait de sa lance , l'empoignant férocement dans une main , laissant doucement aller son cosmos aux lueurs vertes-émeraude infernales. Assez léger pour ne pas être perçut par l'oeil humain , mais assez poussé pour permettre à un chevalier néophyte de savoir qu'elle n'était pas d'humeur à jouer ni à plaisanter. De plus , elle se lança à la poursuite de la calèche avec une aisance , une agilité et une rapidité hors norme , sciant dans son passage l'homme qui avait écarté les chevaux de la voie. Elle s'arrêta à quelques centimètres de lui le toisant d'un regard incandescent , ses vêtements n'étant pas ceux de la région et cette sensation si particulière de la mort qu'elle adulait... Lui lâchant un sourire amicale finalement elle rejeta un regard vers l'épais brouillard de poussière que le chariot dégageait sur son chemin...

    "- Il n'est jamais tard à Sparte pour devenir un Héro , il vous manque juste une lance , prenez la mienne et suivez-moi en enfer mon cher ! Ce chariot aurait pu vous écraser ; Ce n'est pas ainsi que l'on traite un véritable visiteur chez nous. Aller!"

    Plantant la lance au sol elle s'écarta , son bouclier toujours accroché à son dos pour reprendre sa course folle , ses jambes frêles et longues entamant un véritable sprint qui eut tôt fait de la projeter vers le chariot stoppé , garé, visiblement vide à l'oeil nu. Se cachant sans en attendre d'avantage , tapis dans l'ombre tel un félin , grondant silencieusement dans les pensés meurtrières soyeuses qui la précédaient , Alceste se tournait vers les fenêtre , ses main se détachant du reste de son corps , elle ployait doucement sur son échine et ses genoux pour prendre de la détente... D'un coup , d'un bond, d'un seul elle s'était projetée sur la fenêtre avec une dextérité émanant de celle des plus gracieux félins. Curieuse elle détacha un regard vers le couloir et ne vit rien d'alarmant , le calme... Fronçant les sourcils cependant elle rentra , on pouvait l'appercevoir depuis la fenêtre. Elle lui fit un signe de la main.

    Écarquillant les yeux , elle se retourna se baissa et vit un faucon lui passer au-dessus de la tête. Rapidement elle fit demi-tour , pointa du bout de son doigt l'animal à l'homme à la lance pour qu'il puisse l'arrêter , mais ce n'était pas tout et le temps pressait , elle était si désireuse de faire mordre la poussière à ces jeunes loups ! Le sang par le sang , c'est avec plaisir qu'elle leur ferait l'éducation à la dure , comme elle le faisait d'antan avec son maître d'arme. Le sourire au lèvre elle se hissa sur la pointe des pieds , à pas de velours jusqu'à un croisement , toujours avec discrétion elle se déplaça jusqu'à l'extrémité du couloir , entendant comme un cri déchirer le lieu , un cri qui n'avait rien d'humain... et tellement familier , Alceste mit ses mains à ses oreilles en serrant la mâchoire , qu'était-ce donc comme animal à l'agonie ? Ses yeux d'émeraude se dilatant légèrement , le souffle court , elle prit de l'allure et de la force , son bouclier à bout de bras et se projeta avec agilité et puissance dans le second couloir menant au hall... Là ou toute une ribambelle d'archers semblait être prêts à en découdre...

    Des archers... Un ciel d'azur obscurcit par une pluie noircie par le nombre de flèches , les Perses... Elle para son bouclier et cria , furieuse un sourire étiré derrière son bouclier:

    " - AU NOM DU ROI JE VOUS OFFRE LE SALUT! Only three hundred of men! "
    : Lorsque Alceste concentre suffisamment mon cosmos, elle détient la force de trois cent hommes; trois cent Spartiates exactement; Toutes ces caractéristiques sont décuplés le temps d'une attaque.

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Reis
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MessageSujet: Re: rencontre inattendu    Jeu 8 Aoû - 22:19

Reis continua à se triturer les méninges à la recherche de l'arme parfaite, une idée commença à germer dans sa tête, il commençait à voir une lame se dessiner dans son esprit. Il faut dire aussi que ce n'est pas la première fois qu'il y pensait et, à chaque fois, l'arme qu'il visualisait se basait sur celle qu'il avait imaginé la dernière fois et y ajoutait ou retirait quelque choses. Mais cette fois, c'était particulier, il n'avait plus rien à y ajouter ou à y retirer, il s'était enfin fait une idée précise de ce qu'il cherchait, une lame particulière pour une âme particulière. Quoi de plus normal ?

Il avait fini par rejoindre la route principale qui reliait Sparte et Athènes, l'heure avait avancé tant et si bien que le flot de personnes sur la route s'intensifia jusqu'à devenir une véritable rivière de personnes s'écoulant plus ou moins rapidement vers et en partant de Sparte... et Reis se trouvait tel un rocher dans ce flot ou chaque être vivant un tant soi peu sain d'esprit tentait de l'éviter. Il avait un véritable no men's land entre lui et ce flot de gens, tel un bateau qui fend l'eau avec sa coque, Reis fendait le mouvement de foule tout autour de lui... Les animaux étaient toujours les premiers à réagir à son aura néfaste et malsaine, mais les humains y réagissaient juste après...

Reis l'avait constaté il y a longtemps, les animaux sont plus sensibles à cette malédiction dont il était victime, mais il ne pouvait pas en expliquer la raison. Il le savait pour l'avoir remarqué... c'est tout. De plus, lui ne pouvait qu'imaginer ce que les autres ressentaient lorsqu'il s'approchait de lui. Mais tout cela lui importait peu, cela faisait cinquante longues années qu'il parcourait ce monde, cherchant une manière de se venger d'Hadès et de tous ces autres dieux ! Ceux-là même qui l'avaient maudit à jamais.

Il se rappelait de ce jour maudit...dans la brèche, cette explosion, les rochers qui s'écroulaient vers la bataille et les dégâts qu'ils avaient commis... oui ce fut magnifique ....

Il se rappela ensuite de son escouade d'hommes qui l'avaient accompagné, mais que tous se sont fait massacrer par des envoyés d'Hadès. Leurs âmes ne reposeraient jamais en paix et étaient toutes condamnées à subir des tortures jusqu'à la fin des temps.

Pardonnez-moi dit-il entre ses dents en laissant couler une larme sur sa joue, il secoua la tête et se ressaisit, sa haine et sa résolution ne firent que s’accroître en pensant à cela. Oui, la vengeance s'approchait, il c'était durement entraîner et il s'entait son heure arriver.

Plongé dans ses pensées, il ne remarqua même pas la calèche l'esquiver, ou plutôt, s'éloigner le plus possible de lui. Il faut dire, il a l'habitude maintenant... Mais cela ne semblait pas du gout de tout le monde. Une femme, étrange, mais il ne saurait dire en quoi, s'était approchée de lui juste après le passage de ladite calèche.

"- Il n'est jamais tard à Sparte pour devenir un Héro , il vous manque juste une lance , prenez la mienne et suivez-moi en enfer mon cher ! Ce chariot aurait pu vous écraser ; ce n'est pas ainsi que l'on traite un véritable visiteur chez nous. Aller!"

Il la regarda, surpris. D'abord, quelqu'un venait de lui parler... à lui. Il n'en revenait pas, et sa malédiction ? Cette femme ne la ressentait donc pas? N'était pas au moins gêner par cette sensation de mal-être ? Plusieurs questions s'immiscèrent très rapidement dans son esprit et il était perdu... par cette simple phrase.

Elle planta alors une lance devant lui, il la prit et la retira de la terre sans grande conviction * Ce n'est pas exactement l'arme à laquelle je pensais* ce dit-il intérieurement mais une arme est une arme finalement* elle ne serait pas de trop s'il devait lui arriver problème. Les raisons qui poussaient cette femme à aller demander des comptes aux conducteurs calèche ne le concernait guère. Mais il avait quelques questions à lui poser, comme par exemple "tu n'as rien ressenti" ou "qu'entends-tu par : il n'est jamais tard à Sparte pour devenir un Héros ?". Et bien d'autres. Quelques chose lui disait que cette personne n'était pas ordinaire, ce qui, pour la première fois en cinquante longues années éveilla sa curiosité.

Il la suivit donc de loin, non pas par choix, mais simplement parce que sa vitesse était tout bonnement extraordinaire et de toute façon, à bien y penser, il n'était pas pressé.

Il finit néanmoins par la rattraper rapidement, le flot de personnes ne cessant de s'ouvrir devant lui, il n'était nullement ralenti.

Il retrouva la mystérieuse femme et voulut l'interpeller... mais elle sauta à la fenêtre juste a son arrivée... Décidément, en plus de lui piquer sa curiosité, elle serait dure à coincer pour discuter calmement. Elle lui fit signe...

*Ha super et je monte comment moi? * Pensa-t-il en lui rendant son signe de la main, il allait faire demi-tour, laissant la lance sur place, prés de la calèche, il n'avait que faire de ce genre de personne, se mêlant des affaires qui ne la regardait pas! Il allait faire demi-tour quand il vit le faucon que la femme pointa. Il fronça les sourcils, cela ne lui disait rien qui vaille, il était suffisamment prés du bâtiment pour que les premières personnes ressentent déjà les effets de sa malédiction et ce faucon, lui, devait sans nul doute être dévoré par le désir de le fuir, d'aller loin de Reis. Ce dernier suivit la course du faucon des yeux, prépara sa lance et la projeta droit vers l'animal, mais la dextérité de Reis ne suffisait pas et l'animal eu facile d'esquiver la lance qui alla se planter un peu plus loin. Reis partie la chercher au pas de course et revint vers le bâtiment.

C'est à ce moment qu'il entendit un cri, un cri bestial suivit de prés par un flux de cosmos incroyablement puissant qui le déséquilibra un moment.. ainsi ce lieu était une prison? Ou un lieu de torture ? Dans tous les cas cela lui rappela les horreurs de la guerre qu'il avait connue dans le passé, sa rage refit surface.... Il allait se battre, enfin, peut-être pas lui exactement, mais il allait leur faire voir ce que c'était que de souffrir....

Il planta la lance dans le sol, elle ferait un excellent canalisateur d'énergie, il se tenait debout face à cette dernière, il ferma les yeux et commença à puiser son pouvoir dans le cosmos. Il commença à irradier d'une couleur verte macabre, la couleur s'intensifia, bientôt, il sera repéré, mais qu'importe à ce moment-là, il serait bien protégé.

La lance plantée au sol commença ,elle aussi à s'illuminer de ce même vert, en la regardant, on pourrait jurer que la couleur coulait sur elle et alla s'enfouir dans le sol. Reis sourit, les morts ici étaient légion, il pourra rapidement lever de quoi faire un siège sur ce bâtiment et libérer tous les prisonniers.

Il continua à se concentrer, son pouvoir pouvait se faire ressentir. Un pouvoir de manipulation des morts, tout le monde pouvait sentir que quelques chose approchait, quelque chose qui n'était pas naturel, et aucune pitié ne serait appliquée... bientôt, une armée de mort marchera vers ce bastion, bientôt, tout ne sera que bataille, rage et sang.

Oui, bientôt, si personne ne l'interrompait, d'innombrables guerriers du passé reviendraient le cours d'une nouvelle bataille. Le pouvoir de Reis était puissant, mais lent à préparer.
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Eryl

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MessageSujet: Re: rencontre inattendu    Ven 9 Aoû - 12:07

Les hommes s'étaient rassemblés. Ceux qui étaient allés inspecter l'extérieur étaient vite revenus, la menace ne venait ni de l'entrée principale, ni de la cour de derrière. Les initiés l'avaient cependant vite repéré : le danger était déjà à l'intérieur, et l'énergie grandissait de manière hallucinante... Tous se préparaient à faire face, sans laisser la peur s'immiscer dans leurs pensées.
Dans la salle commune - la seule quasiment en dehors des dortoirs - les peltastes s'étaient placés en première ligne, afin de protéger les archers quasiment plaqués au mur du fond. Ces derniers n'étant guère avantagés par la configuration de la bataille qui s'annonçait... S'ils avaient de la chance, ils pourraient tirer deux, trois flèches au maximum. Le corps à corps n'était pas leur spécialité, surtout dans un espace aussi réduit, mais ils n'auraient guère le choix...


- Ils sont deux...

Polibe souffla à l'oreille de son voisin, aussi mal à l'aise que lui. Vrisis le fixa, et fit juste un léger signe de tête avant de fixer l'embouchure par laquelle ils verraient bientôt l'adversaire se déchaîner sur eux. Seulement deux... Cela rendait la puissance du cosmos qui se dégageait encore plus impressionnante. Tous le sentaient à présent, cette aura était devenue visible, alors qu'un cri de guerre se répercuta contre les murs.

- AU NOM DU ROI JE VOUS OFFRE LE SALUT ! Only three hundred of men !

Elien fut le premier à réagir. Sarbacane à la main, il n'eut le temps que de souffler une fois. L'aiguillon ainsi projeté fendit les airs, comme au ralenti. Tous les hommes le regardaient s'élancer depuis le bois creux, et se diriger, rapide et précis, vers la spartiate qui venait de se montrer. Seulement, personne ne sut si le projectile atteignit sa cible. Car le temps reprit ses droits au moment même où la femme chargeait. Et la sentinelle qui avait pris l'initiative se retrouva dans le flot des premières victimes.

L'attaque fut dévastatrice. C'était comme si les fantassins s'étaient retrouvés face à un mur qui s'avançait vers eux et détruisait tout sur son passage. Tous furent projetés sur les côtés, ne laissant qu'un nombre réduit de protecteurs face aux archers. Iosa était de ceux-là, et regardait avec une certaine anxiété son ami se dégager des corps qui l'entouraient. Loin d'être indemne, il était toutefois encore vivant, et cela était rassurant en soi.
Le choc passé, quelques hommes se relevaient, encore sonnés. Blessés plus ou moins profondément, ils agrippèrent toutefois leurs armes et firent de nouveau face à la guerrière. Cette fois, leur nombre était diminué, car nombreux étaient ceux qui avaient trop encaissé pour se remettre rapidement de ce premier assaut. Assommés les uns contre les autres ou contre les murs, l'on pouvait toutefois voir leur thorax monter et descendre, et bien que le mouvement soit faible, cela prouvait que ce n'était pas la fin.
Mais ceux qui avaient résisté avaient cette fois leur adversaire en ligne de mire, la surprise ne valait plus, et tous savait que si cette femme leur réservait très certainement encore des surprises, leur connaissance du cosmos était suffisante pour deviner qu'ils n'essuieraient pas la même deux fois de suite. Formant à présent un arc de cercle autour de leur ennemie, ils étaient résolus à en découdre.

Les tireurs n'avaient pas attendu que leurs alliés se relèvent, profitant d'une vue dégagée à cet instant précis pour décocher leurs traits. Les flèches, dont certaines pointes étaient enduites de poison filèrent droit sur la guerrière... Sans avoir besoin de tirer en cloche, et à une distance aussi réduite, la précision n'était qu'augmentée, et chacun avait pu viser une partie découverte, un point faible de l'armure. Aussi habile qu'elle soit, aussi solide que soit sa carapace, elle ne pourrait les éviter toutes.
Piochant dans leurs carquois, les archers ne se firent pas prier pour recharger. Depuis le début de l'attaque, il n'y avait eu aucun ordre, qu'il soit crié ou même chuchoté. Chacun savait ce qu'il avait à faire et était rompu dans son domaine de combat, tous habitués à travailler les uns avec les autres, ce qui décuplait leur efficacité. De l'extérieur, leur synchronisation parfaite donnait une touche aussi esthétique que mortelle au style de leur escouade.

Encochant une nouvelle flèche qu'il allait lâcher aussitôt, Vrisis réfléchissait à toute allure. Qui était donc cette femme ? Sa tenue l'identifiait clairement comme une spartiate, elle ne pouvait être un allié inopiné du jeune homme tout juste capturé à proximité d'Athènes... Le cri animal avait-il suffit à l'alerter ? Quelle véritable raison avait-elle de s'en prendre à eux ? Et toute cette énergie...
Ayant voyagé dans la totalité du monde grec, lui et son équipe avaient pu observer beaucoup de phénomènes... Mais peu utilisaient leur cosmos de cette manière, la plupart faisaient usage de prudence et cachaient assez bien leurs dons... Elle avait visiblement envie d'en finir vite, et un tel déploiement de puissance ne pouvait signifier qu'une chose. Premièrement, elle n'était pas qu'une simple humaine, mais certainement l'un de ces guerriers divins qu'il était en général bien difficile de débusquer... Deuxièmement, discuter avec elle serait impossible, car... elle ne voulait laisser aucun survivant.

Cette pensée ne perturba pas l'homme au point de le distraire de sa tâche. Il détendit sa corde au moment exact où ses semblables faisaient le même geste, laissant partir une nouvelle slave. Une spartiate... qui venait, ainsi, gratuitement, attaquer ses semblables. Il reconnaissait bien dans sa manière d'agir l'entraînement typique de la Cité-Etat, mais savait également que la réciproque était vraie. Tous ici possédaient la rigueur et la précision des soldats de Spartes, envahis par cette sorte d'extase, une ivresse du combat qui les amenait à se surpasser. A moins qu'elle ne soit complètement aveuglée par sa furie, elle devait bien s'en rendre compte...

Une nouvelle inquiétude commençait à peser sur sa conscience, et ceux qui l'entouraient en étaient également alertés. La seconde présence se manifestait de plus en plus, dégageant une puissance aussi malsaine que redoutable. Elle donnait la sensation que d'un instant à l'autre, le monde entier allait s'effondrer. Son esprit était comme écrasé par cette manifestation maudite, et, cela le faisait aucun doute, le déchaînement de cette sournoiserie les anéantirait rapidement s'il ne l'arrêtait pas...
Cependant, il ne pouvait quitter son poste. L'individu qui était en train de faire appel à la puissance des morts, qui qu'il soit, se trouvait au dehors. Et la sortie était bloquée. A moins qu'il ne puisse sortir par derrière...
Une tête fit son apparition à la limite de son champ de vision. Une idée jaillit. C'était risqué... Le jeune homme n'était pas dans son état normal, et sans doute peu apte à soutenir l'intensité d'un combat de cette ampleur... De plus, ces personnes ne venaient-elles pas, justement, pour lui ? S'il se retournait contre eux... Toutefois la drogue agissait toujours, c'était une certitude, et même sans être au maximum de ses capacités, l'intervention de la nouvelle recrue pouvait changer la donne. Et il était le mieux placé actuellement, n'étant pas sous les feux de la guerrière enragée... Si elle ne le remarquait pas, peut-être avait-il une chance...


- Eryl ! Arrange-toi pour que personne d'autre ne rentre !

Comme eux tous, le lynx avait dû ressentir cette aura repoussante. Rien n'indiqua qu'il avait compris l'ordre, ni qu'il obtempérait. La tête disparut de l'embrasure, et Vrisis ne pouvait qu'espérer... et défendre chèrement sa vie.

***
La dose injectée n'était pas aussi forte que celle qui l'avait assommé le temps du transport. Son inconscience, forcée par la résistance mentale qu'il lui avait opposée, ne dura donc pas. La main sur son bras endolori, il avait l'impression de sentir plus nettement que jamais tous les endroits où l'aiguillon avait pénétré sa chair. Il se redressa sur la paillasse, encore hagard.
La raison de son réveil était évidente. Le vacarme d'une bataille dans la pièce à côté pourrait réveiller une armée de morts... Et cette expression n'était pas qu'au sens figuré, car le jeune homme sentait nettement que c'était exactement ce qui était en train de se produire. Tout cela avait mis tous ses sens en éveil, bien qu'il soit incapable d'y réagir sans confusion. Trop étourdi, peut-être, pour reconnaître l'aura qui avait été responsable de son malaise à la fin du voyage, il n'en percevait pas moins la menace, peser sur lui comme une hache prête à s'abattre sur sa tête...

Secouant la tête pour remettre ses idées en place, malheureusement trop confuses pour être débrouillées si facilement, il se leva. Il avait mal partout, et se sentait lourd. En plus de cette immersion dans du coton, quelque chose n'allait pas. Ni son esprit ni son corps ne répondait comme il s'y attendait, et cela le perturbait. Incapable de réfléchir, étourdi par la pression qui se dégageait autour de lui autant que par les tourbillons de son être intérieur, sa seule action sensée fut de faire quelques pas vers la porte.
De là, il vit ceux qui l'avaient accompagnés faire face à une horde déchaînée... composée d'une seule et unique femme. Leurs rangs s'étaient éclaircis et menaçaient de disparaître, à l'allure où allaient les choses. Pourtant, le jeune homme resta planté là, regardant pendant quelques instants le spectacle, sans aucune envie d'intervenir pour un camp ou pour l'autre. Il était étrange de se rendre compte soi-même à quel point l'on était privé de volonté... mais il n'y pouvait rien, étant juste... incapable d'agir de son propre chef. Et justement, une phrase, un ordre, parvint à ses oreilles et changea cet état de fait, comme un déclic dans son esprit.


- Eryl ! Arrange-toi pour que personne d'autre ne rentre !

Il recula, et avisa la fenêtre du dortoir. Sans la moindre hésitation, et la passa, et une fois dehors, longea les murs. Le second ennemi était à présent en vue... mais ce dernier ne l'avait pas encore remarqué. Il était immobile, mains tendues face à une lance fichée au sol, et il se dégageait de lui et de l'objet une énergie qui frappa le jeune homme aux tempes, faisant naître une angoisse oppressante, accompagnée d'une migraine carabinée. Maintenant qu'il était si près... C'était trop fort pour qu'il puisse le supporter, lui qui était si sensible aux phénomènes contre-nature...
Dans un silence prédateur, il s'élança, comme un animal blessé, sans réfléchir à la moindre stratégie. Il fallait qu'il stoppe ça ! Il ne pensait plus un seul instant à la compagnie qui combattait à l'intérieur, il devait le faire pour sa propre survie, pour la sauvegarde de son mental. Dans cette conscience horrible de ne plus être lui-même mais de ne pouvoir contrôler ses propres actes, il n'essaya même pas de s'arrêter. Le regard fou, il s'abattit sur son adversaire en pleine invocation, ses mains se refermèrent sur ses clavicules comme des griffes, et l'élan propulsait sa tête vers son cou, bouche ouverte.
Cependant si l'instinct avait dicté ses actes, le jeune homme avait oublié qu'il était à cet instant bien humain. Plus fragile, ses armes également n'étaient pas à la hauteur de celles du lynx. Si sa dentition était plus agressive que la normale, elle restait moins dangereuse que celle d'un fauve... Son adversaire pourrait vite se rendre compte que dans sa frénésie délirante, elle était suffisante malgré tout pour infliger des dégâts dont on ne se relevait pas. Les yeux félins dilatés fixaient sauvagement sa proie alors qu'il s'apprêtait à le mordre, sur le point d'atteindre sa carotide...
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Isis no rê
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MessageSujet: Re: rencontre inattendu    Sam 17 Aoû - 0:41

HRP: post de qualité médiocre, je m'en excuse, mais il faudrait avancer assez rapidement X_X


    La spectre cueillait les flèches à la cime de son bouclier, bras tendu pour les recevoir avec l'honneur qui leur étaient du. Loin l'envie de tuer ses semblables cependant, Alceste attendait tranquillement derrière son mur d'acier que la première vague de bois et de fer percute son bouclier avec fracas, son bras fort et stable ne bougeant pas d'un millimètre. Pendant qu'elle encaissait magnifiquement les coups sans exercer un seul mouvement, la guerrière du malgré tout reconnaître là le courage et la force brute de ses congénères. Même après une première défaite, ils ne se languissaient pas d'attaquer un ennemi commun, un léger sourire nostalgique naquit sur les lèvres rosées de la jeune femme, rendue calme par cette nostalgie du temps présent et à la sous-estimation qu'elle avait apportée à son peuple... Finalement ils étaient moins pires que ce dont elle avait pensé, elle allait sans aucun doute pouvoir les sauver de leur propre bêtise.

    Doucement alors que le bruit des battements de flèches s'estompaient sur son pavois d'acier, elle sentit comme une gêne au niveau de son épaule, de son flan, une gêne qui raisonnait dans son corps sous forme de fourmillement, lui piquant la chair en y faisant vibrer son sang. Fronçant les sourcils en osant adresser un regard à ses flans, elle put y voir avec stupeur un léger bout de bois piqué dans l'ouverture de son armure, entre les cuirs et l'acier résidait cette infime piqûre qui propageait le poison dans son être. Grondant tel un félin et d'un geste vif, elle attrapa l'outil en question avec une férocité sans égale avant de la jeter devant elle, vers les hommes armées, profitant d'un court instant ou les flèches s'étaient taries pour l'envoyer sur quelqu'un d'autre.

    Malgré qu'elle ait retiré l'instrument, plutôt tardivement, l'effet de la chose commençait explicitement à faire effet dans son corps, si bien qu'elle sentît un léger bourdonnement dans ses tympans et une sueur glacée lui effleurer la nuque créant ainsi de légers frissons le long de son échine. Serrant sa mâchoire en posant un genou à terre, son bouclier devenu légèrement lourds, elle se posa quelques instants en faisant un point mentalement sur la situation.
    L'homme dehors l'avait suivi c'était une certitude ! Et l'aura qui émanait de lui grandissait à chaque instant. Alceste ne se doutait pas une seule seconde que la personne à qui elle avait prêté sa lance sacrée n'était pas un spectre, sans quoi elle se serait gardée tout geste déraisonné... Néanmoins l'énergie émanant de l'homme était d'une telle noirceur et si proche de celle d'un spectre ordinaire qu'il se serait parfaitement camouflé dans la demeure de Giudecca -à moins que sa majesté Hadès n'eusse connu cet homme par le passé-.

    S'autorisant à jeter un œil sur le côté de son pavois, elle put vérifier que les archers allait sans doute lancer une seconde parade, lançant leurs flèches avec précision et ferveur, sans aucune véritable chance qu'ils n'atteignent la cible malheureusement. Mais au moment ou la première flèche percuta le bouclier, la jeune fille vit son bras vibrer, céder sous la pression de ce premier jet. Écarquillant les yeux, elle put constater que ses forces la quittaient déjà peu à peu et cette sensation, ce frémissement de son bras de fer contre le bois de la flèche en était la principale preuve. La bête sommeillant au fond de son être commençait alors à se manifester, usant de ses griffes et de ses crocs en signe de mécontentement : qui était ces hommes pour pouvoir ainsi venir à bout si facilement de la spectre de la férocité? Et surtout... Comment pouvaient-ils l'avoir avec des attaques si peu précises, elles manquaient de conviction et de soif de sang. Le fossa et Alceste n'allaient pas laisser passer cela, redoublant son énergie en faisant flamber son cosmos d'une aura émeraude tendre, mêlé d'un sentiment de férocité animale et de vengeance, Alceste redoubla de forces et entreprit à se ressaisir, ses muscles criant sous sa peau satinée par l'effort.

    Rapidement, son cosmos prit la forme d'une flamme d'un vert éclatant. Le bras droit de la Spartiate se tendit derrière elle et doucement dans la brume de son énergie spectrale, une lance à trois dents se créait dans sa main droite, noire comme la nuit et précise comme les griffes d'un félin. Sentant la pluie cesser une seconde fois, diminuer d'intensité, elle afficha un sourire, son genou toujours ployé, sortant son javelot de derrière le bouclier de façon parallèle pour y casser le corps des flèches fichées dans l'acier d'un mouvement sec et rapide. Tournant par la suite son bouclier de façon à attirer l'attention, elle fit tonner sa voix d'une sorte de rugissement à la fois majestueux et terrible, sa volonté attisée par sa seule loyauté envers sa cité.

    " - Honneur et Patrie, Valeur et Discipline. SPARTIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAATES! VOTRE HONNEUR N'A D'ÉGALE QU'UN TAS DE PURIN MAL FUMÉ ! QUI EST VOTRE CHEF !?! "

    Fermant sa bouche en évoquant un léger sourire, elle fit littéralement exploser son cosmos, son corps et sa présence brillant un court instant comme le plus précieux des bijoux, seule la lueur d'émeraude de son cosmos s'atténuant doucement permit aux hommes de reconnaître la corpulence d'une jeune femme.
    Même s'il n'était pas totalement dissipé, le brouillard de cosmos fit découvrir la Spartiate dans une toute nouvelle armure, l'ancienne reposant à ses pieds comme inutile alors qu'elle symbolisait au contraire toute la vie d'Alceste.

    Spoiler:
     

    La lance dans une main, elle mit son bouclier sur le flan, afin que les hommes puissent admirer l'éclat de son armure d'un noir aussi éclatant et pure que les abysses des enfers, des flammes émeraude dansantes encore ici et là le long des courbes harmonieuses de la demoiselle à la façon d'un serpent, rependant quelques secondes, l'hésitation et la peur dans les rangs. Les narguant d'un sourire cruel, Alceste les pointa de son trident avant de déclarer de quelques mots.

    " - TOI! Dis-moi pourquoi MA cité ne reflète plus la même puissance d'antan! Pourquoi n'avoir point continué à poursuivre les traditions et les coutumes en ces cinquante dernières années !?! Et ne me dites pas que c'est la cause d'une pseudo-évolution ! La cité n'a jamais été aussi puissante depuis l'air du grand Léonidas lui-même ! À QUI DOIT-ON CE CHANGEMENT?!"

    Tout comme ses yeux, l'éclat verdoyant de son cosmos se mit à briller sauvagement. Néanmoins, sa force et sa vigueur avaient repris de l'assurance et l'engourdissement dans son bras ne se ressentait plus. Le visage montrant une expression fermée mais sereine était tout à fait le reflet de ses pensées et de son éducation spartiate; droite comme un "i", elle fusillait les hommes de son regard flamboyant, un par un, dans le blanc des yeux, attendant de voir qui d'entre eux serait assez fou pour oser l'attaquer une troisième fois encore... Même si cela était de la faute de Alceste qui avait déclaré la bagarre en première. Plus calmée, cette fois, elle resserra la main sur son bouclier et sa lance, provoquant de son regard les hommes tandis qu'elle attendait une réponse ferme et précise de l'un de ces chefs.

    Quelque part, dans un recoin de son instinct de spectre ou d'animal, Alceste semblait comme attiré par le dehors, une sensation de faim de rencontre, de curiosité et d'attirance la poussait irrésistiblement à quitter le groupe de ces Spartiates mal-entraînés pour les deux jeunes gens en dehors. Fronçant légèrement les sourcils un moment, tandis que l'un des hommes prit le discours, elle tendit son regard vers l'une des fenêtres du mur pour y voir la lumière du jour... Comme si quelque chose retenait toute son attention...

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Reis
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MessageSujet: Re: rencontre inattendu    Lun 16 Sep - 18:24

Reis avait les mains tendues vers la lance, les yeux fermés pour mieux se concentrer sur son invocation. Il pensait à tous ces morts qu'il allait pouvoir invoquer, à toute cette puissance d'antan qui reviendrait sous ses ordres pour semer la désolation! Oui, une bataille, cela faisait longtemps... de plus ces hommes semblaient torturer des prisonniers, raison de plus pour les tuer tous...

Ses pensées finirent par se tourner vers cette femme qui venait d'entrer dans le bâtiment. Il ne savait pas très bien ce qu'elle était en train de faire mais quelque chose lui dit que les hommes qui se trouvaient sur son chemin allaient bien vite le regretter.

Cette Personne ne cessait de l'intriguer, on ne lui avait plus parlé depuis si longtemps. Il était surpris de voir que cette personne venait vers lui sans la moindre gêne. Et ce n'était même pas par nécessité... d'ailleurs il ne savait toujours pas exactement pourquoi elle lui avait prêté cette lance qu'il utilisait à l'instant.

Reis était perdu, autant dans cette situation qui le dépassait que dans ses pensées, si bien qu'il n'entendît pas qu'on s'approchait de lui. Ce n'est qu'au dernier moment qu'il s'aperçut de la présence d'une autre personne.

Non.... c'est bien trop tôtmurmura-t-il, alors qu'il constatait que le nombre de corps qu'il allait invoquer était bien inférieur à ce qu'il avait prévu...

Il espérait constituer une véritable armée, mais l'intervention de cette tierce personne allait l'en empêcher. Il allait être obligé d'écourter son sort et serait alors contraint de n'invoquer que quelques dizaines d'hommes. Reis réfléchissait, il pouvait tenter de garder son sort actif et de se battre en même temps avec son adversaire... mais cela impliquait un adversaire qui n'avait pas beaucoup d'expérience au combat pour espérer conserver sa concentration sur son sort... sa meilleure solution était bien d'achever son sort ici et d'invoquer le maximum de morts qui lui était possible actuellement de posséder.

A force de réfléchir, il n'avait pas vu s'approcher l'homme qui le cherchait.... il ne le vit que trop tard, quand celui-ci lui sauta à la gorge. Bien que surpris, il eut la présence d'esprit d'achever son sort à la hâte. Il chuta en arrière, son agresseur sur lui qui tentait de lui mordre le coup.


Il sentit son pouvoir stagner un moment avant de libérer les morts de leur tombe. Un immense cercle d'un vert macabre, dont le centre se trouvait être la lance, se créa et s'élargit de plus en plus telle une onde de choc. Elle laissait derrière elle une trainée noire malsaine qui s'estompa rapidement. L'onde de choc ne faisait aucun dégât, cela n'était pas son but.

Quelques instants plus tard, une mains squelettique sortait du sol juste à côté de la lance, extirpant le corps auquel elle était attachée. Le mort qui sortait du sol semblait maladroit, pas très stable sur ce qui lui servait de jambes, à moitié rongé par le temps. Il lui manquait un bras et, de son seul bras, il tenait un simple épée rouillée et émoussée... rien de bien menaçant. Il ne possédait pas de casque mais il portait encore une armure en cuir léger, parsemée de trous.

Reis grogna, il savait que ce squelette n'avait aucun souvenir de son vivant, ils n'a pas d'âme, seul lui importe le but pour lequel il a été invoqué et c'est la seule chose à laquelle il pensera et pour laquelle il agira. Finalement, ce n'était qu'un pantin... et en l'occurrence, un pantin maladroit.

Pendant tout ce temps, Reis se débâtait avec l'homme qui tentait littéralement de lui bouffer le cou, il rageait sur ce dernier qui l'empêchait de se relever par son poids. Grâce à sa main gauche, Reis maintenait la tête de son adversaire hors de portée pour éviter une morsure malencontreuse.
Il donna l'ordre à son mort de venir l'aider. Le mort en question arriva près d'eux, lâcha son épée qui se planta juste à côté de la tête de Reis. De sa main libre, il empoigna l'homme et l'envoya quelque mètres plus loin, ce qui permit a Reis de se relever. Il érigea vite fait sa barrière magique, c'était une sphère parfaite composée de plusieurs dizaines de petits losanges qui se collaient.
Lorsqu'il créa cette barrière, les losanges s'illuminèrent à tour de rôle partant des pieds de Reis et remontant rapidement jusqu'au-dessus de sa tête. Quand tous fut illuminé, ils s'estompèrent doucement jusqu'à disparaitre comme s'ils 'avaient jamais été là. Si un quelconque projectile magique venait à rencontrer cette barrière, les losanges qui reçoivent l'impact s'illumineront à nouveau pour absorber tout pouvoir magique.

Son adversaire ne semblait pas au mieux de sa forme, ses gestes étaient maladroits et pas vraiment précis,il eut du mal de se relever avant que Reis n'approche à nouveau pour engager le combat avec son squelette. Arrivé au contact, il fut facile pour Reis d'esquiver les coups quelques temps, mais il ne pouvait décemment pas les esquiver toute sa vie. Il fallait passer à l'attaque!

Les deux adversaires se faisaient face et Reis finit par s'approcher de la lance au fur et à mesure du combat, il la sortit du sol et se mit en garde. De profil, le côté gauche en avant, la lance dans sa main droite, prêt à combattre ce mystérieux inconnu.

Il s'élança alors à sa rencontre, fit un léger bond à quelques mètres de son adversaire pour donner plus de poids à sa charge, se jetant complètement sur lui, lançant une attaque d'estoc un peu hasardeuse... La lance n'était pas l'arme privilégiée de Reis, mais ça valait mieux que de combattre les mains vides.


Le combat rapproché ne lui permettait cependant pas d'utiliser son cosmos, cela lui demandait du temps, chose qu'il n'avait pas.
De plus, Reis avait épuisé beaucoup d'énergie à invoquer les morts... Même si un seul avait été invoqué, à la base il avait mobilisé l'énergie pour en invoquer beaucoup plus, mais c'est l'intervention de son adversaire qui avait fait en sorte qu'un seul avait été rappelé d'entre les morts.
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Eryl

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MessageSujet: Re: rencontre inattendu    Ven 4 Oct - 11:53

- VOTRE HONNEUR N'A D'ÉGALE QU'UN TAS DE PURIN MAL FUMÉ ! QUI EST VOTRE CHEF !?!

Avant même d'avoir un aperçu de la nouvelle apparence de leur ennemie, la voix tonnante déstabilisa un instant les soldats qui lui faisaient directement face. Elle avait elle-même énoncé les valeurs de leur patrie, et laissait sous-entendre qu'ils combattaient l'un des leurs... D'instinct, les regards se tournèrent vers Vrisis, cherchant un appui tout en répondant inconsciemment à la question si élégante de la guerrière.

Le fauconnier s'avança à contrecœur, arc en main et flèche encochée, mais dirigée vers le sol en attendant d'évaluer les intentions de l'attaquante. Il ne faisait aucun doute qu'au moindre signe d'agressivité à son encontre, la flèche filerait droit, il était même assez près pour déjouer une parade de bouclier, et suffisamment agile pour se préserver d'une riposte.
L'insulte ne semblait pas l'avoir effleuré. Il n'eut cependant pas l'occasion de répondre car le cosmos l'aveugla en même temps que ses compagnons, autant visuellement que psychiquement. Eux qui étaient formés à détecter jusqu'à une parcelle minime de cette manifestation étaient rarement préparés à faire face à une telle explosion, et ils ne pouvaient que constater la puissance de leur adversaire... et pour les initiés, il devenait plus aisé de l'identifier, même approximativement... Ce qui ne pouvait, malheureusement, que baisser le moral des troupes, en leur jetant leur infériorité à la figure...

Elle pointa du doigt celui qui avait eu l'infortune de faire quelques pas en avant et qui s'était ainsi désigné comme la plus grande autorité au sein du groupe.


- TOI! Dis-moi pourquoi MA cité ne reflète plus la même puissance d'antan! Pourquoi n'avoir point continué à poursuivre les traditions et les coutumes en ces cinquante dernières années !?! Et ne me dites pas que c'est la cause d'une pseudo-évolution ! La cité n'a jamais été aussi puissante depuis l'air du grand Léonidas lui-même ! À QUI DOIT-ON CE CHANGEMENT ?!

Quelle femme étrange. La tirade interrogative avait plongé les soldats dans la perplexité. Cette intervention avait toutefois eu le mérite, en leur faveur, d'apaiser un peu la tension croissante et leur faire oublier, même l'espace d'un instant leurs craintes. Etre face à ce qui était vraisemblablement une représentante divine avait tout de même de quoi impressionner.
Mais Vrisis, lui, ne s'était pas démonté. D'ailleurs, quelques très légers signes, imperceptibles pour la demoiselle passionnée par son discours, lui valut d'être entouré, tout aussi discrètement, par ses meilleurs guerriers. Si Polibe restait en retrait pour sa fonction d'archer, Iosa et Elien étaient du lot. Le premier restait en retrait juste dans le dos de son compagnon, immobile mais prêt à agir, tandis que le second campait non loin, à genou pour masquer ses blessures, se fondant dans l'ombre des autres, comme un serpent enroulé sur lui-même et prêt à se détendre pour mordre aussitôt.

Puisque c'était à lui qu'elle s'adressait, le fauconnier la regarda sans ciller, faisant preuve de la dignité et du courage d'un chef militaire qui reste droit et fier même dans la défaite.


- Les temps changent.

A peine avait-il commencé à parler que l'attention de la guerrière avait été attiré ailleurs. Il sut alors que même si elle écoutait malgré tout, il n'aurait sans doute pas besoin de montrer toute l'étendue de sa verbe. Et face à celle-ci, il n'en témoignait pas la moindre envie. Il ajouta tout de même sa pensée, plus pour la rhétorique que pour la convaincre, faisant signe à ses soldats de rester calmes.

- Sparte reste une grande nation, prête à se lever sous l'égide de quiconque saura se montrer digne d'elle.

La voix de l'homme montrait clairement qu'il n'avait pas une si grande ambition, mais il était sincère. Pour lui cette nation avait un avenir, qui pouvait être glorieux si placé entre les bonnes mains. Son rôle n'était nullement de critiquer la politique menée par les uns ou les autres, il était de ceux qui tentent de rendre le pays meilleur, même si son nom ne sera jamais chanté. Plus vraisemblablement traîné dans la boue, quoi qu'il advienne...

Sa main, paume ouverte vers les autres guerriers, intimaient de rester sur le qui-vive, mais d'attendre. La distraction que manifestait leur interlocutrice aurait pu passer pour une bonne occasion d'en finir, s'ils n'avaient pas assisté à la démonstration de force phénoménale dont elle était capable... Elle pouvait venir à bout de leur groupe le temps d'une respiration, si l'envie lui prenait... Mieux valait jouer la carte de la prudence...



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MessageSujet: Re: rencontre inattendu    Dim 13 Oct - 18:54

    Tournée vers la fenêtre, un léger sourire naissant doucement sur la pointe de sa bouche, léger et timide, Alceste laissa vaquer son esprit au loin tandis que chacun de ses muscles crispés sous cet amas d'armure vivante aussi noire que la nuit semblaient se gonfler à chaque secondes, prêts à répondre à une parade-riposte au moindres mouvement suspect de la part de ces tigres de papiers qu'étaient ces "ex" frères d'armes.
    Tout à coup, son cosmos flambant illumina instantanément les murs d'une lueur émeraude agressive et féroce, son regard s'était durcit, ses crocs et ses griffes s'étaient affûtés et lors d'un mouvement mortellement précis, elle avait projeté son pied sur l'arc de l'homme lui ayant adressé la parole.

    Son talon s'enfonçait dans le bois de l'arc, faisant entendre un bruit sec, sonore, le talon de la fauve toucha à peine le sol que sa seconde jambe s'abattait sur la nuque de l'homme qui n'aurait eut aucun problème à esquiver ou à feinter... si seulement il n'y avait pas eut ce bouclier derrière le talon de la demoiselle pour lui bousculer l'épaule et le faire chuter lourdement: une feinte dûment appréciée par les guerriers les plus hardis. Dans le silence respectable de l'assemblé, des yeux brillèrent de peur, d'étonnement mais aussi d'envie et de fascination.

    Avant que l'homme eut le temps de réagir qu'il était à terre, une lance de cosmos d'un noir aussi parfait que l'était le coeur de l'empereur des enfers s'était créer dans la main de la spectre, ses trois dents lumineuses posées avec calme et précision sur la peau dorée de l'homme juste sous son menton. Le rasoir de la lame relevait la couleur de son sang dans une blessure à peine perceptible à l'oeil humain. Néanmoins l'homme à terre pouvait fortement sentir que la mort rodait autours de lui, tel un fauve d'ébène, allant et venant autours de lui dans un pas de velours aussi suave et discret que ne saurait l'être un fossa... Il ne demeurait qu'à lui de l'écarter au feu de sa volonté de vivre et de l'embraser.

    Relevant la tête, le mépris se lisant dans son regard de jade, Alceste ne cessa de lancer son regard inquisiteur aux autres personnes du groupe, allant jusqu'à créer une balle-ombre de son cosmos. Une boule d'énergie sombre à peine plus grosse qu'une jarre, reflétant son âme et la puissance des ténèbres. Face à cet argument de poids, les hommes auraient vite perdu force et courage, même de respectueux soldats aguerris comme des spartiates, auraient courbés l'échine.

    " - Les temps changent, les héros meurent... mais les légendes elles perdurent au travers le temps et les générations par ce que nous appelons traditions ! Le passé n'est pas une raison valable pour se laisser aller! Levez-vous et combattez! Allez aux portes de vos villes et défendez Spartes de la main d'Athènes qui réclame nos terre sous l'étendard de la démocratie! DEBOUT! Ou restez à jamais couchés sur le sol de ma terre bien-aimée! "

    Son bras se leva, on entendit un hurlement d'agonit, une effusion de sang, un long râle, puis des cris de guerres et de panique.
    Quelques longues minutes après ceci, quelques échanges de fers et d'aciers se firent entendre au travers du bois des murs lorsque tout à coup, une émeute d'hommes armés sortirent de l'assemblé, tous armés, ils fuyaient, la marque d'un cosmos aux couleurs d'un vert agressif, marquant leur échine.
    Fuyaient-ils ou bien se rendaient-ils à leur affaires? Toujours est-il qu'ils ignorèrent superbement le cadavre dehors, trop occupés à courir, le vert du cauchemar sur leur talon, la signe d'une promesse infernale qui ne s'estomperaient qu'après le repos mérité du guerrier mort.

    Tournant les talons dans son surplis infernale, Alceste fit raisonner ses talons d'acier dans le hall, son trident à la main, l'éclat de son énergie s'estompant progressivement, elle allait à la rencontre des deux hommes se battant, il n'était pas difficile pour elle se savoir ou se situaient les deux hommes, l'un portant la marque de son empereur, autant demander à un chien de chasse au sens aiguisés de traquer un cerf blessé! Fière de sa manipulation, la demoiselle ne songeait pas même pas à vérifier s'il eut des témoins de sa scène de ménage, tant et si bien qu'elle quitta, distraite et visiblement, l'esprit ailleurs, la demeure dans son surplis, sa lance à trois dents ensanglantée et son bouclier toujours bien en main.


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MessageSujet: Re: rencontre inattendu    Mar 5 Nov - 20:22

Le combat dura un certain temps et Reis commençait à sentir la fatigue s'installer car, malgré l'aide de son squelette, son adversaire ne cessait de pousser le combat au corps-à-corps et Reis avait beaucoup de difficultés de se battre au combat rapprocher.

Reis était barder d'éraflure, griffure et morsure. Il était actuellement en garde, la pointe de la lance vers le bas, prêt à réagir s'il le fallait. Il respirait vite, tentant de reprendre son souffle.

Son adversaire n'avait aucune blessure sérieuse non plus, il semblait avoir le regard vide et ses gestes restaient, depuis le début de ce combat, maladroit. Lui aussi semblait fatiguer son regard vitreux était fixer sur Reis au point que, pendant un instant, il ne prit plus le mort en compte. Reis le remarqua et prit mentalement le contrôle du moindre fait et geste du squelette qu'il avait réanimé un peu plus tôt.

De l'extérieure, rien ne semblait montrer que Reis faisait quelque choses mais son cosmos s'animait légèrement. Son adversaire ne semblait pas apprécier, Reis devait agir vite.

Il approcha le mort le plus subtilement possible, mais il marcha sur une branche qui fit retourner l'attention de son ennemie sur le squelette. Il lui bondit dessus et tombait tous les deux au sol. s'en suivit un combat ou l'un des deux tentait de prendre le dessus sur l'autre en l'empêchant de se relever. Reis ne bougea pas, il se concentrait pour ne pas rompre le lien avec son mort-vivant, en effet, celui-ci ne semblait pas avoir de grandes compétences de combat s'il le laissait faire.

Reis finit par faire arracher au squelette une de ses côtes et il réussit à assommer son adversaire avec.

Il relâcha son attention et le mort, bien que toujours sous une certaine forme de contrôle, retrouva l'usage de ses membres. Il se releva et semblait un peu perdu, il claqua ses os comme pour les remettre en place et voulut se rapprocher de son maitre.

Ce dernier le regarda avec une certaine colère qui pouvait se ressentir dans son cosmos. Il frémit un instant et finit par murmurer rupture le mort s'arrêta net et, quelque instant plus tard, s'effondra, ses os n'étant plus solidaires les uns aux autres, toutes formes de cosmos qui animait le squelette finirent par disparaître progressivement.

Un nouveau phénomène contre nature se produit alors, tous les os s'enfouirent dans le sol ne laissant aucune trace de leur présence quelque instant plus tôt.

Reis souffla et finit par fermer les yeux, la lance dans la main. Il tentait de repérer d'éventuelles ennemies, mais ne perçut rien... Rien sauf une présence toute proche, à tel point que cette personne aurait pu tout observer. Il ne savait pas depuis combien de temps elle était là et donc, ce qu'elle avait vu, il ouvrit les yeux pour tenter de trouver cette mystérieuse présence, mais... Personnes, ou en tout cas, personne qu'il ne voyait...

De toute façon, après une invocation Reis avait besoin de récupérer un peu, il allait contre un arbre et utilisa sa main pour s'aider à s'asseoir. Sans s'en rendre compte, il venait d'aspirer une légère parcelle d'énergie de l'arbre, on pouvait voir la trace de sa main, une trace noire, une trace de mort.

Il s'assit alors quelque instant attendant d'avoir assez de forces que pour se remettre en route. Son ancienne adversaire gisait a quelque mètres de là, toujours dans les pommes.
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